Les séismes en France : 

les massifs hercyniens

Massif armoricain, Massif central occidental et Vosges sont des massifs hercyniens, c'est-à-dire qui correspondent à l'ancienne chaîne hercynienne (300 Ma).

La sismicité y est régulière mais assez diffuse. 

 

 

En Alsace-Lorraine / Vosges...

 

Le séisme le plus marquant est sans doute celui de Remiremont dans les Vosges en 1682.

Plus récemment, un séisme d'intensité 8 sur l'échelle MSK a eu lieu en 1982 du côté de Remiremont, ce qui pourrait correspondre à une secousse de magnitude 5,8 à 6 sur l'échelle de Richter. 

Un autre séisme, d'une magnitude 4,6, s'est produit près de Remiremont en décembre 1984.

Le 13 avril 1992, un séisme de magnitude 5,6 a touché l’Alsace Lorraine, faisant peu de dégâts.

 

 

Samedi 22 février 2003, six mois après le séisme qui a secoué Lorient et une partie de la Bretagne, un séisme de magnitude 5,4 a été ressenti dans quarante départements : trente-huit départements du grand Est de la France + dans la Sarthe et la Seine-Maritime

L'épicentre de ce tremblement de terre a été localisé à 48,34 degrés de latitude nord et 6,66 degrés de longitude est, vers Saint-Dié dans les Vosges.

La secousse principale a eu lieu à 21 heures 41 locales, et deux répliques ont suivi durant la nuit. Aucune victime n'a été recensée ; seules deux évacuations ont été signalées (une tour à Colmar et une colonie de vacances dans les Vosges). 

"Il s'agit d'un séisme significatif au niveau du territoire métropolitain français", estime le sismologue Michel Granet de l'Observatoire des sciences de la terre. "Mais il n'est pas exceptionnel d'un point de vue géographique. Il y a déjà eu des séismes importants dans cette région des Vosges dans le passé."

lire un article

 

Un an plus tard... Lundi 23 février 2004, à 18h31, un séisme de magnitude 5,1 sur l'échelle de Richter a secoué une grande partie de l'est de la France, plongeant une partie de la ville de Besançon dans le noir pendant plus d'une heure. L'épicentre a été localisé près de la commune de Baume-les-Dames, dans le Doubs, à 47,3 degrés de latitude Nord et 6,3 degrés de longitude Est, à une vingtaine de kilomètres de Besançon. 

La secousse a été ressentie sous forme d'un grondement de quelques secondes et de vibrations, dans une quarantaine de départements : à Lyon, à Belfort, à Strasbourg, dans le sud des Vosges, en Meurthe-et-Moselle, dans les départements rhônalpins, dans une partie de la Bourgogne et jusqu'en Suisse et dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Ce séisme n'a pas fait de victime ni de dégât important, il a provoqué des dégâts relativement mineurs : des fissures de murs, quelques effondrements de cheminées... 

Immédiatement après la secousse, plusieurs quartiers de Besançon dont le centre-ville ont été plongés dans le noir. Le courant a été rétabli vers 19 h 35. Environ 25 000 personnes, sur les 120 000 que compte l'agglomération, ont été privées d'électricité pendant une heure, selon EDF. La coupure a été provoquée par l'arrêt d'un des quatre postes d'alimentation de la ville qui relient le réseau de transport à celui de distribution. Sous le coup de la secousse, celui-ci s'est mis en mode "sécurité" à la façon d'un disjoncteur. 

Selon Michel Granet, directeur du Réseau national de surveillance sismique, ce séisme s'est produit dans une région où il y a des tremblements de terre de manière régulière, même s'ils sont beaucoup moins importants. Il est associé à la collision entre la plaque africaine et la plaque européenne. Le plus important séisme précédent qui avait frappé la région de Besançon avait eu lieu le 19 mars 2001, avec une magnitude de 3.

lire un article

 

 

En Bretagne

 

Même si elle est classée dans les zones de sismicité "négligeable mais non nulle", la Bretagne connaît une activité sismique régulière : une centaine de séismes par an, généralement à peine détectables.

La cause de ces séismes : un système de failles sud-armoricaines, de direction nord-ouest sud-est, jalonne le sol de la Bretagne en mer et sur le continent, depuis Quimper jusqu’à Nantes et La Rochelle. Il y a 300 millions d'années, la Bretagne était une zone de haute montagne, comme le Tibet aujourd'hui ; les failles sud-armoricaines font partie des failles qui résultent de la rencontre des plaques tectoniques d'Afrique et d'Europe.

 

Plusieurs tremblements de terre notables sont à rattacher à ces structures géologiques. 

Quelques séismes historiques sont à retenir : 30 août 1286 (intensité VII), 25 janvier 1799 à Noirmoutier (intensité VII-VIII), 9 janvier 1930 à Vannes (intensité VII),  2 janvier 1959 à Quimper (intensité VII).

 

Aucun séisme depuis 20 ans n’avait atteint l'ampleur des deux secousses sismiques du lundi 30 septembre 2002 : première secousse, peu avant 9 heures, de magnitude 5,4 ; deuxième secousse vers midi de magnitude 4,1. 

Ces secousses, dont l’épicentre a été localisé dans les environs de Lorient, ont été ressenties à travers toute la région, jusqu'aux confins de la Mayenne. 

L’intensité des effets perceptibles de cette secousse a atteint le degré V-VI à l’épicentre. Il n’y a pas eu de blessé. Il y a eu très peu de dégâts, car le sol breton est granitique, et car l’épicentre était placé à l’extérieur d’une ville.

 

Un séisme de magnitude 3,8 est survenu à 16h23 (heure locale) le dimanche 18 juillet 2004. Il a été ressenti par une partie de la population de Lorient. L’épicentre de cette secousse se situe au voisinage de l’île de Groix (47°36’ de latitude nord et 3°25’ de longitude ouest). carte

 

La description figure dans la banque de données sur la sismicité historique de la France, sisfrance.