L'alimentation de 0 à 3 ans

 

 

On distingue 3 grandes phases dans l'alimentation du bébé :

 

De la naissance à 4-6 mois : période d'alimentation lactée exclusive.

Le nouveau né est capable de digérer les protéines, les lipides (graisses) et les glucides (sucres) contenu dans le lait maternel (ou dans le lait premier âge).

Il n'est pas capable de digérer de grandes quantités d'amidon : on lui donne du lait sans ajouter de céréales.

Les reins sont encore immatures : quand on commence à faire goûter des purées de légumes au bébé, il ne faut pas ajouter de sel.

Il ne faut pas introduire trop tôt d'aliment autre que le lait maternel (ou lait premier âge) pour éviter les allergies alimentaires. Pour les allergologues, il est souhaitable de maintenir l'allaitement maternel exclusif jusqu'à ce que l'enfant atteigne l'âge de six mois, en sachant qu'en aucun cas la diversification alimentaire ne doit être initiée au cours des quatre premiers mois de la vie d'un enfant.

 

De 4-6 mois à 9-12 mois : Début de la diversification alimentaire.

Le bébé devient capable de déglutir des aliments moins liquides vers l'âge de 4-6 mois, ce qui permet de l'alimenter progressivement à la cuillère. Son appareil digestif et ses reins sont plus mûrs, ce qui permet d'introduire de nouveaux aliments, de nouveaux goûts, de nouvelles textures. Avec l'apparition des dents entre 7 et 9 mois, il commence à être capable de mastiquer, on lui propose donc des aliments de plus en plus solides (d'abord les grumeaux puis les morceaux).
 

En cas de risques d'allergie, il faut attendre que l'enfant ait 6 mois pour commencer la diversification alimentaire. Dans tous les cas, pour repérer toute intolérance ou allergie alimentaire, on ne doit introduire les aliments que très progressivement : on introduit un seul aliment à la fois, en petite quantité (au plus une petite cuillère). On repropose le même aliment en petite quantité, pour s'assurer qu'il n'y a toujours pas de réaction. On peut ensuite augmenter les doses progressivement.

On ne mélange plusieurs aliments qu'une fois qu'on a vérifié que le bébé tolère bien chaque aliment.

 

On commence par introduire les légumes cuits mixés comme la carotte (sans sel).

Au moins 15 jours après, on introduit les fruits cuits mixés comme la pomme ou la poire, la pêche, l'abricot (sans sucre ajouté). Pour éviter les allergies, il est conseillé d'attendre que l'enfant ait au moins 18 mois avant de lui proposer des fruits exotiques comme l'ananas ou la noix de coco, et des fruits rouges comme la fraise.

Puis des laitages (il en existe au lait de croissance ; certains spécialistes pensent qu'on ne devrait pas proposer de produit laitier avant 12 mois : l'allergie au lait de vache est fréquente !).

Puis de très petites quantités de viande mixée. Concernant les oeufs et les poissons, certains pensent qu'on peut les introduire avant 1 an, d'autres pensent qu'on doit attendre que l'enfant ait 2 ans pour lui proposer des oeufs, 3 ans pour lui proposer des poissons et fruits de mer : Il existe des risques d'allergie au blanc d'oeuf et au poisson, il faut faire particulièrement attention si des membres de la famille du bébé sont allergiques !

Les céréales sont introduites en fonction des besoins énergétiques de l'enfant, d'abord des céréales sans gluten (à base de riz par exemple), puis des céréales contenant du gluten (blé par exemple) : le gluten est une protéine, l'allergie au gluten est une des plus fréquentes allergies alimentaires.

 

A partir de 12 mois : l'alimentation est diversifiée.

On continue à introduire de nouveaux aliments, mais le schéma alimentaire "petit déjeuner - déjeuner - goûter - dîner" est installé, et les différents groupes alimentaires ont été progressivement proposés à l'enfant.

Pour éviter les allergies, il est conseillé d'attendre que l'enfant ait atteint au moins l'âge de trois ans avant de lui faire goûter l'arachide, les noix, noisettes, noix de cajou...

 

Jusqu'à 3 ans, il est conseillé de donner du lait de croissance plutôt que du lait de vache : on conseille une quantité d'environ 500 ml (maximum 800) de lait de croissance (on tient compte dans ce calcul des laitages et produits laitiers).