La température dans l'eau du Rhône

La température (donc la teneur en dioxygène) varie le long d'un cours d'eau. Prenons pour exemple le Rhône.

La température de l’eau est plus fraîche en montagne, près de la source, que dans la plaine, loin de la source. On distingue trois secteurs : le Haut Rhône jusqu'à l'Ain, un secteur intermédiaire jusqu'à la Durance, puis un secteur aval représenté par Aramon. Le rôle des affluents est bien marqué, notamment celui de l'Isère avec ses apports froids.

 

La température de l'eau varie bien sûr tout au long de l'année :

L’homme peut modifier la température de l’eau des rivières par des rejets d’eau chaude. Les centrales nucléaires ont besoin pour fonctionner d'une importante source froide : l'eau de mer ou celle d'un fleuve, ou encore l'atmosphère dans le cas de la réfrigération en circuit fermé. Ainsi, en France, 25,5 milliards de m3 d’eau sont prélevés pour le refroidissement des centrales thermiques (par comparaison : 440 milliards de m3 d'eau de pluie tombent annuellement sur notre pays, et les prélèvements annuels en eau représentent environ 41 milliards de mètres cubes). 

Lorsque le débit d'eau est important, comme c'est le cas pour les installations situées près de la mer ou près d'un fleuve puissant (Rhin, Rhône, Gironde), la réfrigération est assurée en circuit ouvert : la totalité de l'eau prélevée est alors restituée à sa source, après un réchauffement d'une dizaine de degrés. Cet échauffement est mesuré en permanence et les résultats sont retransmis en salle de commande de l'installation. L'augmentation de la température du milieu aquatique ne doit pas dépasser certaines limites, fixées par la réglementation et variant selon les périodes de l'année. Dans le cas où ces limites risqueraient d'être dépassées - pendant les périodes de forte chaleur - la centrale est exploitée à une puissance plus faible et peut même, en cas de nécessité, être provisoirement arrêtée. 

Lorsque le débit est faible (Seine, Loire, Vienne, Moselle), la réfrigération s'effectue en circuit fermé : l'eau qui a servi à refroidir l'installation est envoyée vers les tours de réfrigération, où elle se refroidit à son tour au contact de l'air, avant d'être réutilisée par la centrale. Dans ce cas, le volume d'eau prélevé est relativement faible et n'a que peu d'incidence sur le régime du fleuve. Il est, par exemple de 4,5 m3 par seconde pour les deux réacteurs de 1 300 MW de la centrale de Nogent ; un tiers de ce volume s'évapore dans l'atmosphère à la sortie des tours de réfrigération ; le reste, soit environ 3 m3 par seconde revient au fleuve avec un échauffement de 7°C. Pour un contrôle permanent, trois stations de mesures en amont de la centrale, au point de rejet et à quelques kilomètres en aval, surveillent les effluents chimiques, la minéralisation, la teneur en dioxygène et la température du fleuve.

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