L'aide en cas de séisme

exemple : séisme + tsunami, décembre 2004

Un séisme de magnitude 9 a eu lieu au large des côtes de Sumatra, Indonésie, fin décembre 2004. Le tsunami qu'il a généré a ravagé les côtes de l'océan indien. L'aide internationale qui a suivi est sans précédent.

 

Les gouvernements européens se sont mobilisés pour recueillir des informations sur les victimes et venir en aide aux milliers de touristes qui passaient Noël dans les régions sinistrées.

  • Le Quai d'Orsay a mis en place un numéro d'urgence : 01 45 50 34 60. 

    On peut lire sur le site du Ministère des Affaires étrangères que l'effort financier de la France est de 41,3 M € fin décembre 2004 : 20 millions d'euros  pour l'aide française à la prévention des catastrophes et des risques sanitaires et 21,3 millions d'euros pour l'aide française d'urgence : 4,1 M€ pour le Programme alimentaire mondiale (PAM), 4 M €  pour l'UNICEF, 4 M € pour l'organisation mondiale de la santé (OMS), 0,5 M €  pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), 5 M€ pour le Comité international de la Croix Rouge (CICR)... La France envoie 148 experts, expédie 60 tonnes de médicaments, vêtements, tentes, vivres, unités de purification de l'eau, moyens techniques, envoie un avion de patrouille maritime pour des recherches en mer. Il s'agit de l'aide des pouvoirs publics.

    Tableau synoptique - cliquez ici

  • Plusieurs pays européens comme la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Turquie ont offert leur aide, la Commission européenne a débloqué trois millions d'euros d'aide d'urgence.

A l'aide des pouvoirs publics s'ajoute l'effort des ONG (organisations non gouvernementales), des collectivités locales ou des entreprises.

Fin décembre 2004, ont été collectés pour les différents pays touchés par le raz-de-marée : 500 000 € de collectivités locales, 1,2 M€ d'associations, d'ONG et d'entreprises privées.

Parmi les associations, notons (par ordre alphabétique) :

  • Action contre la faim porte secours aux populations sinistrées du Sri Lanka. Cette association est présente depuis 1996 au Sri Lanka dans le cadre de ses actions de sécurité alimentaire, d’eau et d’assainissement. Dans les zones les plus touchées par le tsunami, en particulier à l’est du pays, les équipes d’Action contre la Faim viennent en aide aux populations en participant aux opérations de déblaiement. L’organisation intervient pour éviter la propagation d’épidémies en coordonnant le tri des cadavres, en mettant en place des latrines dans les lieux de regroupements (écoles), et en acheminant de l’eau potable par camions-citernes. Action contre la Faim met également en oeuvre une évaluation des besoins fondamentaux des populations sinistrées. Une dégradation prévisible de la situation nutritionnelle De plus, l’organisation souligne que depuis début décembre, des inondations avaient déjà provoqué le déplacement ou l’isolement de 61.000 personnes à Batticaloa notamment et la destruction de 75% des récoltes prévues pour janvier. A la suite du raz-de-marée, une dégradation sérieuse de la situation nutritionnelle des populations semble inévitable. C’est pourquoi Action contre la Faim souhaite développer rapidement un programme de distribution alimentaire. Pour faire face à l’urgence, un avion-cargo va apporter tentes, matériel de communication, groupes électrogènes et équipement d’eau et d’assainissement (citernes, moto-pompes, chlore…). L’envoi de renforts est également en cours, en particulier des spécialistes en hydrologie et en aide alimentaire d’urgence.

  • La fondation de France lance un appel aux dons, afin de pouvoir apporter une aide à la reconstruction des réseaux d’eau potable, favoriser la mise en place d’équipements sanitaires et la construction de logements provisoires. Conformément à sa pratique lors de catastrophes naturelles, elle viendra en aide aux populations les plus vulnérables, traumatisées par ce drame et qui ont tout perdu. Elle agira plus particulièrement auprès des enfants.

  • Le secours islamique exprime son émotion et sa solidarité envers les familles endeuillées, et a décidé de se mobiliser et de lancer un appel de 6.000.000 € en faveur des sinistrés. 1,5 million € ont été débloqués pour lancer les premières aides d’urgence. Différentes équipes évaluent les besoins des différents pays.

  • Le Secours populaire français lance un appel aux dons financiers pour venir en aide aux victimes de cette catastrophe. Jeudi 30 décembre, on lit que l’association vient de débloquer une aide d’urgence de 100.000 euros et s’apprête à faire partir deux missions d’entraide auprès de ses partenaires associatifs en Inde et au Sri Lanka.

  • L'UNICEF intervient dans les différents pays touchés.

  • Autres ONG :