Le papillon

Exposé de Morgane et Mathilde (6éme H) : 26 mai 2003

L’élégant papillon

Le papillon appartient à l’ordre des Lépidoptères, ce qui signifie « ailes écailleuses »

En effet, ses ailes sont recouvertes d’écailles qui lui donnent sa coloration.

L’autre caractéristique des papillons est de posséder une trompe spiralée. Il s’agit d’un large tube enroulé qu’ils déroulent pour sucer le nectar et les autres liquides dont ils s’alimentent.

Comme celui de tous les insectes, son corps est divisé en trois parties : la tête, le thorax, l’abdomen.

La vue et l’odorat sont les sens les plus développés. Le papillon sent les odeurs avec ses antennes qui ont des formes différentes selon les espèces. Ses grands yeux composés sont formés de milliers de facettes, grâce à eux. Il peut capter la lumière ultraviolette.

Le thorax possède six pattes très fines et deux paires de grandes ailes.

A la recherche d’un partenaire 

La fonction de reproduction est fondamentale pour la conservation de l’espèce. Aussi, à certaines époque de l’année, les mâles adultes recherchent-ils les femelles. Chez les papillons diurnes, les couleurs et les dessins des ailes de la femelle attirent les mâles. 

Ils peuvent aussi choisir leur partenaire en effectuant des vols compliqués ‘vol nuptial’ ou en secrétant des substances odorantes qu’on appelle des phéromones. Les papillons nocturnes utilisent leur odorat pour localiser leur compagne. 

La nuit, comment se laisser guider par les couleurs ? La femelle sécrète des phéromones qui attirent le mâle. Il en détecte l’odeur d’assez loin, grâce à ses antennes. 

L’accouplement dure quelques minutes .La femelle pose ses œufs sur la plante qui alimentera la chenille. Il y en a parfois plus de mille. Elle peut soit les regrouper, soit les déposer séparément. Il arrive qu’elle les laisse tomber dans les champs, pendant son vol.

La chenille change de peau

   

Au cours de sa vie, le papillon passe par quatre étapes très différentes : l’œuf, la chenille, la chrysalide, l’adulte. Pendant ce cycle, le papillon subit d’importantes transformations qui peuvent durer plusieurs années. C’est la métamorphose .Une larve sort de l’œuf .C’est une chenille. Elle commence par dévorer l’œuf vide pour faire des réserves et aborder les autres phases du cycle. La chenille ne ressemble pas du tout au papillon adulte. Elle se déplace sur les plantes grâce à trois paires de vraies pattes et cinq paires de fausses pattes en forme de ventouse. La chenille change quatre ou cinq fois de peau en grandissant .Avant chaque mue , elle cesse de manger. Puis, elle quitte sa vieille peau et une neuve, plus grande, se forme. Après une dernière mue, elle cherche un endroit pour s’accrocher ou bien elle s’enterre. Elle se transforme alors en chrysalide.

Naissance d’un papillon 

La chrysalide bouge peu et ne se nourrit pas. Pourtant, elle subit de profondes transformations. La chrysalide de la plupart des papillons diurnes est accrochée la tête en bas à une feuille ou à une branche par des petits fils de soie que la chenille a tissés. 

La chenille des papillons nocturnes fabrique un cocon avec des branches ou de la terre. Ou bien elle s’enterre. Quand le papillon est complètement formé, il brise la peau de la chrysalide ou la paroi du cocon et sort. 

A peine né, il expulse un liquide accumulé pendant la phase de chrysalide. Chez certaines espèces, ce liquide est rouge. Comme tous les papillons éclosent à peu près à la même époque, le sol est alors tacheté de rouge. 

Au début, les ailes du papillon sont faibles et repliées ce qui l’empêche de voler. Accroché à une branche par ses pattes, il étend progressivement ses ailes et les laisse sécher quelques heures au soleil. Après seulement, il peut prendre son envol.

L’alimentation du papillon 

Chez les Lépidoptères, la chenille mange beaucoup. 

La chrysalide ne mange pas du tout. 

Et la plupart des papillons adultes se nourrissent en suçant le nectar des fleurs ; mais ce n’est pas le cas de tous. 

Les chenilles mangent surtout des végétaux. La partie de la plante qu’elles préfèrent varie selon les espèces. Ce peut être les feuilles, les pousses, les fleurs, les graines ou les racines. Certaines vivent dans une plante ou un fruit dont elles dévorent l’intérieur en creusant de longues galeries. Beaucoup se nourrissent de cuir, de plumes, de vêtements, de tapis, de cartons, de farine, etc. Il y en a même qui mangent d’autres insectes. 

L’alimentation des adultes est très différente. La plupart sucent le nectar des fleurs et le jus sucré des fruits murs avec leur longue trompe. Quand il ont soif, les papillons recueillent l’eau des gouttes de rosée, celle des mares ou de la terre humide. 

Ils ont beaucoup d’ennemis

De nombreux ennemis menacent les Lépidoptères tout au long de leur vie. Ce sont généralement des animaux qui se nourrissent d’insectes : la grenouille, par exemple, les capture avec sa langue collante. Des reptiles, comme le caméléon, beaucoup d’oiseaux ainsi que de petits mammifères sont insectivores. 

La chauve-souris est le plus grand ennemi des papillons nocturnes. Cet étrange mammifère volant émet des ultrasons qui lui permettent de localiser les papillons en plein vol. 

Mais les papillons de jour ne sont pas non plus à l’abri des dangers. Les araignées tissent des toiles invisibles pour les attraper. Certains insectes comme le scarabée ou la mante religieuse peuvent les chasser. 

Le mimétisme est une technique souvent utilisé par les papillons nocturnes. Ceux-ci son souvent couleur marron bois, ce qui leur permet au repos de se confondre avec l’écorce d’un arbre. D’autres espèces ont la même couleur que les feuilles d’une espèce d’arbres. Certaines guêpes solitaires paralysent les chenilles avec leur aiguillon et les emportent dans leur nid pour nourrir leurs larves. 

Si les papillons n’avaient pas d’ennemis naturels, il y en aurait beaucoup plus, car chaque femelle pond de très nombreux œufs. Une telle prolifération serait néfaste pour de nombreuses plantes. Elle le serait même pour les papillons, car il n’y aurait plus assez de nourriture pour tout le monde.

Ils s’en vont mais… reviendront-ils ? 

A certaines époques de l’année, des espèces de papillons font comme beaucoup d’oiseaux et partent en migration. Ces papillons peuvent voler très loin et la plupart voyagent en groupe. Pour presque toutes les espèces migratrices, les papillons qui partent ne sont pas ceux qui reviennent.

En Europe et en Afrique, les papillons s’en vont vers le Nord, au printemps, pour se reproduire. Ils meurent. Ce sont leurs descendants qui reviennent passer l’hiver au pays d’origine.

Une des rares espèces à faire l’aller-retour est le papillon monarca. Il vit au Etats-Unis et ses migrations sont vraiment spectaculaires. A l’automne, ces papillons s’envolent en groupe vers le Sud, vers la Californie et le Mexique, et parcourent plus de 3 000 kilomètres. Certains traversent l’Atlantique et atteignent les îles Canaries et l’Europe. Ils sont des milliers à partir à la recherche de climats chauds pour y passer l’hiver. Quand le beau temps revient, ils retournent dans le Nord. Cependant, tous ne feront pas le voyage jusqu’au bout.

Le ver à soie

L’industrie de la soie, qu’on appelle la sériciculture, est née en Chine il y a très longtemps. De nos jours, elle est encore très importante non seulement dans les pays asiatiques comme la Chine, l’Inde et le Japon, mais aussi dans certains pays d’Europe.

La soie est obtenue grâce aux chenilles de certains papillons nocturnes. La plus appréciée est celle que donne le ver à soie. A la fin des beaux jours, la femelle du papillon dépose un grand nombre d’œufs. Après avoir résisté au froid de l’hiver, les chenilles naissent au printemps. Elles ne mangent que des feuilles de mûrier. Les chenilles grandissent vite et, en un mois, elles changent quatre fois de peau. Avant de se transformer en chrysalide, elles tissent un long fil de soie très résistant avec lequel elles fabriquent leur cocon.

Dans le but d’obtenir de la soie, on recueille les cocons avant que les papillons adultes ne les brisent pour en sortir. Ensuite, on interrompt la métamorphose des chrysalides en plongeant les cocons dans l’eau chaude. Celle-ci les ramollit ; on peut alors enrouler la soie sur une bobine. Avec elle, on fabriquera des tissus délicats.

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