séismes en Turquie

 

 

Comme son voisin l'Iran, la Turquie connaît une importante activité sismique : ce pays est traversé par la faille nord anatolienne.

  • Du 27 juin au 4 juillet 1998, des séismes secouent le sud de la Turquie : 140 morts... et du pétrole jaillit au fond d'un puits.

  • Deux séismes de 7,2 et 7,4 sur l'échelle de Richter ont fait, le 17 août et le 12 novembre 1999, plus de 20.000 morts à l'est de la mer de Marmara, dont 1.000 dans une banlieue sud d'Istanbul.

  • Puis ce sont les séismes de 2002 et 2003 qui ébranleront ce pays. 

  • Le 2 juillet 2004, un séisme de magnitude 5,1 a fait au moins 19 morts dans l'Est de la Turquie. 

  • Non loin de là, le 29 juillet 2004, un séisme, de magnitude 4,6, secoue la région de Dogubayazit, dans l'est de la Turquie. Une personne est morte de ses blessures : Yasin Tilbe, 16 ans, qui s'est blessée à la tête dans la panique qui a suivi la secousse sismique, a succombé alors qu'elle était soignée à l'hôpital d'Igdir (est de la Turquie). Cinq autres personnes ont été blessées en sautant par les fenêtres sous l'effet de la panique et quelques maisons ont été détruites. Le séisme s'est produit à 03h14 HAE avec un épicentre à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Dogubayazit, près du mont Ararat et de la frontière iranienne. (cyberpresse)

  • Un autre séisme blessera 8 autres personnes le 12 août 2004...

 

séisme d'Izmit, 17 août 1999  

 

Le tremblement de terre qui a ravagé une partie du nord-ouest de la Turquie dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 août, d'une magnitude de 6,7 sur l'échelle de Richter, a fait 15.000 morts et plus de 30.000 blessés d'après le bilan officiel. Le premier ministre turque a déclaré que cette catastrophe est la pire qu'ait connue la Turquie.

Des milliers de personnes se sont retrouvées prisonnières des décombres, à Istambul comme à Izmit, épicentre de la catastrophe. La base navale et la ville de Golcuk ont également été sérieusement endommagées, et les moyens de secours y sont nettement insuffisants. Les dégâts aux infrastructures sont évalués à 10 milliards de dollars ; les pertes de production industrielle représentent une somme du même ordre de grandeur.

 

Ce séisme s'inscrit dans une série de tremblements de terre qui rompent successivement la faille nord-anatolienne d'Est en Ouest depuis 60 ans ; chaque secousse a déclenché la suivante, en cascade. Depuis 1997-98, des scientifiques avaient montré que les failles traversant la région d'Izmit étaient des candidates idéales pour une rupture majeure à moyen terme ; ces failles étaient bien cartographiées, leur potentiel destructeur connu : les scientifiques savaient qu'il y aurait un jour un grand séisme dans cette région.

Mais sur place, la population avait été maintenue dans un état d'ignorance total... Le rôle social des scientifiques est tributaire de la bonne volonté des intermédiaires institutionnels publics et privés, et les spécialistes turcs se sont heurtés à un mur d'indifférence au cours des années 1990. Il n'y avait aucune volonté politique à préparer les population, aucun contrôle des normes parasismiques des constructions, une corruption généralisée autour de la spéculation immobilière en Turquie...

Au lendemain de ce séisme, la ville d'Istambul est dans une situation encore plus critique que Tokyo ou Los Angeles en termes de risque sismique. Le séisme d'Izmit a mis sous tension les failles adjacentes, augmentant le risque de rupture.

  

 

séisme de Boldavin, dimanche 3 février 2002  

 

 

Des milliers d'habitants de la région de Bolvadin (ouest), frappée dimanche 3 février 2002 à 09H11 (07H11 GMT) par un fort séisme qui a fait au moins 44 tués et 318 blessés, ont passé la nuit de lundi dehors et dans le froid, au mieux dans des tentes. 

Le séisme, d'une magnitude 6 sur l'échelle de Richter, a détruit plus de 150 bâtiments. Alors que des répliques ont continué à secouer la région pendant la nuit, bon nombre d'habitants ont préféré la passer dehors par des températures allant jusqu'à -5° C, autour de feux et sous des couvertures. 

Le séisme principal a été suivi d'une forte réplique deux heures plus tard d'une magnitude de 5,3, selon l'Institut sismologique Kandilli d'Istanbul. Il a provoqué la panique parmi les habitants qui ont sauté par les balcons ou les fenêtres. Les autorités locales ont lancé un appel à la fourniture d'urgence de quelque 60.000 couvertures, réchauds, ainsi qu'à l'envoi d'eau et de nourriture. Le ministre du Logement et des Travaux publics Abdulkadir Akcan avait promis dimanche soir que quelque 7.000 tentes et 30.000 couvertures seraient distribuées avant lundi midi. 

Le séisme a également été ressenti dans le centre et le nord-ouest du pays, et jusque dans la capitale Ankara, située à environ 300 km à l'est d'Afyon, où des habitants paniqués sont descendus dans les rues.

 

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séisme de Bingöl, jeudi 1er mai 2003  

 

150 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées dans un séisme d'une magnitude de 6,4 sur l'échelle de Richter qui a secoué jeudi premier mai 2003 là 03H27 locales (00H27 GMT) la province turque de Bingol (est).

Il y a eu des dégâts considérables dans la province. Au moins sept bâtiments se sont effondrés dans le centre-ville de Bingol. Le séisme a été ressenti dans les provinces avoisinantes.

 

D'importants secours, dont des hôpitaux de campagne, des cuisines roulantes et des chiens spécialisés, ont été acheminés vers la région de Bingol. Des équipes spécialisées de la Sécurité civile, de la gendarmerie et des forces spéciales ont été dépêchées depuis Ankara et depuis les provinces voisines de Bingol. 3.000 couvertures, 500 tentes, cinq cuisines roulantes, deux tentes multi-fonction le jour même. 

Le premier mai, des ambulances et de la nourriture en quantité suffisante sont également en route depuis la grande ville voisine de Diyarbakir, des hôpitaux de campagne et du matériel médical ont quitté la capitale. Le Croissant rouge turc a annoncé qu'un total de 3.100 tentes et de 13.000 couvertures étaient acheminés vers Bingol, ainsi que 4 tonnes de vivres non périssables. Le ministère de la Santé a fait état de l'envoi, depuis les régions voisines, d'un camion-hôpital permettant de pratiquer des opérations chirurgicales et de 17 ambulances emmenant chacune un médecin et un infirmier.

 

Le vendredi soir (2 mai), on comptait au moins 127 morts et 537 blessés. Des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des habitants qui réclamaient de l'aide. Les sauveteurs ont travaillé toute la journée pour dégager quelque 180 enfants ensevelis sous les décombres d'un pensionnat proche de la ville de Bingol. Vendredi soir, 117 d'entre eux avaient été retrouvés en vie et plus de 45 corps avaient été découverts. Il restait peu d'espoir de dégager vivants les enfants encore manquants.

Bilan final le dimanche 4 mai : 167 morts et plus de 500 blessés

 

Les experts turcs en sismologie préviennent samedi 3 mai que la grande métropole d'Istanbul, située sur la faille sismique nord-anatolienne, pourrait voir son exposition au risque de séisme renforcée. La ville d'Istanbul se trouve au beau milieu d'une "tempête sismique"... Le risque en mer de Marmara a augmenté, la secousse qui menace Istanbul sera plus forte que celle de 1999. La première métropole du pays (entre 10 et 15 millions d'habitants) est promise à une secousse supérieure ou égale à 7 sur l'échelle de Richter, dont la probabilité était évaluée à 70% dans les 30 ans suivant le dernier réveil de la faille nord-anatolienne, qui passe à quelques kilomètres au sud d'Istanbul, en mer de Marmara. 

Les tremblements de terre ont la capacité de se déclencher entre eux, même à des distances considérables". Selon les calculs, le choc à Istanbul pourrait être de 7,6 et durer environ une minute et demie. A titre de comparaison, la principale secousse de 1999 avait duré 37 secondes, et celle de Bingol 17 secondes.

 

Samedi 3 mai, dans l'après-midi, une secousse de 4,5 sur l'échelle de Richter a frappé la région d'Antalya (sud), sans faire de dégât. 

Une autre secousse sismique d'intensité 4,4 sur l'échelle de Richter a frappé dimanche 4 mai en début d'après-midi la région d'Izmir (ouest de la Turquie). La secousse est intervenue à 14h00 locales (11h00 GMT) à Urla, près de la grande métropole d'Izmir (3 millions d'habitants environ), sans que l'on sache si elle a occasionné des dégâts. Les recherches dans les décombres de Bingol (est) ont pris fin dimanche 4 matin, 72 heures après le séisme. 

En tout, cette région a été agitée de plus d'un millier de répliques.