La respiration dans le monde animal

5 Comment font les oiseaux pour crier, chanter et "parler" ?

Le Pigeon roucoule, la Chouette hulule, le Merle siffle, le Serin serine, le Troglodyte gazouille, la Cigogne craquète, le Moineau pépie, le Corbeau croasse, la Corneille craille, la Poule caquète, la Locustelle stridule...

 

Les oiseaux ne possèdent pas, comme les humains, de cordes vocales. Mais comme les humains, ils font appel à leur système respiratoire pour produire et émettre des sons.

L'organe vocal des oiseaux s'appelle syrinx. (selon les documents, on lit "le" ou "la" syrinx... )

La syrinx est placée dans la cage thoracique, à la confluence des deux bronches et de la trachée.

 

La syrinx descend verticalement dans la gorge de l'oiseau, puis se scinde en 2 membranes tympaniques.

Les bronches des oiseaux sont constituées d’anneaux de cartilage reliés par un tissu : cet assemblage maintient leur rigidité. A hauteur de la syrinx, le tissu qui unit les anneaux de cartilage devient très fin pour prendre la forme de membranes élastiques (que l’on pourrait comparer au tympan de l’oreille humaine). Ces membranes peuvent vibrer lorsque leur tension est modifiée par des variations du passage de l’air dans la syrinx, variations possibles grâce à la présence d’une musculature assez sophistiquée que l’oiseau utilise pour modifier le rythme d’évacuation de l’air hors des poumons et des sacs aériens.

 

Certains oiseaux dont la gamme de sons est très réduite (cygnes, par exemple) ont une syrinx simple et produisent une partie des sons qu’ils émettent directement par leur longue trachée. Chez les oiseaux chanteurs, dont la syrinx est la plus évoluée, ce ne sont pas moins de sept paires de muscles qui entrent en action dans le contrôle de la syrinx !

Chacune des deux membranes tympaniques peut émettre un son, l'oiseau peut donc émettre deux sons différents de la fois.

Chacun de ces sons peut être accompagné d'une gamme d'autres sons appelés harmoniques. Les deux séries d'harmoniques peuvent être contrôlées indépendamment et peuvent varier dans des proportions considérables.

Le résultat, c'est tout un monde sonore qui va de la pureté totale du chant de certains oiseaux aux chants "quelconques" d'autres oiseaux.
 

L’aptitude d’un oiseau à parler «humain» (c’est-à-dire à reproduire des sons semblables à ceux émis par l’homme) sous-entend, outre la présence d’une syrinx élaborée, un développement suffisant des facultés cérébrales pour permettre la compréhension de ces sons et un système de commandes nerveuses permettant de «manipuler» suffisamment la syrinx pour une reproduction adéquate de ces sons. Ce sont ces capacités qui permettront à ces oiseaux d’assimiler une situation donnée à un son particulier (le perroquet qui salue l’ouverture de la porte du salon par le mot «bienvenue», par exemple) et de nuancer la voix pour reproduire au mieux ce son à la façon d’un homme.

 

J'ai lu qu'un oiseau est capable d'émettre 400 sons par seconde ! On s'en est rendu compte en ralentissant certains chants d'oiseaux. Plusieurs spécialistes, musiciens à l'origine, ont étudié les chants d'oiseaux au ralenti, et notamment Peter Szoke en Hongrie.

Pour chanter les oiseaux n'utilisent pas que leur syrinx. Certains chantent avec leurs ailes (claquements rythmés très puissants les plumes de bout de l'aile passant, comme la mèche d'un fouet, la vitesse du son : bang supersonique très précisément). D'autres leurs becs (tambourinages des pies sur des parties de tronc creuses, très judicieusement sélectionnées, donnant parfois successivement des notes différentes). La bécassine des marais utilise des  plumes de sa queue. Les grands tétras claquent du bec etc...

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quelques chants d'oiseaux