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Infections et système immunitaire
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1. Le monde microbien | |
| bactéries | virus |
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Ce sont des microbes = des micro-organismes invisibles à l’œil nu. Il faut un microscope pour les voir. | |
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La taille d’une bactérie est de l’ordre du micron (1/1000 mm). |
Un virus est mille fois plus petit qu’une bactérie. |
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La bactérie est un organisme vivant pouvant se développer et se reproduire seul. |
Le virus a besoin d’être hébergé par une cellule qu’il « squatte » pour se reproduire. |
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De nombreuses bactéries ne posent pas de problème ou sont des alliées précieuses, comme celles hébergées par notre tube digestif, indispensables à une bonne digestion. Une centaine d’espèces sont pathogènes (provoquent des maladies). On appelle virulence leur pouvoir de provoquer une maladie. |
Les virus sont pathogènes. |
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En fonction de leur réaction à la coloration de Gram, on classe les bactéries : certaines sont dites "gram +", d'autres "gram -". En fonction de leur forme, on donne des noms différents aux bactéries :
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Les maladies bactériennes La lèpre (en savoir plus sur la lèpre : sur le site de l'OMS ; sur le site de la fondation Raoul Follereau) |
Les maladies virales L'encéphalite européenne à tique |
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Les bactéries peuvent rendre malade en nous envahissant ou en produisant des toxines :
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| Certaines
infections sont dues à des microbes autres que des bactéries ou des virus
Le paludisme, l'échinococcose, les leishmanioses, la toxoplasmose | |
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2. Notre corps face aux microbes | ||
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On appelle infection la prolifération de micro-organismes dans le corps et l'ensemble des symptômes qui peuvent en résulter. Les trois principales maladies infectieuses qui dévastent la planète - SIDA, tuberculose, paludisme - touchent essentiellement les pays pauvres. En effet l'encadrement médical, les moyens des Etats et des particuliers, permettent de mieux lutter contre les maladies dans les pays riches que dans les pays pauvres. Le cas est surtout vrai pour le SIDA qui se développe à une grande vitesse en Afrique subsaharienne (29,4 millions de cas fin 2002 soit 70 % des 40 millions de porteurs du VIH) et en Asie du sud et du sud est (6 millions de cas fin 2002), alors que les pays riches ont pu enrayer son développement par des campagnes de prévention et de nouveaux traitements, inaccessibles aux pays pauvres (570.000 cas en Europe occidentale, 980.000 cas en Amérique du Nord...). | ||
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La réponse immunitaire regroupe l'ensemble des réactions destinées à éliminer les éléments étrangers afin de protéger notre organisme. | ||
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La contamination |
voie cutanée |
La contagion se fait directement d’un individu à l’autre par simple contact avec la peau. Ex : rougeole. Dans d'autres cas la peau doit être blessée (tétanos), piquée (paludisme)... |
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voie digestive |
Les aliments sont des milieux propices à la survie des microbes, ainsi que les eaux polluées. Si on mange un aliment ou si on boit une eau contaminée, on peut « avaler » en même temps des microbes. Ex : Listéria, dysenterie, salmonelles, choléra, "grippe intestinale". On parle d'infection ou d'intoxication alimentaire. | |
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voie génitale |
Si on a une relation sexuelle avec une personne qui a une infection sexuellement transmissible, on peut être contaminé. Ex : VIH, hépatite B, syphilis... On parle d'infection sexuellement transmissible. | |
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voie respiratoire |
Quand une personne malade éternue, elle envoie ses microbes dans l’air, et ensuite quand on respire on peut les « attraper ». Ex : bronchiolite, grippe, rubéole, SRAS, tuberculose. | |
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Si on a une blessure légère, des microbes entrent dans la peau et se multiplient très vite. Les vaisseaux sanguins se dilatent, le sang arrive en grande quantité : la peau devient rouge et chaude. La paroi des vaisseaux devient perméable et laisse passer le liquide du sang ou plasma : la peau gonfle. Des globules blancs traversent aussi la paroi pour « manger » les microbes (réaction appelée phagocytose). Ces réactions irritent les nerfs de la peau, entraînant la douleur. Rougeur, chaleur, gonflement, douleur sont les 4 signes d’une réaction de l’organisme appelée réaction inflammatoire. On peut observer du pus. Le pus est un liquide formé à la suite d'une infection et contenant des microbes et des leucocytes morts. | ||
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L'organisme se défend |
C'est le système immunitaire qui permet à l'organisme de se défendre. Les leucocytes sont les cellules du système immunitaire.
Mots croisés sur le système immunitaire
On appelle antigène une molécule reconnue comme étrangère par le système immunitaire, qui déclenche contre elle une réponse immunitaire. On appelle anticorps les protéines du sang, fabriquées par certains lymphocytes (les lymphocytes B), capable de se lier spécifiquement à un antigène pour le neutraliser. Maquette pour illustrer la réaction spécifique antigènes-anticorps Exemple : des anticorps contre le VIH
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... ou ne se défend pas |
Les déficits immunitaires combinés sévères, des maladies génétiques | |
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3. Soigner | |
| Soigner une plaie | L'antisepsie est une méthode curative qui consiste à détruire les microbes. Exemple : On détruit les microbes qui se sont déposés dans une plaie grâce à des antiseptiques (eau oxygénée, alcool à 70° ...) – on désinfecte la peau. |
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Ne pas confondre avec asepsie : Méthode préventive consistant à détruire les micro-organismes dans un milieu avant qu'ils ne se provoquent une infection. Exemple : dans un bloc opératoire, on stérilise les instruments chirurgicaux avant leur utilisation. | |
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Ecorchure, plaie superficielle : Se laver mains, poignets, ongles (lavage minutieux au savon et à la brosse, les mains sont passées à l’alcool, on les laisse sécher à l’air). Nettoyer la plaie (du centre vers l’extérieur avec du savon), mettre
un antiseptique, panser avec et des pansements stérilisés.
Ne pas négliger les piqûres profondes qui saignent
peu : risque de tétanos | |
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Plaie importante : Nettoyer éventuellement le pourtour de la plaie et diriger le blessé vers un médecin ; seul un nettoyage chirurgical est efficace. | |
| Utiliser des antibiotiques |
Un antibiotique est une substance produite par des champignons, des bactéries ou synthétisée en laboratoire et qui a la propriété d'empêcher la prolifération des bactéries et parfois de les détruire. Exemple : La pénicilline. Problème : beaucoup de bactéries sont résistantes. L'antibiogramme est une analyse de laboratoire permettant de rechercher l'antibiotique le plus efficace face à une infection. Sur une culture d’une souche bactérienne, on dépose plusieurs pastilles imprégnées chacune d’un antibiotique différent. L’efficacité d’un antibiotique est proportionnelle à la largeur de l’auréole vide de bactéries qui se met en place autour de la pastille. antibiogramme d’une souche sensible / antibiogramme d’une souche multirésistante |
| Vaccination et sérothérapie |
On appelle mémoire immunitaire la capacité du système immunitaire de réagir plus rapidement et plus efficacement lors de contacts avec un antigène déjà connu. La mémoire immunitaire repose sur l'existence de lymphocytes "mémoire". La vaccination part de l'existence de cette mémoire immunitaire : Vacciner consiste à entraîner l’organisme à se défendre lui-même. On injecte à une personne des microbes tués ou atténués, la personne ne devient pas malade mais son organisme fabrique des anticorps.
On se vaccine pour s'assurer une protection individuelle, mais il est une autre conséquence bénéfique quand la vaccination est réalisée à large échelle : plus le nombre de personnes vaccinées contre un micro-organisme pathogène est important, plus la circulation de ce micro-organisme est faible, ce qui réduit le risque d'infection chez des personnes qui ne seraient pas vaccinées contre ce micro-organisme. En France, 4 vaccins sont obligatoires : contre la diphtérie, contre le tétanos, contre la poliomyélite et le BCG contre la tuberculose. Il existe aussi des campagnes locales de vaccination contre la méningite à méningocoque C. Il est vivement conseillé de vacciner les jeunes filles contre la rubéole.
Le tétanos est une maladie très souvent mortelle due à la souillure de la plaie par un microbe très répandu. Une simple piqûre par un clou, un fil de fer, des épines ou une écharde peut se compliquer. Si une personne n’est pas à jour pour ses vaccins contre le tétanos, en cas de blessure, le médecin injecte un sérum antitétanique qui contient des anticorps contre le tétanos. Cette méthode s’appelle sérothérapie. |
| Des bactéries médicaments | |