Les séismes en Iran

 

 

Chronologie des principaux séismes en Iran

 

le monde - quid 2000

 

Les séismes sont très fréquents en Iran. Près d'un millier de secousses ont fait, entre 1991 et 2003 (séisme de Bam non compris) et selon des chiffres officiels, environ 17 600 tués et 53 000 blessés.

 

Date du séisme

Magnitude

Lieu

Nombre de morts

31/03/2006 5,5 à 6,0 ouest de l'Iran au moins 70 morts et 1 265 blessés
28/05/2004 5,5 à 6,1 nord de l'Iran au moins 45 morts et 360 blessés
26/12/2003 6,3 ville historique de Bam, à un millier de kilomètres au sud-est de Téhéran. 35 à 40.000 ?
22/06/ 2002 6,3 nord de l'Iran, province de Qazvin 229
10/05/1997 7,1   environ 1 500 morts, 200 villages touchés
28/02/1997 7,1 ou 5,5 est de l'Iran près de la frontière  1.100 morts + 2.600 blessés, 50.000 sinistrés
21/06/1990 7,3 à 7,7 500 000 sans-abri dans les régions caspiennes de Gilan et Zanjan. 35000 à 50000 morts + 100000 blessés
11/06/1981 6,8 ville de Golbaf, à 800 km au sud-est de Téhéran, détruite. 1 027 à 3 000
14/11/1979 5,6 est de l'Iran, province de Khorasan au moins 385

16/01/1979

7

province de Khorasan

199

16/09/1978 7,5 à 7,9 ville de Tabas et plusieurs villages rasés 15.000 à 25.000
21/12/1977 6,2 ville de Zarand, province de Kerman 521
6-7/04/1977 6,5 province d'Ispahan 352
22/03/1977 7 sud-est du pays près de Bandar Abbas 167
10/04/1972 7,1 sud de l'Iran sur un rayon de plusieurs centaines de km autour de Ghir Karzin 5.374
31/08/1968 7,4 Khorassan 10.488
1/09/1962 7,3 Qazvin 12.225
24 avril 1960 5,8 Lar. Herash 400
2/07/1957 7,1 à 7,3 Iran septentrional > 1.200
4/11/1956 6,8 Luristan 2 500
12/02/1953 6,5   971
6/10/1948 7,3 Achkhabad 19 800 + 110.000 en URSS
4/11/1946 6,8 Luristan 2 500
27/11/1944 8,2 4.000
6/05/1930 7,2 2.600
1/05/1929 7,2 5.803
25/05/1923 5,5 2.219
23/01/1909 7,4 Fars 7.000
17/11/1873 7,1 Quchan 15.000
23/12/1871 7,2 Quchan 1 000
11/06/1853 Ispahan 10.000
5/05/1853 Chiraz 12.000
22/02/1852 Quchan 2.000
8/01/1780 > 50.000
15/12/1778 8.000
7 juin 1755 5,9 Kashan 40.000
5/02/1727 Tabriz 77.000
26/04/ 1721 7,7 Tabriz 8.000
5/02/1641 6,8 Tabriz 30.000
15/02/1549 Khorassan 3.000
4/11/1042 7,6 Tabriz 50.000
21-22/06/872 6,8 Dinawar 20.000
856 45.000 à 200.000

 

Une des régions les plus exposées du globe

le monde

 

L'Iran se trouve au point de convergence de plusieurs plaques tectoniques dont l'affrontement provoque, à intervalles imprévisibles, de dramatiques tremblements de terre. Pour comprendre le phénomène, il faut imaginer la surface du globe comme une mosaïque de grosses écailles qui, sous l'effet des mouvements de convection du manteau terrestre, visqueux et chaud, bougent en permanence les unes par rapport aux autres. La formidable pression qui s'exerce à la frontière entre ces plaques se décharge furieusement lorsqu'elles coulissent ou glissent les unes sur ou sous les autres.

L'Iran est l'une des zones les plus sismiquement actives du globe. Le pays se trouve sur une partie de la plaque eurasienne située au carrefour de plusieurs plaques très mobiles. Elle est soumise indirectement à la remontée de la plaque africaine vers le nord, au rythme de 0,5 à 1 cm par an, remontée qui provoque le basculement vers le nord-est de la plate-forme arabique, au rythme de plus de 3 cm par an. Sous cette pression, la Turquie, elle aussi touchée par les séismes, n'a d'autre ressource que de fuir vers l'ouest, tandis que la partie iranienne est chassée vers l'est. Mais ce mouvement est contrarié par la remontée de la plaque indienne qui, comme un poinçon, a provoqué la formation, depuis 50 millions à 60 millions d'années, de la chaîne himalayenne. Cette prise en étau a façonné le relief iranien. Au sud du pays, les reliefs des monts Zagros en témoignent. Au nord-est, au contact avec le Turkménistan, c'est la chaîne de l'Elbourz qui présente des plis et des chevauchements, tandis que, plus à l'ouest et au nord-ouest, se manifestent ceux du Caucase et du Petit Caucase.

Ces mouvements tectoniques complexes ont une traduction invariable : des séismes meurtriers… L'Iran connaît en moyenne chaque année un tremblement de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 7.

 

séisme de Qazvin, juin 2002

ifrc.org - aster

 

Le tremblement de terre qui a frappé plusieurs province de l'Iran à 07h28 le 22 juin 2002 (heure locale) a détruit ou gravement endommagé près de 100 villages. 

Les autorités estiment qu'au moins 400 personnes sont mortes (229 morts et presque 20 000 sans-abri selon  la radio des Nations Unis du 24 juin 2002) et plus de 1 000 sont blessées. 

La province de Qazvin, au nord-ouest de Téhéran, est la plus affectée, les destructions ont été sévères dans la zone de Bouynzahra, près de la ville d'Avaj, épicentre du séisme. Le tremblement de terre a été ressenti dans huit provinces au total. De nombreux habitants de Téhéran ont été réveillés par le séisme, qui a provoqué des dégâts matériels, mais pas de victimes et certains sont descendus dans la rue.

Le séisme, de 6.3 sur l'échelle de Richter, a été suivi de 21 répliques, dont trois de plus de 4 degrés, qui ont aggravé les dégâts. Quatre puissantes secousses ont eu lieu, la première, à 7 h 28 locales, de magnitude 6, les autres quelques minutes plus tard, de magnitudes 4,8 , 5,1 et 4,1

 

Le Croissant Rouge, qui avait des secouristes sur place dans l'heure qui a suivi le séisme, a utilisé des hélicoptères pour atteindre des villages de montagne isolés par des glissements de terrain ou des ponts détruits. 

 

 

Photographies

 

séisme de Bam, décembre 2003

Un violent séisme qui a fait des milliers de victimes en Iran

 

le monde

 

Un tremblement de terre a touché tôt vendredi matin 26 décembre le Sud-Est iranien et fait un nombre très important de victimes. L'Iran a fait appel à l'aide internationale, le pays manquant de moyens pour retrouver les personnes ensevelies. 

De nombreux pays ont immédiatement proposé leur aide, dont la France, qui a décidé d'envoyer 65 personnes de la Sécurité civile et 20 tonnes de matériel.

Les autorités ont créé à Kerman une cellule de crise, qui a lancé un appel aux provinces voisines de celle de Kerman, pour fournir aides et secours, notamment des couvertures et des médicaments. Cinq hélicoptères ont déjà été déployés dans la zone sinistrée et l'armée de l'air a envoyé deux avions de transport C-130 chargés de moyens de secours et médicaux. Les communications téléphoniques sont coupées avec les villes de Bam, Giroft et Kohnouj.

 

Samedi 27 décembre 2003

 

Bilan provisoire de la catastrophe

 

Plus de 20 000 morts et 30 000 blessés, selon deux bilans provisoires. 20 000 personnes se trouveraient sous les décombres et le nombre de sans-abri ne cesse d'augmenter.

 

Caractéristiques du séisme

D'une magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter, le séisme de vendredi 26 décembre a eu pour épicentre la ville historique de Bam. Il s'est produit à 5 h 28 heure locale, alors que les habitants étaient encore couchés, ce qui explique, au moins en partie, l'ampleur des pertes en vies humaines. Les constructions, généralement en terre ou en pisé (argile séchée et paille) ont sans doute largement contribué au désastre. Plusieurs répliques ont été enregistrées après la première secousse, la plus violente ayant eu lieu à 6 h 36 (heure locale).

 

Les habitations

Quelque 70 % des habitations du district de Bam, qui comprend la ville et les villages alentour (avec une population de près de 200 000 personnes) ont été partiellement ou totalement détruites. Deux hôpitaux se sont également effondrés, prenant au piège une partie du personnel.

Au cœur de la cité, la vieille ville historique n'est plus qu'un champ de ruines. Dans l'une des rues, seuls un mur et des arbres étaient encore debout. La citadelle médiévale Arg-e-Bam, joyau du patrimoine culturel de l'Iran, dont les origines remontent à il y a plus de 2 000 ans, a été presque entièrement détruite. Longue de 300 m sur une largeur de 200 m, elle était construite en pisé. Elle avait servi de décor au film Le Désert des Tartares (1976) de Valerio Zurlini, adapté du roman de Dino Buzzati.

 

Les survivants

Les premiers journalistes arrivés dans la ville ont observé les survivants travailler à mains nues, durant la nuit de vendredi à samedi, à la lueur de torches artisanales, dans l'espoir de dégager des personnes enterrées vivantes sous les décombres, par une température en dessous de zéro. D'autres rescapés, effrayés, traumatisés, se sont blottis sous des couvertures, allumant des feux à la tombée de la nuit pour trouver un peu de chaleur. Il n'y avait ni eau, ni électricité, ni téléphone. Des enfants pleuraient ; de vieilles femmes se frappaient la tête et se couvraient le visage de poussière quand les corps de leurs proches étaient dégagés et disposés en rangs sur le sol.

Sur la route principale reliant Bam à Kerman, un bouchon de milliers de véhicules bondés de gens encombrait la circulation. "Les gens veulent sortir vite. Ils sont terrifiés par la possibilité d'un nouveau séisme", a expliqué le policier. Des milliers de personnes sont sans abri et le ministère de l'intérieur a annoncé l'envoi de 15 000 tentes pour les loger provisoirement.

 

Les blessés

Deux hôpitaux étant détruits, les autres centres de soins ont été rapidement submergés.

Un pont aérien a été mis en place entre la ville et la cité de Kerman, chef-lieu de la province, pour l'évacuation des blessés, les plus grièvement touchés étant transportés à Téhéran par avion militaire.

Une cellule de crise, installée à Kerman, a lancé un appel aux provinces voisines pour fournir aide et secours. Les équipes nationales de secours étaient débordées par l'ampleur de la catastrophe. Le Croissant-Rouge iranien, l'équivalent de la Croix-Rouge, a dépêché des équipes de plusieurs points du territoire. Les secouristes ont installé leur quartier général dans un jardin public, leurs bureaux au siège du gouvernorat ayant été détruits.

Des appels au don de sang ont été lancés à travers le pays pour soigner les milliers de blessés.

 

Les morts

Les journalistes ont vu charger des centaines de corps de victimes sur des camions et dans des voitures.

"Avec la levée du jour, des milliers de corps vont être retirés des décombres et nous avons un besoin immédiat de sacs pour transporter les cadavres", a déclaré Mohammad Jahanshahi, un responsable des secours, cité par l'agence officielle Irna.

Dans l'unique cimetière de la ville, un millier de personnes hurlaient leur douleur, se battant la poitrine. Le Croissant-Rouge international a conseillé aux habitants de porter des gants et des masques et de larges tranchées ont été creusées par des bulldozers pour enterrer rapidement des morts sans cérémonie et éviter des épidémies. Samedi matin, 5 000 corps avaient déjà été ensevelis.

 

 

L’aide internationale

 

Conscientes de leur incapacité à faire face seules, les autorités de la République islamique ont très vite lancé un appel à l'aide internationale. Les secouristes étrangers ont été exemptés de l'obligation de visa. "Nous avons besoin de chiens et d'appareils de détection, de couvertures, de médicaments, de nourriture et de maisons préfabriquées car l'hiver arrive très rapidement", a précisé le centre chargé des catastrophes naturelles. Un responsable du ministère de la santé a insisté sur le besoin de désinfectant, d'équipements pour la purification de l'eau, de pompes et de groupes électrogènes.

 

De très nombreux pays ont immédiatement proposé leur aide.

 

Une aide financière

Les Nations unies ont annoncé le déblocage immédiat d'une aide d'urgence de 90 000 dollars pour aider Téhéran à organiser les secours et ont dépêché sur place une équipe d'experts qui évaluera les dégâts et coordonnera l'aide internationale.

La Commission européenne va mobiliser 800 000 euros d'aide humanitaire, via le programme Echo, l'office humanitaire de l'Union européenne.

 

Des secouristes

Au total, plus de 800 secouristes et du personnel médical devaient arriver en Iran en provenance de Russie (122), d'Autriche (entre 100 et 120), d'Ukraine (100), de Turquie (94), du Danemark (55), d'Afrique du Sud (50), d'Allemagne (40), de Chine (43), de France (60), de Slovaquie (35), du Portugal (32), de Pologne (28), de Grèce (25), de Finlande (24), de Bulgarie (23), des Pays-Bas (9), d'Espagne (8), du Luxembourg (5), du Japon (5). Parmi les autres pays envoyant des équipes de secours figuraient aussi la Corée du Sud, la Hongrie, la Suisse, le Royaume-Uni, la Norvège, le Koweit et l'Algérie.

Samedi matin, les premiers avions de secours en provenance de Russie, de Suisse, d'Allemagne et de Grande-Bretagne arrivaient à l'aéroport de Kerman, où les autorités ont décidé de centraliser l'assistance internationale.

 

Les Etats-Unis ont proposé une aide humanitaire à l'Iran. "J'adresse mes condoléances à tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie", a déclaré le président George Bush. "Les pensées de tous les Américains vont aux victimes et à leurs familles et nous nous tenons prêts à aider le peuple d'Iran", a-t-il ajouté.

 

Du matériel

Six camions du Croissant-Rouge ont quitté la Turquie chargés d'équipements médicaux, de couvertures et de générateurs.

Un avion spécial de l'armée tchèque a décollé de Prague dans la nuit de vendredi à samedi avec quatre tonnes de matériel humanitaire, alors que Bucarest a décidé d'envoyer dimanche sept tonnes d'aide humanitaire aux sinistrés iraniens.

La Suisse devait envoyer dimanche deux avions avec 70 tonnes de matériel de secours, tandis que l'Ukraine devait en faire parvenir une tonne.

L'Allemagne devait envoyer samedi 28 tonnes de matériel médical, et deux appareils C-130 de l'armée de l'air grecque devaient quitter Athènes avec 750 kg des médicaments, 60 tentes et 500 couvertures. La Suède va envoyer 13 tonnes de couvertures et de tentes pouvant abriter 2 000 sinistrés.

Trois avions autrichiens devaient acheminer samedi des instruments de recherche et du matériel pour préparer de l'eau potable. L'Espagne ainsi que la Croix-Rouge suédoise vont faire parvenir des purificateurs d'eau. Deux avions chargés de matériel de secours et de vivres doivent partir du Pakistan, un autre de Belgique et dix tonnes d'aide de Chine. Le Kenya fera parvenir du thé aux sinistrés.

Madeleine Moulin, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU, a indiqué qu'un avion transportant 40 tonnes d'aide (tentes, bâches en plastique, groupes électrogènes, comprimés de purification d'eau, couvertures...) partirait dimanche de l'aéroport de Brindisi (Italie) à destination des zones sinistrées. Le matériel est offert par l'Italie et la Norvège, a-t-elle précisé. Plusieurs dizaines de chiens renifleurs sont également arrivés ou sont en route pour l'Iran.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'apprêtait samedi à envoyer une vingtaine de camions, depuis Kermanshah, à quelques centaines de kilomètres de Bam, avec des couvertures, des bidons, des bâches et de la nourriture. L'Unicef devait également acheminer samedi soir depuis le Danemark 45 tonnes de matériel dont notamment des couvertures, des tentes et des bâches.

A Bruxelles, la Commission européenne a décidé de débloquer 2,3 millions euros d'aide humanitaire d'urgence. Des experts d'ECHO, l'office humanitaire de l'UE, sont en route pour l'Iran afin d'évaluer les besoins.

Bien que Washington n'entretienne pas de relations officielles avec Téhéran, le président américain, George W. Bush, a indiqué que les Etats-Unis, à l'instar de nombreux autres pays, proposaient toute assistance nécessaire à la République islamique.

 

L'Iran a exclu toute aide israélienne. "La République islamique d'Iran accepte toutes sortes d'aide humanitaire de tous les pays et organisations internationales, à l'exception du régime sioniste -Israël-", a déclaré, samedi, le porte-parole du ministère iranien de l'intérieur, Jahanbakhsh Khanjani, cité par l'agence officielle IRNA. Le ministère israélien des affaires étrangères avait annoncé, vendredi, que des organisations non gouvernementales israéliennes "envisagent de proposer une aide à l'Iran". Israël a multiplié, dernièrement, les menaces contre l'Iran, qu'il accuse de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce qui constitue, selon l'Etat juif, une menace pour sa propre existence. Le gouvernement israélien critique, en outre, les mollahs de Téhéran pour leur soutien au Hezbollah chiite libanais, bête noire d'Israël. La République islamique a rompu, en 1979, les relations privilégiées qu'entretenait l'Iran du chah avec l'Etat hébreu, et ne cesse depuis de critiquer Israël.

 

 

mardi 30 décembre 2003

 

Bilan provisoire de la catastrophe

 

Le bilan s'est encore alourdi mardi, quatre jours après le séisme :

En quatre jours, 28 000 cadavres ont été tirés des décombres et inhumés à la hâte dans des fosses communes creusées par des bulldozers dans le cadre d'un ballet macabre ininterrompu, selon la radio officielle iranienne. Seuls 2 000 survivants ont été retrouvés par les sauveteurs.

 

Selon le président iranien, Mohammad Khatami, le séisme de Bam a entraîné la mort d'environ 40.000 personnes. "Dans une région de 240.000 habitants, 120.000 personnes ont été touchées, dont un tiers ont péri", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, en prédisant que le nombre de morts n'atteindrait "très certainement pas" 50.000.

 

Selon un porte-parole de l'ONU, M. Ted Purn, il pourrait y avoir 50 000 morts. "Le nombre des morts est actuellement aux alentours de 30 000 mais des familles entières ont été décimées avec leur voisinage et il n'y a plus personne pour s'enquérir des disparus. Le nombre des victimes pourrait donc encore augmenter", a-t-il dit.

 

Un officiel de Kerman, capitale de la région, (officiel qui a requis l'anonymat) a indiqué que "le nombre des morts pourrait dépasser les 50 000 parce que les recherches systématiques n'ont pas encore atteint certaines régions et villages aux alentours de Bam". "Dans certains cas, toute la famille a été décimée, et il n'y a donc personne pour prévenir les sauveteurs", a-t-il ajouté.

Un autre important responsable a confirmé cette projection. "Nous nous attendons à ce que le bilan atteigne les 50 000 morts, a ainsi confié un haut responsable du ministère de l'intérieur. Etant donné que chaque habitation compte en moyenne cinq occupants, on peut en déduire que le nombre des victimes atteindra 50 000 morts."

 

 

Le tremblement de terre le plus meurtrier au monde depuis trente ans

 

Un tel bilan fait du tremblement de terre de Bam le plus meurtrier au monde depuis près de trente ans.

Le dernier séisme ayant fait plus de 40.000 morts remonte à 1976, en Chine, lorsque 250.000 personnes avaient péri dans la ville de Tangshan (à l'est de Pékin), selon les autorités, 700.000 selon les experts occidentaux.

En Iran, déjà sévèrement touché en 1990 par un séisme ayant fait plus de 37 000 morts dans les provinces de Ghilan et Zandjan, il faut remonter jusqu’en 1780 pour trouver un bilan supérieur à 40.000 morts : 100.000 à 200.000 personnes avaient alors trouvé la mort.

 

 

Les priorités des secouristes

 

L'espoir de retrouver de nouveaux rescapés étant pratiquement épuisé, les opérations de secours entrent dans une nouvelle phase. "Nous passons du stade des recherches et des secours à celui de l'assistance humanitaire", explique Jesper Lund, de l'Office de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

 

La priorité consiste à soigner les blessés et à héberger les rescapés quand les températures peuvent descendre en dessous de 0 °C la nuit. Les besoins sont criants pour secourir les quelque 100 000 personnes privées de toit et les milliers de blessés. "L'aide, certes, afflue mais ce n'est pas suffisant. Il y a encore beaucoup de failles, estime sur place Rob MacGillivray, de l'ONG britannique Save the Children Fund. Il y a encore beaucoup, beaucoup de gens sans abri, notamment dans les secteurs les moins accessibles. Et trop de réfugiés se pressent sous une seule tente. Il faudrait réduire ce chiffre pour rendre les conditions de vie relativement acceptables."

 

Bam continue d'enterrer ses morts, souvent mis au jour par des bulldozers s'employant, sans plus de précaution désormais, à dégager des voies et des places pour les centaines de tentes du Croissant-Rouge.

Les secouristes se chargent principalement d'extraire les corps ensevelis sous les décombres et de les enterrer.

"Il faut faire entrer en action des engins lourds pour dégager les gravats" car "des corps peuvent être ensevelis près des canalisations", a dit le porte-parole du ministère de l'intérieur, Jahanbakhsh Khanjani. "Les opérations de désinfection vont commencer" et "la ville pourrait être mise en quarantaine", a-t-il ajouté.

 

L’aide internationale

 

L'aide nationale et internationale afflue toujours : selon l'agence officielle IRNA, 121 avions étrangers ont atterri depuis vendredi en Iran. L'ONU est chargée de coordonner cette aide internationale à laquelle participent quelque 1 700 personnes venues de plus de 30 pays.

 

Les secouristes étrangers commencent à plier bagage tout en lançant un appel à envoyer plus de vêtements, de couvertures et de médicaments pour les très nombreux sans-abri.

 

Devant l'ampleur du désastre, même Washington, avec qui les relations diplomatiques ont été rompues en 1980, a offert son assistance et les Iraniens ont pris la décision tout aussi historique de l'accepter. Entre lundi et mardi, huit avions se sont posés à Kerman en provenance des bases militaires américaines du Koweït, selon le gouvernorat de la province. Dimanche déjà, un appareil militaire américain s'était posé en Iran, pour la première fois depuis 1980.

Le ministre des affaires étrangères iranien, Kamal Kharazi, a "salué toute assistance de l'étranger, y compris celle des Etats-Unis" et a dit son intention de rencontrer tous les humanitaires étrangers, "y compris les Américains". Son porte-parole, Hamid Reza Assefi, a cependant réfuté la possibilité d'un réchauffement irano-américain : "Quand règne la menace et la peur, on ne peut pas parler d'une amélioration des relations".

 

Les rares survivants des décombres

 

Un nourrisson de quatre mois et une fillette de 12 ans ont été tirés vivants des décombres, mardi 30 décembre. Au total, cinq personnes ont été dégagées vivantes dans le courant de la journée, selon la radio iranienne.

Le nombre de survivants est particulièrement faible si on le compare, par exemple, au nombre de survivants du récent séisme qui a dévasté l’Algérie : là-bas, les habitations étaient construites en béton qui laisse des poches d’air. La construction en pisé (mélange de terre argileuse et de paille) ou en brique de la plupart des habitations de Bam laisse peu d'espoirs de retrouver des rescapés sous les ruines : l'effondrement de telles maisons sur leurs occupants s'apparente au déversement sur eux d'un camion de gravats. Les personnes prises sous les décombres sont vite asphyxiées, si elles ne meurent pas de leurs blessures ou encore du froid qui sévit.

 

La promesse que Bam soit reconstruite

 

Le président Mohammad Khatami a, pour sa part, promis que Bam sera reconstruite dans les deux ans, a rapporté la radio d'Etat. "Il faut faire réapparaître la ville de Bam sur la carte de l'Iran", a déclaré le président lors d'une réunion avec des membres de son gouvernement, des députés et des responsables locaux et des militaires, à l'aéroport de Bam. "La ville sera reconstruite dans les deux ans", a promis le président. "Il faut désormais parler de la vie et, ensemble, essayer de reconstruire les régions touchées" par le séisme.

Selon la radio publique, la banque centrale iranienne a par ailleurs décidé de suspendre durant un an les remboursements des emprunts contractés avant le drame par les habitants de la région. Elle va aussi accorder des crédits pour la reconstruction de 10 000 logements, à raison de 50 millions de rials par logement (5 000 euros), ce qui représente environ la moitié du coût approximatif d'une habitation. Bam, ville de près de 100 000 habitants, aurait compté quelque 15 000 maisons particulières avant la catastrophe.

Lundi soir, six pays voisins arabes du Golfe ont décidé d'accorder une aide de 400 millions de dollars (320 millions d'euros) à Téhéran pour secourir les populations sinistrées de Bam et reconstruire la région.

 

mercredi 31 décembre 2003 

 

Des spécialistes qui ont examiné le réseau de distribution de l'eau à Bam ont indiqué mercredi avoir des inquiétudes sur le stockage.

"La qualité de l'eau n'est pas la principale inquiétude", a déclaré Pierre-Yves Oger, un des responsables de la mission d'évaluation de l'eau envoyée par la Croix-Rouge française, dans le cadre de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Les nappes phréatiques sont profondes, le réseau restant est apuré par chloration d'une manière satisfaisante et "les réservoirs souterrains -construits par l'homme- n'ont pas été abîmés", a-t-il expliqué.

Seulement 20 % de Bam est encore fournie par un réseau qui fonctionne. Dans le reste de la ville, 60 points de distribution sont alimentés par 80 camions-citernes. Autour de Bam, 59 villages touchés par le séisme sont alimentés en eau par 70 camions-citernes.

De rares survivants sont toujours découverts sous les décombres. C'est grâce à un meuble qu'un homme de 26 ans était resté en vie dans les gravats d'où il a été extirpé mercredi, selon sa femme et les secouristes.

 

samedi 3 janvier 2004

 

Bilan provisoire, huit jours après le séisme

Plusieurs bilans estiment le nombre de morts : 30 000 à 32 000 selon le préfet de Bam, 35 000 selon un commandant militaire qui a pris part à la direction des secours, plus de 50 000 selon le chef du conseil municipal. L'estimation la moins aléatoire paraît être actuellement de 30 000 à 35 000 tués.

En dehors des blessés, seuls 2 000 à 3 000 survivants environ auraient été dégagés des gravats, pour la plupart dans les tous premiers jours suivant le tremblement de terre.

80 répliques importantes ont été enregistrées depuis le 26 décembre, a indiqué l'institut iranien de sismologie.

La ruée des organismes humanitaires en Iran a été spectaculaire - 80 en moins d'une semaine, en provenance d'une cinquantaine de pays. Une bonne partie des premières équipes, venues notamment avec des chiens, sont reparties au bout de trois ou quatre jours et d'autres ont également plié bagage, faute d'affluence.

 

Bam, la vie après le séisme

 

Les rues de Bam se vident de jour en jour : moins de familles sur les routes de l'exode, moins de véhicules d'urgence, moins de visiteurs des villages alentour, plus de militaires aux carrefours...

Malgré la menace, partout dans la ville, les habitants déblaient les gravats. Bam a rouvert ses banques samedi 3 janvier. Les éboueurs ont repris du service. Les fonctionnaires qui le pouvaient ont reçu l'ordre de retourner au travail jeudi. Les classes doivent, elles, reprendre lundi dans cinq écoles, avec les élèves ayant survécu, et vraisemblablement sous des tentes ou dans des préfabriqués. Des postes ont été installés pour permettre aux "Bamis" de téléphoner gratuitement. Un bus transportant un cabinet dentaire prodigue les soins d'urgence. Une camionnette fait office de boulangerie. L'eau et la nourriture sont distribuées partout. Le réseau électrique fonctionne à plusieurs endroits de la ville.

Des agents des autorités parcourent les ruines de Bam pour recenser la population, les besoins, les urgences. La plupart des rescapés continuent à vivre dans les tentes dispersées, sur les ruines de leur maison.

Les regrouper dans les camps de toile qui se créent alentour favoriserait l'assistance et le contrôle sanitaire. Mais "beaucoup ne veulent pas partir", dit un chef d'équipe du Croissant-Rouge, "ils ont peur qu'on pille leurs biens restés sous les ruines s'ils bougent". Seules 15 familles se sont installées dans un camp à sept kilomètres à l'est de Bam, qui pourrait en abriter 140, indique-t-il.

"Nous travaillons tous la terre, nous ne pouvons pas quitter nos lopins", explique une femme vivant avec les siens dans une tente dressée sur une place publique. Comme beaucoup, elle craint que la précarité ne devienne le quotidien et que les responsables ne tiennent pas leur promesse de reconstruire Bam en deux ans : "Il faut que ce soient les étrangers, et pas le gouvernement, qui reconstruisent nos maisons, pour qu'elles soient plus sûres", explique-t-elle.

 

Le travail de l’organisation Médecins du monde (MDM)

 

L'organisation française Médecins du monde est arrivée en deux temps.

Ø     Une première équipe de quatre personnes a réussi à rejoindre Bam, lundi 29 décembre, après de longues étapes à Téhéran puis à Kernam où il fallait obtenir un laissez-passer et prendre, à travers des embouteillages dantesques, la route de la cité dévastée. Là, il fallait trouver un coin où s'installer. Le Croissant-Rouge avait suggéré un lieu. Il s'est vite révélé coincé entre un hôpital installé par les Marocains et un autre monté par les Italiens. Un autre site semblait alors préférable, à l'emplacement d'une école, pas loin d'une mosquée chancelante.

Ø     Un campement pouvant être monté à l’emplacement de l’école, une deuxième équipe avait débarqué, le soir du 31 décembre, avec un fret de vingt tonnes.

Des binômes, incluant chaque fois une femme (médecin, infirmière ou sage-femme) parlant la langue, sont allés de rue en rue, de tente en tente, ouverts à chaque complainte. Toutes les familles étaient totalement sous le choc. Certains se plaignaient du manque de coordination et du mépris avec lesquels l'aide était distribuée (bouteilles d'eau, pain, couvertures, lancés depuis des camions...) ; d'autres chuchotaient combien l'absence d'hygiène, de savon, de latrines leur était une souffrance ; d'autres encore se disaient correctement assistés, offraient du thé et des pistaches, puis pleuraient soudain en évoquant leurs morts.

Le docteur a écouté, pris des notes, indiqué l'adresse du campement. Le soir, avec ses collègues, il (ou elle) a fait le point sur ses découvertes et, le lendemain, a constaté que les habitants s'étaient donné le mot et patientaient devant les tentes. Une pour les hommes, une pour les femmes. L'ouverture, samedi 3 janvier, d'un nouveau dispensaire, dans un quartier peuplé et très pauvre, devrait encore resserrer les liens. De même que la collaboration entamée avec une équipe de professionnels iraniens, accourus d'une autre ville pour porter secours.

Un groupe de femmes a d'emblée entouré Nahid Asadi, la sage-femme de MDM d'origine iranienne, pour lui confier des problèmes médicaux intimes qu'elles n'auraient jamais osé exprimer à un homme, ou pour réclamer simplement des sous-vêtements. "En temps normal, les femmes sont totalement négligées en Iran, dit la jeune femme. Alors imaginez en période de guerre ou de catastrophe naturelle ! C'est la dernière des préoccupations du régime. On les oublie, on les humilie. Cela me révolte ! Des sommes considérables ont été mobilisées depuis une semaine pour l'aide aux victimes. Quelle honte que la population la plus éprouvée n'en voit pas la couleur !"

Une autre jeune femme de Téhéran éprouve la même fureur. Elle est passionnée, délicate, et médecin. Issue de la meilleure université. Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre, elle a supplié les autorités de la laisser partir à Bam avec les volontaires dont le pays avait tant besoin. Rien n'y a fait. Quelqu'un lui a finalement avoué qu'il avait été décidé qu'aucune femme médecin ne serait appelée sur le terrain. Alors, elle a fait d'autres démarches, suivi d'autres pistes. Et MDM a compris l'intérêt d'intégrer dans ses rangs une telle personnalité. La main sûre, le regard plein de compassion, elle se démène dans le chaos de Bam. Comme ses collègues hommes, qui opèrent dans la tente d'à côté. Mais le voile noir en sus.

 

Le sauvetage d’une femme presque centenaire

 

Shahr-Banou Mazandarani, âgée de 97 ans, a été extirpée des gravats avec seulement quelques blessures superficielles, a indiqué l'adjoint du Croissant-Rouge iranien à Bam. Elle a survécu grâce au meuble qui lui est tombé dessus et a formé une cavité lui permettant de respirer. "On l'a retrouvée sous les décombres, on a d'abord vu une main, on l'a crue morte, mais elle était vivante", a raconté une infirmière. Bien qu'éprouvée, cette nonagénaire se porterait aussi bien que possible. "Sa mémoire fonctionne, elle récite des poèmes, son corps répond, le bilan est correct", a précisé l'infirmière, avant qu'elle ne soit évacuée par avion.

La télévision d'Etat a montré des images de la miraculée, le visage raviné, muette mais plutôt sereine en apparence, un foulard bleu roi sur sa chevelure teintée au henné. Elle a effectivement récité un poème difficilement compréhensible dans sa bouche édentée.

Cependant, la presse iranienne n'a cessé au cours des derniers jours, malgré le scepticisme de sauveteurs étrangers dont beaucoup ont rapidement quitté les lieux en désespoir de cause, de rapporter les cas de "miraculés", dans le souci évident de diffuser des nouvelles un peu moins sombres. Elle s'est aussi beaucoup consacrée aux premières naissances dans les hôpitaux de campagne ou encore au premier mariage depuis le séisme. Ainsi samedi, l'agence officielle Irna a annoncé la naissance de deux bébés dans l'hôpital de campagne dressé par l'équipe américaine dépêchée par Washington.

 

séisme dans le Nord de l'Iran, mai 2004

 

Le nord de l'Iran a été a frappé le vendredi 28 mai 2004 par un violent séisme qui a fait au moins 45 morts et 360 blessés : 

  • 21 morts et 150 blessés dans la province de Mazandaran, sur la mer Caspienne, 

  • 3 morts et 12 blessés dans la province voisine de Qazvine, 

  • 18 morts et 175 blessés - peut-être plus - sur la route entre Téhéran et Chalouss (de nombreuses voitures ont été surprises par les éboulements sur la route montagneuse entre Téhéran et Chalouss au nord).

  • 3 morts et 20 blessés à Nochahr et Tonekabon (nord)

L'épicentre a été localisé à Baladeh, à 70 km au nord de Téhéran. 

Selon l'institut de géophysique de l'université de Téhéran, depuis la première secousse survenue à 17h08, 65 répliques d'une puissance de 1,6 à 5,5 sur l'échelle de Richter ont été enregistrées dans la région. Malgré une forte magnitude de 5,5 ou 6,1 (selon les sources) sur l'échelle de Richter, on est loin du drame de Bam quand 26.000 personnes avaient été tuées le 26 décembre 2003...

 

 

article belge

séisme dans l'Ouest de l'Iran, mars 2006

 

Un séisme a ébranlé, vendredi 31 mars 2006 au matin, l'ouest de l'Iran (province du Lorestan), faisant au moins 70 morts et 1 265 blessés. Selon l'Institut sismologique iranien, le séisme a eu lieu à 4 h 47 locales (2 h 17, heure française), et a atteint une magnitude de 6,0, après deux secousses de 4,7 et 5,1 sur l'échelle de Richter. L'Observatoire des Sciences de la Terre basé à Strasbourg a lui fait état d'un séisme de magnitude 5,5. Le tremblement de terre est survenu dans la chaîne montagneuse du Zagros, qui court sur un axe nord-ouest/sud-est, dans la partie occidentale de l'Iran, et qui connaît une forte activité sismique, car elle est traversée par une faille importante. Heureusement, la province du Lorestan est relativement peu peuplée.

La catastrophe a jeté dans les rues une population paniquée. Quelque 330 villages ont été détruits de 40 % à 100 %, selon le gouverneur général de la province, Mohammad Reza Mohseni Sani. Ceux-ci sont situés dans les environs des villes de Doroud (21 morts) et Boroujerd (45 morts). Les hôpitaux locaux sont débordés par l'afflux de blessés. Des survivants ont pu être extraits des décombres des maisons. Dans les zones les plus touchées, des constructions en briques se sont totalement effondrées, et les maisons en pisé sont redevenues poussière. La petite ville de Doroud a connu une panne générale d'électricité.
La secousse a été ressentie jusque dans la ville de Hamedan, dans la province voisine au nord.

 
Les appels à la fourniture urgente de couvertures, de tentes et de médicaments pour les survivants se sont multipliés. Sur les chaînes de télévision iraniennes, on voit des survivants des villages entre Doroud et Boroudjerd en train de fouiller les décombres de leurs maisons de boue séchée, et d'autres habitants avec quelques affaires rassemblés dans les parcs et en plein air. Une bonne partie de la population a par ailleurs passé la nuit dans les parcs des villes, par des températures très basses.