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Les séismes en Algérie | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pour connaître les caractéristiques du séisme (heure, localisation, magnitude ...)
mesuré par le RéNaSS : voir l'urgence du RéNaSS | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L'Algérie fait partie des pays vulnérables face aux tremblements de terre. Les séismes frappent le nord de ce pays durement soumis aux contraintes des mouvements de la terre. La raison de ces séismes : les mouvements brutaux de ces plaques tectoniques qui forment la croûte terrestre et sur lesquelles reposent les océans et les continents. Ces plaques jouent les unes par rapport aux autres. Certaines le font de façon fluide en glissant. D'autres résistent, accumulent de formidables énergies et brutalement cèdent. Une grande partie du bassin méditerranéen est l'objet de tels mouvements. Les plaques qui portent l'Afrique, l'Europe et l'Asie s'affrontent là depuis des millions d'années, rétrécissant l'espace occupé par la mer Méditerranée. C'est pourquoi le Maghreb, et plus particulièrement l'Algérie qui est porté par la plaque africaine en remontée lente (6 mm par an) vers le nord-ouest, affecté par ce phénomène. Il a généré un système complexe de failles orienté est-ouest situé sur la partie côtière et montagneuse (Atlas Tellien) du nord de l'Algérie. Celle qui a joué le 22 mai 2003 a dû lâcher sur une longueur de 30 à 40 km. L'étude historique de la séismicité montre que la majeure partie des tremblements de terre qui affectent cette région est concentrée dans ces zones. Peu de fortes secousses ont été enregistrées dans le sud du pays à l'exception de celle qui, en 1869, a touché les agglomérations de Biskra et de Sidi-Okba.
Isoséistes des principaux séismes dans la région d'El Asnam historique de la sismicité en Algérie
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Les victimes et les dégâts dus au séisme
Un séisme a frappé Alger et le reste de cette région du nord de l’Algérie mercredi 21 mai 2003, provoquant la panique de nombreux habitants et des coupures de courant dans certains quartiers de la capitale. Le séisme est survenu à 18H44 GMT, soit 19H44 locales. Il a duré au moins cinq minutes, entrecoupé de brèves pauses.
Le nombre de victimes n'a cessé d'augmenter au fil des jours, beaucoup de personnes ont été blessées ou tuées par des chutes de pierres et de briques tombées des immeubles. :
Le bilan le plus lourd est
enregistré dans le département de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger) et dans celui d'Alger.
Les communes très touchées sont :
Le séisme a été ressenti
Il y a eu des dégâts importants en Méditerranée :
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Les caractéristiques géologiques du séisme
Selon les premières indications données mercredi soir en Algérie, la magnitude avait atteint 5,8. L'Observatoire des sciences de la Terre de Strasbourg donnait de son côté une magnitude 6, tandis que le centre mondial de sismologie américain de Denver (Colorado) indiquait une magnitude 6,8. Pourquoi cette différence ? Les bonnes magnitudes pour ce séisme se situent entre 6,6 et 6,8. Ce sont les mesures données par les sismologues américains, mais aussi français, suisses, italiens et allemands. Les bonnes magnitudes pour des gros séismes sont mesurées avec des stations lointaines, qui voient l'ensemble du phénomène. Quand on prend des stations proches, qui ne regardent qu'un tout petit bout de la vibration sismique, on a des magnitudes qui sont sous-estimées.
D'après le Centre de Recherches en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) d'Alger, l’épicentre a été signalé à 7 km au nord de la ville de Zemmouri, dans la préfecture de Boumerdès, située à 60km d'Alger. Plus scientifiquement, il a été localisé à 36,88 degrés de latitude nord et 3,73 degrés de longitude est, avec une marge d’erreur horizontale de plus ou moins 12 km. Pour localiser l’épicentre, les scientifiques utilisent au début d'un séisme des instruments à haute fréquence, qui ne voient pas l'intégralité de la vibration sismique émise. Pour voir l'intégralité du phénomène, il faut attendre que toutes les ondes soient passées, et les regarder dans des fréquences plus basses, avec d'autres types d'instruments.
Le foyer de la secousse a été estimé à 10 km de profondeur ce qui en fait un séisme très superficiel.
C’est un séisme que l’on peut classer entre « modéré » et « fort ». Le nombre de victimes dépend de la densité de population, de la qualité des constructions, mais aussi de la qualité du sol. Si on construit par exemple sur un sol marécageux, on est sûr que le bâtiment va être démembré, même avec une petite secousse. Ce sont tous ces facteurs qui sont importants, le séisme lui-même n’est pas un facteur décisif. Dans la région d’Alger, il y a du rocher mais dès qu’on va plus vers l’est, ce sont des marécages. Les constructions sur les marécages sont les plus vulnérables.
Un séisme de cette magnitude peut provoquer des répliques jusqu’à deux ou trois mois. En principe, elles sont beaucoup moins importantes. Mais une faille qui rejoue peut réveiller une autre faille. Il faut rester très prudents.
Le séisme résultait d’une faille de chevauchement entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine, dans une région où la plaque africaine bouge vers le nord-ouest, contre la plaque eurasienne, à une vitesse d’environ 6 mm par an.
article wanadoo1 - wanadoo2 - catnat - carte 1 - carte 2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Les répliques
Un séisme de cette magnitude peut provoquer des répliques. En principe, elles sont beaucoup moins importantes. Mais une faille qui rejoue peut réveiller une autre faille...
La répétition des répliques, souvent supérieures à 4 degrés sur l'échelle de Richter, a mis à rude épreuve les nerfs des habitants dont certains envisageaient de quitter le nord du pays pour des régions plus éloignées. Ces répliques peuvent durer des mois, et même jusqu'à deux ans : plus d'un millier de répliques ont été enregistrées dans Alger et sa région entre mai 2003 et janvier 2004. Plus le séisme est important, plus la réplique est allongée, avec "des magnitudes de plus en plus faibles.
article yahoo - lemonde - afp | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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La solidarité face au séisme
Les autorités algériennes ont lancé des appels à tout le personnel médical des hôpitaux des wilayas d’Alger et de Boumerdès ainsi qu’au personnel travaillant à la Sonelgaz, le fournisseur public d’électricité, aux techniciens des télécommunications et aux volontaires pour les dons de sang. Certaines écoles d’Alger ont été ouvertes pour accueillir des familles tandis que les sirènes des forces de sécurité retentissaient dans la ville et que la radio donnait des consignes de sécurité. Le réseau de téléphonie mobile de la capitale était hors service. Le 22 mai, armés de pelles, de pioches, des éléments de la protection civile, des militaires du contingent, aidés par les familles des disparus ou encore des amis souvent jeunes, apparaissaient impuissants face aux ruines de Boumerdès. Mais ils tentaient encore désespérément de sauver des décombres, avec des moyens dérisoires, des victimes. "Nous sommes là parce que ce sont nos voisins, nos parents, nos amis et que nous devons tout tenter", affirme, sur un ton las, Ali, arrachant quelques gravats à la main, sans trop d'illusion sur la finalité de ses efforts. S'il y a un point sur lequel tout le monde s'accorde dans les localités anéanties de l'Est algérois, c'est l'extraordinaire élan de solidarité. A longueur de journée, des anonymes acheminent, dans des camions-bennes ou de vieilles guimbardes, des denrées, des brassées de baguettes, des bouteilles d'eau, vers les zones meurtries. "Vous avez vu : on n'a pas besoin de l'Etat ni même des associations ; ici on s'entraide naturellement", se félicitait un père de famille, retraité du bâtiment. L'accueil du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, est houleux dans les villes sinistrées. A Boumerdès comme à Zemmouri, les conditions de survie de ceux qui, en quarante-cinq secondes, ont tout perdu, sont plus que précaires. Cependant, dimanche 25 mai, beaucoup d'entre eux ne cachaient pas leur indignation vis-à-vis de ces débuts d'émeute. "Bien sûr que nous sommes écœurés par le laxisme et la corruption immobilière qui ont abouti à la construction de bâtiments bâclés qui s'écroulent comme des châteaux de cartes. Bien sûr que nous avons envie de hurler notre rage en constatant le retard des secours et la faiblesse des moyens pour sortir les nôtres de leur cercueil de béton, s'emportait Saïd D., ingénieur de 52 ans dont l'épouse est morte écrasée sous un immeuble d'une cité. Mais ce n'est pas parce que notre cœur saigne qu'il faut se conduire comme des vandales ou des sauvages, au milieu d'une ville plongée dans la souffrance et le deuil. Il y a d'autres façon de dire les choses."
Il faut plusieurs heures pour que la solidarité s'organise, l'aide arrive vers les régions sinistrées, l'aide internationale commence à s'organiser. "Toute l'Europe est avec nous pour tenter de sauver des vies et les Français d'abord, comme toujours. Il y en a même qui viennent d'Asie, c'est bouleversant !" La plupart des pays européens a dépêché sur place des équipes de secours. La France a envoyé deux équipes d’aide humanitaire en Algérie. Ces deux missions de la Sécurité civile sont composées chacune de 60 personnes, elles sont acheminées avec leur matériel et des équipes cynophiles à bord de deux Transall C160. L'Egypte a envoyé 13 tonnes de vivres, de tentes et de couvertures, des milliers de sinistrés ayant passé une seconde nuit, assez fraîche, dehors. A Zemmouri-plage, la Desaster Relief Team, une équipe de soixante sauveteurs japonais, en impeccables combinaisons orange, fait preuve d'un sens de la discipline et d'une méticulosité sans pareil pour fouiller, à la barre à mine et au marteau-piqueur, les entrailles d'un hôtel de six étages réduit en miettes. Le pape Jean Paul II a exprimé sa "solidarité", cependant que le président George Bush, au-delà de son offre d'aide, "prie pour les victimes, leurs familles et toute la nation algérienne".
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Reconstruire après le séisme
Promesses le 26 mai :
Les secousses sismiques continuaient jeudi 29 mai 2003 de terrifier les habitants d'Alger et ses environs, traumatisés depuis une semaine par de fortes répliques, alors que les sinistrés réclament des tentes et que les autorités vont arrêter les fouilles dans les décombres. Les sinistrés, évalués entre 100 et 120.000, réclament un "minimum de confort" notamment des tentes pour se mettre à l'abri et avoir un semblant d'intimité. Le 29 mai, certaines tentes abritent plusieurs familles allant jusqu'à rassembler 80 personnes. Plus de 11.500 tentes, abritant 65.000 personnes, ont été installées à Boumerdès par l'armée et la protection civile qui s'apprêtent à ériger 23 autres camps de toile dotés de commodités, qui font cruellement défaut. M. Zerhouni a promis de les reloger dans des appartements réquisitionnés, précisant que certains sinistrés allaient devoir patienter plusieurs mois. Devant la crainte d'épidémies et le peu d'espoir de retrouver des survivants, les autorités ne devraient pas tarder à arrêter les recherches et lâcher les bulldozers pour déblayer ce qui reste de dizaines d'immeubles, écroulés comme des châteaux de cartes. Des centaines de corps, en décomposition, gisent sous les décombres, contraignant les sauveteurs à porter des masques et à pulvériser des produits sanitaires...
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Un tremblement de
terre d'une magnitude de 5,7 sur l'échelle de Richter a eu lieu samedi 10
janvier 2004 à 19H38 (18H38 GMT). Il a
fait près de 300 blessés dans la capitale et la région de
Boumerdès (50 km à l'est d'Alger). L'épicentre de cette secousse a été localisée à 25 kilomètres au nord de Zemmouri, près de Boumerdès. Selon le Centre algérien de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), cette secousse est une réplique du séisme du 21 mai 2003.
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