Les albatros

Procellariiformes, Diomédéidés

L'albatros, avec ses longues ailes étroites, est un grand oiseau marin maîtrisant à la perfection le vol plané et ne retournant à terre que pour la période de reproduction. Il plane au-dessus de l'eau, malgré des vents parfois importants, qu'il peut mettre à profit pour effectuer de brusques changements de direction.

On dénombre treize espèces d'albatros autour des mers de l'hémisphère Sud, de l'Antarctique aux tropiques ; quelques espèces habitent le Pacifique nord

Les albatros sont dotés d’un bec fort et long, dont la mandibule supérieure, crochue, est recourbée vers le bas et porte à sa base deux narines tubulaires. Les pieds sont fortement palmés. 

Ces oiseaux nomades sont de grands planeurs ; ils utilisent les courants d’air créés par le vent qui bute sur les vagues : leurs ailes sont longues (envergure : 3,6 m chez l’albatros hurleur) mais étroites. Ces oiseaux, qui passent la plus grande partie de leur vie au-dessus de l’océan, peuvent planer pendant des heures sans donner un seul coup d’aile, leurs ailes maintenues déployées sans effort car les os des ailes sont munis d’une sorte de mécanisme de blocage qui les maintient en position ouverte. L’albatros peut donc voler sans arrêt pendant des jours, des semaines et même des mois sans grande dépense d’énergie. Il n’a pas besoin de boire, car il extrait toute l’eau dont il a besoin de sa nourriture, calmars et poissons morts flottant à la surface de la mer. 

Au moment de la reproduction, les albatros retournent vers la terre et y effectuent des parades nuptiales composées de danses et de révérences élaborées. Les couples, qui se forment pour la vie, nichent sur les îlots arides au large des côtes. 

Le nid consiste généralement en une dépression dans le sol ; un seul œuf est pondu. À l'éclosion, l'oisillon est couvert d'un duvet brunâtre. Sa croissance est relativement lente.

Les colonies d’albatros, comme les aéroports, ont une longue piste de décollage orientée parallèlement aux vents dominants. Les nids sont groupés serré de part et d’autre de la piste qui traverse toute la colonie. Pour décoller, l’Albatros court dans le vent sur cette voie dégagée, faisant claquer sur le sol ses grandes pattes palmées et battant des ailes. Chaque battement vers le bas provoque un mouvement vers l’avant et accroît la vitesse de l’air qui passe au-dessus de ses ailes. L’albatros finit par s’envoler s’il y a au moins un certain vent de face qui souffle à la surface supérieure de ses ailes. 

Lorsqu’il revient à sa colonie, l’albatros atterrit sur la piste qui a servi au décollage. En approchant du sol, il abaisse ses pieds en guise d’aérofreins et commence à pédaler à l’avance. Trop souvent cependant, sa vitesse dans les airs est plus rapide que celle à laquelle il peut courir sur le sol… l’oiseau culbute, se relève puis se dirige, chancelant mais indemne, vers son nid.

L'albatros hurleur Diomedea exulans est un immense oiseau au plumage est entièrement blanc, à l’exception de la bordure des ailes, noires. Les jeunes, en revanche, sont de couleur brune ; ils prennent au cours de leur croissance un plumage moucheté avant de devenir blancs. Ils quittent leurs parents à l’âge de 8 mois, mais n’atteignent leur maturité sexuelle que cinq ou six ans plus tard. Ils ne reviennent à terre que pour leur première nidification.