L'alimentation pendant la grossesse
 

L’alimentation des femmes lors de la grossesse et l’allaitement est essentielle, puisqu'elle conditionne la croissance du foetus et du nourrisson et le bon déroulement de la grossesse. La grossesse est un état physiologique exigeant sur le plan nutritionnel. Trois conditions semblent nécessaires au bon déroulement de la grossesse :
  • une mère bien nourrie pour subvenir aux besoins de son foetus, à ses propres besoins et pour préparer son organisme à l’allaitement ;
  • une transmission efficace des nutriments entre la mère et le foetus ;
  • un foetus capable d’utiliser les nutriments reçus.

Toute femme enceinte doit consommer chaque jour, et à chaque repas, des aliments appartenant à tous les groupes, de façon à fournir à l’organisme l’ensemble des nutriments nécessaires -protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux- ainsi qu’eau et fibres.
Aucun aliment pris individuellement n’est complet. Seule l’association d’aliments appartenant à des groupes différents permet d’assurer un équilibre alimentaire optimal.

La grossesse est caractérisée par une adaptation de l’organisme maternel favorisant un développement optimal du foetus et en vue de l’allaitement. Malgré les nombreux ajustements métaboliques permettant de mieux utiliser les nutriments, vitamines et minéraux issus de l’alimentation, il peut y avoir des carences ou excès préjudiciables à la mère et/ou à l’enfant. D’où l’importance pour les femmes d’avoir une alimentation adaptée à la spécificité de leurs besoins pendant la grossesse et l’allaitement, avec une supplémentation si besoin.

Les différentes étapes de la grossesse ne sont pas équivalentes : les exigences alimentaires sont donc variables selon la période considérée

  • Durant les 4 premiers mois de grossesse, il y a mise en réserve par l’organisme maternel de nutriments constructeurs (protéines) et d’énergie (augmentation des graisses dans le tissu adipeux). Le poids de l’embryon augmente peu. Dans cette période, une restriction alimentaire comporte des risques réels pour le foetus.
  • Après les quatre premiers mois de la grossesse, le foetus se nourrit à partir de l’alimentation de la mère et des stocks qu’elle a constitués. Dans cette seconde période, c’est la croissance foetale qui peut être perturbée, 95 % du gain de poids ayant lieu dans les vingt dernières semaines.
Besoins énergétiques

Les dépenses énergétiques se répartissent sur trois postes :
  • les besoins du foetus et de ses annexes : environ 10 000 kcal (autour de 40 kcal/jour, l'équivalent de 2 à 3 morceaux de sucre) ; ce besoin varie peu d'une femme à l'autre.
  • la constitution d’une réserve de lipides dans l’organisme de la mère : environ 35 000 kcal (pour 3 à 4 kg de masse grasse) ;
  • l’augmentation du métabolisme de base à partir du deuxième trimestre pouvant atteindre + 20 % en fin de grossesse : environ 35 000 kcal.  L’augmentation du métabolisme de base est plus importante lorsque l’IMC (indice de masse corporelle) est élevé (évitant un gain pondéral excessif) et moindre lorsqu’il est bas (épargnant l’énergie nécessaire à la grossesse).

Total : environ 80 000 kcal (soit, en moyenne, 285 kcal/jour)

Apport énergétique conseillé :

  • L'alimentation doit apporter entre 1800 et 2600 kcal/j.
  • En dessous de 1500 kcal/j, la croissance foetale peut être compromise ; la prise de poids durant la grossesse est trop faible et va être associée à un risque d’accouchement prématuré ou de faible poids de naissance (< à 2,5 kg). Ces enfants seront alors plus fragiles.
    Si l'apport énergétique est trop important, l'enfant risque d'être trop gros pour qu'un accouchement par les voies naturelles soit possible.
  • On préconise 100 kcal/j en supplément de la ration habituelle en début de grossesse, 200 à 250 kcal/j en plus en fin de grossesse : cela équivaut à goûter tous les jours, un verre de lait en plus au début de la grossesse, + un fruit ou du pain en fin de grossesse.

Ces valeurs concernent les grossesses "simples", les besoins énergétiques sont plus importants en cas de grossesse multiple.

Prise de poids

Il n’existe pas de prise de poids optimale, valable pour toutes les femmes. La prise de poids conseillée dépend de la corpulence de la femme, estimée par l'indice de masse corporelle (IMC en kg/m2)

  • Les femmes "normales" (IMC entre 19,8 et 26) peuvent prendre entre 11 et 16 kg pendant leur grossesse. Une prise de poids de 1 kg par mois pendant les deux premiers trimestres et de 400-500 g par semaine le troisième trimestre est considérée comme normale (soit 11 à 12 kg au total).
  • Les femmes maigres (IMC < 19,8) ont plus de risque d’avoir un enfant de faible poids : il faut donc veiller à leur assurer des apports énergétiques et une prise de poids suffisants pour optimiser le poids de naissance. On leur conseille de prendre 12,5 à 18 kg pendant la grossesse.
  • Les femmes fortes (IMC entre 26 et 29) et a fortiori obèses (IMC > 29) sont exposées à plus de risques médicaux et obstétricaux : on pourra limiter leur prise de poids sans risque d’hypotrophie foetale : 7 à 11,5 kg pour les femmes fortes, 6-7 kg pour les femmes obèses.
  • Chez les adolescentes, les objectifs devraient se situer dans la partie haute de la fourchette.
  • Chez les femmes de petite taille (< 1,57 m), les objectifs devraient se situer dans la partie basse de la fourchette.
  • Une femme qui a déjà donné naissance à un bébé de petit poids (< 2,5 kg) devra prendre plus de poids en première partie de grossesse alors que pour celle qui a des antécédents d’accouchement prématuré, ce sont les kilos du dernier trimestre qui comptent le plus.
  • En cas de grossesse multiple, il faut prévoir une prise de poids plus grande que dans le cas d'une grossesse unique.
    Les femmes ayant un IMC entre 20 et 25 qui sont enceintes de jumeaux devraient gagner au total de 16,0 à 20,5 kg, soit une augmentation pondérale d'environ 0,7 kg par semaine durant les deuxième et troisième trimestres.
Protéines

Les protéines assurent de nombreuses fonctions dans le corps humain : elles sont nécessaires pour fabriquer les muscles, la matrice osseuse, la peau etc. ; elles sont nécessaires aussi au fonctionnement  de l'organisme : enzymes, hémoglobine, hormones, anticorps...

Les besoins supplémentaires en protéines sont évalués à 0,7 g/j au premier trimestre, 3,3 g/j et 5,8 g/j aux deuxième et troisième trimestres, soit 1,3, 6,1 et 10,7g/j d’apports supplémentaires en tenant compte de l’efficacité de conversion des protéines alimentaires en protéines tissulaires.
Les apports recommandés sont donc de 60 à 70g/j pendant la grossesse et un peu plus durant l’allaitement. Dans les pays industrialisés, ces besoins sont largement couverts par des apports spontanés souvent supérieurs à 80 g/j, excepté, par exemple, dans les milieux défavorisés et chez les adeptes du végétalisme. En cas d'apport insuffisant, la croissance foetale peut être compromise, surtout si les restrictions interviennent au cours du dernier trimestre.

Exemple : si on ne tient compte que des protéines animales, on obtient plus de 60 g de protéines en consommant un laitage à chaque repas et de la viande, poisson ou oeufs une fois par jour :

  • petit déjeuner : 1/4 l de lait : environ 8 g de protéines
  • déjeuner : 100 g de boeuf, 30 g de camembert : environ 25 + 7 = 32 g de protéines
  • goûter : 100 g de fromage frais : environ 15 g de protéines
  • dîner : 30 g d'emmenthal : environ 10 g de protéines
  • TOTAL : 65 g de protéines animales, auxquelles il faut ajouter les protéines contenues dans le pain, les céréales, légumineuses etc.

Les protéines animales apportent les huit acides aminés dits indispensables car l’organisme n’est pas capable de les fabriquer. Les protéines d’origine végétale ont une qualité nutritionnelle inférieure puisqu’elles ne contiennent pas tous les acides aminés indispensables. C’est pourquoi il est intéressant de les associer selon leur composition au cours d’un même plat -par exemple couscous + pois-chiches, riz + lentilles...- ou avec des protéines animales -par exemple pain + fromage, riz au lait...-
 

Glucides

Les glucides ou sucres simples sont de digestion rapide : le lactose du lait, le fructose des fruits et surtout le saccharose des produits sucrés apportent immédiatement de l’énergie à notre organisme. Les sucres complexes, de digestion plus lente : amidon des céréales, des féculents,
des légumes secs assurent une fourniture d’énergie durable... c'est une manière simplifiée d'étudier les glucides. En réalité, on devrait parler d'index glycémique des aliments.
Le glucose est la source essentielle d’énergie pour le foetus.

Pendant la grossesse, le métabolisme glucidique est modifié par :

  • un hyperinsulinisme (production plus importante d'insuline) au cours des deux premiers trimestres, permettant la constitution de réserves énergétiques maternelles ;
  • une insulinorésistance (l'insuline est moins efficace) au troisième trimestre, au profit du foetus, la mère puisant l’énergie dont elle a besoin dans les réserves lipidiques constituées.

D'où risque de diabète gestationnel...
Si le diabète n'est pas dépisté et soigné : A court terme : la mère risque de l'hypertension et est plus sensible aux infections. Il y a un risque d'excès de liquide amniotique, de problèmes divers pour le foetus et, à la naissance, le bébé risque d'être en hypoglycémie. A long terme : 15 à 60% des femmes ayant eu un diabète gestationnel risquent de développer un diabète non insulino-dépendant. Les enfants sont plus souvent atteints d'obésité
Ces risques sont importants, c'est pourquoi le dépistage du diabète gestationnel est systématique : en suivant un régime alimentaire adapté = repas à index glycémique faible, on peut éviter les problèmes.

quelques pistes :
- quand on consomme des aliments sucrés ou des féculents (pâte, pommes de terre, riz etc.) : avoir des féculents tout juste cuits (pâtes al-dente) plutôt qu'archi cuit, choisir des produits "complets" plutôt que "blancs", "raffinés" (les fibres freinent l'absorption du glucose), privilégier les produits "naturels" à ceux qui ont subi des transformations industrielles (riz "normal" plutôt que riz "cuisson express", pommes de terre plutôt que "flocons"...), associer à des fruits ou légumes, des protéines et un peu de matière grasse
- les fruits et légumes crus ont un index glycémique plus faible que s'ils sont cuits, mixés ou en jus.
exemple : les carottes. Qu'elles soient crues ou cuites, la quantité de glucose est la même. Mais l'index glycémique est très différent :
l'index glycémique des carottes crues est de 25 % = la carotte crue élève quatre fois moins la glycémie que le glucose
l'index glycémique des carottes cuites à la vapeur est de  90 % = la carotte cuite élève la glycémie presque comme le glucose
l'index glycémique
 

Lipides

Les lipides (graisses) sont importants pendant la grossesse :

  • ils contribuent à l’apport énergétique,
  • ils contiennent des vitamines liposolubles (A, D, E) - par exemple 25 g de beurre fournissent 20% des apports en vitamine A recommandés pendant la grossesse.
  • les acides gras essentiels (qui doivent être apportés par l'alimentation) sont nécessaire pour la formation et le fonctionnement du système nerveux central du foetus. Les apports en acides gras essentiels – acides linoléique (série n-6 ou "omega6"), α-linolénique (série n-3 ou "omega3") et leurs dérivés à longue chaîne – doivent donc être surveillés en respectant l’équilibre entre les deux séries ; les apports en omega3 sont souvent insuffisants chez les français.

En pratique, il faut varier les corps gras : beurre, différentes huiles utilisées en alternance ou en mélange, poissons gras riches en dérivés de l’acide α-linolénique. Ces recommandations s’appliquent également lors de l’allaitement.
La grossesse provoque une augmentation normale des lipides (cholestérol et triglycérides) dans le sang. Cette augmentation est le reflet des besoins énergétiques croissants de la mère et du foetus qui évoluent au cours de la grossesse et n’est pas liée au type d’alimentation ou à ses modifications.
 

Minéraux

Calcium

Fer

Fluor
une supplémentation en fluor est inutile ; elle ne protège que les dents « de lait », dont la minéralisation débute à la quatrième semaine, mais non les dents définitives, dont la minéralisation commence à la naissance.
Surveillance et prise en charge nutritionnelles

Iode
la grossesse augmente les besoins et contribue à l’apparition ou à l’aggravation des déficiences modérées.
Il faut donc encourager la consommation des aliments riches en iode (lait et produits laitiers, poissons et crustacés, oeufs) et conseiller le sel enrichi.

Magnésium

Zinc
une alimentation équilibrée riche en protéines animales (viandes, poissons et produits laitiers) suffit pour couvrir les besoins.
Les carences d’apport peuvent s’observer dans certains cas : alcoolotabagisme, régime végétarien ou végétalien, malabsorption, compétition avec déséquilibre d’apport en fer, cuivre.
 

Vitamines

Vitamine A
Elle est indispensable à la différenciation cellulaire embryonnaire et foetale. Le risque de carence est faible chez la femme enceinte du fait des réserves hépatiques, du moins en France, et l’alimentation couvre les besoins liés à la grossesse.
Les principales sources sont le lait non écrémé, le beurre, les oeufs. Les légumes verts et les fruits apportent son précurseur, le β-carotène.
L’hypervitaminose A étant soupçonnée d’être tératogène (susceptible d’être à l’origine chez les femmes enceintes d’anomalies du développement de l’embryon ou du fœtus), la consommation de foie naturellement riche en vitamine A est, par prudence, déconseillée pendant la grossesse, de même que les suppléments polyvitaminiques contenant de la vitamine A.

Folates - vitamine B9
Les folates sont essentiels au développement embryonnaire et foetal, car ils interviennent dans la division cellulaire. Or, les apports sont insuffisants chez les femmes enceintes dont les besoins sont accrus : 400μg/j sont recommandés.
Une carence en folates augmente le risque de prématurité et de retard de croissance intra-utérines et surtout d’anomalies de fermeture du tube neural (anencéphalie, spina bifida…).
En pratique, la fermeture du tube neural se fait à la quatrième semaine, souvent avant que la grossesse ne soit connue. C’est pourquoi une alimentation riche en folates est conseillée à toutes les femmes en âge de procréer (légumes à feuilles, agrumes, céréales complètes, maïs, lentilles, oeufs, fromages…). Une supplémentation systématique (0,4 mg/j) est recommandée chez toutes les femmes qui désirent concevoir. En cas d’antécédent d’anomalie du tube neural, une supplémentation à dose thérapeutique (5 mg/j) doit débuter quatre semaines avant la conception et se poursuivre pendant les deux premiers mois de grossesse.

Autres vitamines du groupe B
Les besoins en vitamines B1, B6 et B12, légèrement augmentés, sont couverts par une alimentation équilibrée. Céréales complètes, légumes, viandes, poissons, produits laitiers et oeufs y pourvoient.
Un déficit en B12, responsable notamment d’anémie, peut s’observer chez les végétaliennes.

Vitamine C
Les besoins en vitamine C sont couverts par l’alimentation (fruits et légumes frais).
Une supplémentation en vitamine C à haute dose peut être dangereuse : un excès de vitamine C réduit ’assimilation des minéraux (magnésium, cuivre ou zinc) et peut induire un « état de manque » chez le nouveau-né.

Vitamine D
Les réserves du foetus en vitamine D se constituent aux dépens de celles de la mère, qui est souvent carencée en fin de grossesse, surtout en hiver et au début du printemps. Il existe une relation entre ce déficit et la survenue d’une hypocalcémie (manque de calcium) néonatale.
En pratique, une supplémentation en vitamine D à raison de 400 UI/j pendant toute la grossesse ou 1 000 UI/j le dernier trimestre, ou 200 000 UI en dose unique au septième mois est conseillée.

Vitamine E
Les apports sont souvent inférieurs aux recommandations. Les principales sources en sont les matières grasses végétales.
 


L’eau

L’eau est la seule boisson indispensable et dix verres par jour (1,5 l) sont recommandés.
On peut aussi boire des tisanes, jus de fruits, lait, potages - qui apportent vitamines et minéraux.
Café, thé, chocolat, sodas contenant des substances non toxiques mais excitantes pour la mère et le foetus, leur consommation doit être limitée.

Augmenter la quantité de boissons prises au cours de la journée est un facteur de prévention de l’infection urinaire de la femme enceinte.
L’apport calcique et protéique du lait, sa bonne tolérance, en font aussi une boisson de choix pendant la grossesse.

L'alcool par contre constitue un réel danger pour le foetus. Par mesure de prudence, il est conseillé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool.
 

Adolescence

Chez les adolescentes, les besoins de la grossesse s’ajoutent à ceux de la croissance. Elles limitent souvent leur apport énergétique et ont un risque accru de déficits, en particulier, en calcium, fer et folates. Il faudra s’assurer d’une prise de poids optimale (15 kg à 16 kg) en augmentant les apports énergétiques et en recourant aux collations et en-cas ; veiller à ce que la consommation en calcium soit adéquate (1 200 mg/j, soit un produit laitier par repas), afin de ne pas compromettre le statut osseux maternel et aussi parce que le calcium semble diminuer le risque d’hypertension gravidique plus élevé chez les très jeunes femmes.
 

Petits désagréments de la grossesse...

Nausées, vomissements :
Fréquents au cours du 1er trimestre, ces désagréments sont en général bénins et sans conséquences pour l’enfant.
Pour les éviter :

  • ne surtout pas sauter le petit déjeuner,
  • faire des repas plus légers et plus fréquents,
  • éviter les plats gras, les odeurs de cuisine,
  • préparer des plats simples (purées, compotes, soupes de légumes),
  • essayer de boire quelques gorgées de boissons pétillantes.

Acidité, brûlures d’estomac :
Courants en fin de grossesse, ces troubles sont dus à la pression exercée par l’enfant sur l’estomac de la mère.
Pour y remédier :

  • fractionner les repas en consommant par exemple le fromage et le dessert dans l’après-midi,
  • éviter les aliments qui ont tendance à fermenter (comme les choux),
  • supprimer momentanément les aliments acides (vinaigre, cornichon, citrons), les plats trop épicés, les boissons gazeuses,
  • éviter de s’allonger tout de suite après les repas.

Constipation :
La grossesse peut induire ou aggraver les troubles du transit intestinal...
Quelques petits trucs :

  • boire au moins 1 litre et demi par jour (eau, jus de fruits, lait, tisane),
  • consommer des aliments riches en fibres (légumes verts, pruneaux, pain complet...),
  • boire de l’eau froide le matin à jeûn,
  • faire un peu d’exercice : marche, natation, gymnastique douce.

origine des informations :

Alimentation et grossesse Bien connaître les besoins nutritionnels de la femme enceinte est essentiel (octobre 1998)

Besoins nutritionnels de la femme enceinte (2004)

Table de composition des aliments

 

mise à jour : 11/06/2007