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Les maladies transmises de l'animal à l'homme : L'échinococcose |
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L'échinococcose est une maladie rare mais qui peut être grave. Elle peut engager le pronostic vital. Cette maladie nécessite la plupart du temps un traitement à vie ainsi qu’un suivi médical régulier qui sont autant de contraintes pour le patient. |
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Agent |
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Réservoir
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Mode de contamination
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Répartition
géographique Les zones d’endémie) connues en France métropolitaine sont le Massif Central et la Franche Comté. Cependant, on retrouve des cas sur tout le territoire. |
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Symptômes
Il s’écoule en général plusieurs années entre l’infestation et les premières manifestations cliniques. La larve se développe lentement dans le foie, et est à l’origine d’une pseudo-tumeur, longtemps asymptomatique. La plupart du temps, cette hépatomégalie est découverte soit fortuitement, soit à l’occasion de signes tels que la fièvre, la douleur, des troubles digestifs, ou encore lors de complications. |
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Diagnostic
L’échographie abdominale, le scanner ou l’IRM retrouvent une hépatomégalie avec des images kystiques très évocatrices. Le diagnostic est confirmé par des sérologies). |
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Traitement
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Prévention
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Renard et échinococcose nordnature Dans un article intitulé" Faut-il avoir peur des renards ? " paru dans l’édition régionale du samedi 5 janvier 2002, la Voix du Nord présente les relations entre l’homme, le renard et le parasite responsable de l’échinococcose alvéolaire. Compte tenu des nombreux échos qui nous sont parvenus, cet article a eu pour seul effet de créer une psychose vis à vis du renard sans donner au lecteur les informations indispensables pour se préserver de cette parasitose grave puisque mortelle. C’est la raison pour laquelle la Fédération Nord Nature apporte les compléments d’information suivants sous la forme questions – réponses. Qu’est-ce que l’échinococcose
alvéolaire ? Quelle est la place de l’homme
dans ce cycle ? Quelles sont les modalités de
contamination ? La contamination directe se réalise par contact avec le carnivore hôte définitif du parasite et on peut qualifier cette parasitose de " contagieuse ". Les renards, les chiens et les chats parasités, en se léchant l’anus, chargent leur langue d’œufs qu’ils répandent sur leur pelage en se " toilettant ". L’homme se contamine en touchant ces animaux et en portant ensuite, sans les laver, les mains à la bouche. Dans ce cadre, il est évident que le risque réel pour la population ne vient pas du renard qui n’est généralement manipulé que par des personnes parfaitement informées des risques (vétérinaires, chasseurs, piégeurs, forestiers), s’entourant de toutes les précautions indispensables. Le risque réel vient des chiens et des chats parasités et repose sur leurs rapports affectifs avec l’homme : caresses, léchage des plats et des assiettes, admission dans les terrains de jeux pour enfants. La contamination par cette voie est d’autant plus insidieuse que le chien et le chat ne sont pas affectés par le parasite. Quelle est la situation dans
le Nord – Pas-de-Calais ? Quelles sont les mesures
prophylactiques à prendre ? En conclusion, l’échinococcose alvéolaire, sans être une maladie fréquente en France (environ 10 cas par an) mais en raison de sa gravité, demande une plus grande vigilance des pouvoirs publics pour suivre son extension éventuelle vers notre région. De même, les responsabilités citoyennes des personnes transitant ou séjournant avec leurs animaux familiers dans les régions infestées devrait les inciter à les déparasiter dès leur retour. En revanche, préconiser la destruction des renards sous prétexte de l’échinococcose alvéolaire est injustifiée et contraire à l’objectif poursuivi qui est d’éviter l’extension de la parasitose ; en effet, la destruction des renards locaux sains, crée un vide susceptible " d’aspirer " des renards venant de l’est et porteurs du parasite. La Fédération Nord Nature a été étonnée pour ne pas dire scandalisée de la manière partiale et incomplète dont les relations " renard – échinococcose alvéolaire " ont été présentées par les rédacteurs de l’article en question, car il est évident que les risques de contracter la maladie sont beaucoup plus importants avec les chiens et les chats qu’avec le renard. RENARDS, CHIENS et CHATS et ECHINOCOCCOSE ALVEOLAIRE par Hervé Dizy conseiller municipal délégué de Roncq avec la participation des Professeur Dominique Vuitton, Dr Florence Cliquet, Dr Denis Augot, M. Benoît Combes, Dr Bernard Brochier, Dr Franck Haelewyn, Dr Isabelle Blouin Emery asso.nordnet mai 2003
L’échinococcose alvéolaire ou maladie du renard est une maladie pernicieuse car l’agent infectieux, l’œuf de l’échinocoque, est microscopique (200 µm) donc difficile à déceler. L’œuf est très résistant au froid mais il craint la chaleur. L’œuf peut ainsi attendre deux ans entre –30°C et +30°C avant d’atteindre l’hôte intermédiaire : le rongeur mais aussi l’homme. D’autre part la latence du développement de la larve, de trois à quinze ans chez l’homme, rend difficile le diagnostic médical car la recherche d’une échinococcose est rarement faite en première intention. L’ennemi silencieux ronge et se multiplie dans le foie sans effet apparent car cet organe qui se régénère est très solide, jusqu’à ce que le point de rupture soit parfois atteint. Quelques mois après la découverte des symptômes l’issue peut être fatale. La greffe du foie est le seul remède dans les cas les plus extrêmes. Mais dans 90% des cas, notre système immunitaire réagit efficacement contre la maladie. Les cas sont donc rares. Générer une psychose serait tout à fait déplacé, il convient toutefois de limiter les facteurs favorisant l’épidémie en observant des mesures de précaution très simples que la population doit connaître. Les pouvoirs publics doivent, quant à eux, se donner les moyens d’étudier l’extension de l’épidémie et les modes de transmission à l’espèce humaine. Il ne faut en aucun cas sauter à des conclusions hâtives et procéder à des assimilations simplistes et réductrices vis-à-vis de la présence des renards. A) LE ÉCHINOCOQUE ETSA LARVE Le cycle de vie de l'échinocoque se décrit en deux phases 1) Des centaines, voire des milliers d’échinocoques adultes (de 2 à 3 mm
de long) se développent dans l’intestin grêle du renard, du chien ou du chat que l’on qualifie de porteurs sains car la maladie n’a pas
d’incidence sur leur santé. Le ver, au bout de quelques semaines,
lâche des sacs bourrés de 200 œufs environ qui se retrouveront dans les
excréments. L’animal se lèche volontiers la région péri
anale et charge sa langue d’œufs qui se déposent sur son pelage. Dans le cas
des chats et des chiens, c’est le maître qui serait infecté par les œufs en
caressant son compagnon à quatre pattes ou en le laissant lécher un objet
(assiette, nourriture) que son maître portera à sa bouche. Les œufs de
l'échinocoque ne peuvent pas infecter un autre renard, un chien ou un chat
car ils ont besoin d’un hôte dit intermédiaire pour poursuivre leur cycle.
Ces animaux peuvent par contre être contaminants et colporter de l’un à
l’autre l’agent infectieux. Ainsi un chien qui se roule dans les excréments
d’un renard sera porteur d’œufs. Il ne développera pas la maladie mais il
pourra contaminer son maître. Un animal ne reste pas infecté par
l’échinocoque, il peut redevenir sain en quelques mois, mais peut à nouveau
se réinfecter. D'où l'intérêt de
traitements antiparasitaires (vermifuges) réguliers (tous les deux ou trois
mois) chez les carnivores domestiques.
2) Une fois ingérés par l’hôte intermédiaire (rongeurs,
Homme), les œufs se retrouvent dans l’estomac. Les sucs gastriques vont alors
dissoudre la coquille des œufs et libérer les embryons qu’ils contenaient.
Les embryons vont jouer les « passe murailles » en passant, par les
voies sanguines, de l’intestin au foie. Arrivés au foie, ils se multiplient
et l’infection se répand. Pour permettre son développement, chaque embryon
devenu une larve va former un kyste parasitaire qui va bourgeonner dans tous
les sens du terme en creusant des « alvéoles » blanchâtres, d’où le
nom d’échinococcose alvéolaire donné à la maladie.
Le foie va alors être comme « rongé », occupé par la larve
du parasite et par la réaction de défense que lui oppose l’organisme. En
effet, le parasite s’entoure d’une réaction immunitaire dite « granulomateuse »
responsable du développement d’une fibrose (le foie devient dur comme du bois
et ne fonctionne plus). La fibrose autant que le parasite est responsable de
la destruction du foie. Ce travail de sape va durer des mois (chez le
rongeur) ou des années (chez l’homme), sans que l’équilibre du foie, et donc
du corps entier, n’en soit perturbé, car le foie est
un organe très solide qui a la capacité étonnante de se régénérer. Par
contre, au fur et à mesure, chez le rongeur, les alvéoles ainsi créées ne
vont mettre que quelques mois pour se remplir de milliers de petits grains
contenant des protoscolex qui permettront
au parasite de poursuivre son cycle évolutif.
Une fois suffisamment affaibli le rat, la souris ou le campagnol devient une proie facile pour le renard, le chat ou le chien. Le cycle se referme alors. Les protoscolex sont ingérés en même temps que le rongeur et deviennent des vers adultes dans l’intestin du prédateur. Il faut signaler que les autres espèces de carnivores (belettes, hermines, etc…) de même que les rapaces, ne sont pas réceptifs vis-à-vis de ce parasite ; ils ne peuvent pas être contaminés en mangeant les hôtes intermédiaires (rongeurs) infectés par la larve. En conclusion nous dirons
que l'homme est un hôte intermédiaire
"accidentel" (c’est une impasse parasitaire en terme scientifique car n’étant pas mangé par un carnivore, il ne peut
pas faire « tourner » le cycle parasitaire), qui peut être atteint
"à la place" d'un rongeur.
Nous remarquerons que l’échinocoque n’est un véritable danger que pour
l’hôte intermédiaire, le rongeur ou accidentellement l’homme (où il se fixe
dans le foie où il « pousse » comme une tumeur) alors que chez l’hôte
définitif (carnivore) il se localise dans le tube digestif). Il ne mesure pas
plus d’un demi centimètre, et qui, même présent à des milliers d’exemplaires ne
lui fait courir aucun danger. L’autopsie du renard permet de détecter ce ver
mais elle nécessite un matériel spécifique dans un laboratoire spécialisé
(méthode reconnue par OMS : comptage des parasites sur une portion du tube
digestif après passage à – 80°C pendant une semaine. Chez l’homme, une échographie du foie permet de déceler la
présence des lésions échinocoques. Il existe des tests sérologiques
(ELISA, western blot) pour confirmer la maladie chez l’homme des alvéoles mais
ces examens sont fastidieux. Les organes voisins du foie sont progressivement
infiltrés et des métastases parasitaires peuvent emboliser
le système vasculaire et se développer à distance au niveau des poumons, du
système nerveux central, des muscles, des os, etc. Ce qui peut induire des
récidives après la greffe d’un nouveau foie. Il n'existe pas de symptômes
précoces typiques permettant de suspecter l'infection. Au cours de l'évolution,
des symptômes non spécifiques (fatigue, douleurs abdominales, ictère) peuvent
apparaître. De fait, le diagnostic est souvent posé tardivement quand la lésion
parasitaire atteint une taille déjà conséquente. La maladie évolue sur une
période de 5 à 10 ans généralement. Elle implique le plus souvent le recours à
une chirurgie lourde (ablation d’une partie du foie, greffe du foie) et peut
malheureusement avoir pour conséquence le décès du patient. MODES DE CONTAMINATION HUMAINE
Modes de
contamination pour l’espèce humaine. Deux
scénarios principaux de contamination pour l’être humain peuvent être proposés,
selon le Professeur Dominique Vuitton de l’Université de Franche-Comté : Contamination par l’alimentation La
contamination est problématique pour les végétaux que nous consommons crus
et qui viennent du potager: les laitues, les choux, les oignons, etc
poussent de l’intérieur vers l’extérieur, ainsi les premières feuilles, les
plus exposées, sont toujours à l’extérieur et forment une sorte coque pour le
cœur des légumes. Les feuilles extérieures sont le plus souvent jaunies et
jetées par le consommateur. Ceci rend encore plus improbable une quelconque
contamination par les légumes consommés crus. Contamination par contact avec les animaux infectés Le
renard, le chien ou le chat, contaminés par l’ingestion de rongeurs malades,
déposent par léchage les œufs du parasite sur leur pelage. Les œufs du taenia présents sur le pelage des
animaux pourront contaminer le chasseur, le piégeur, le promeneur, qui touchent à mains nues un renard, dans la nature ou sur la
route. Ils pourront aussi contaminer de la même façon le maître du chat ou du
chien lors de caresses ou de léchage. Le principal
objectif de la recherche sera donc de détecter la maladie de façon précoce au
moyen d’un test sérologique qui sera d’autant moins coûteux qu’il sera produit
en grande quantité. Une prise de sang routinière réduira alors très fortement
les risques de développement de l’échinococcose alvéolaire chez l’homme. Comme le demande la ligue contre la violence routière, un contrôle
sanguin sur les taux de gamma GT (taux 10 à 30 fois supérieurs chez les
alcooliques) et du Delta 9 tétrahydrocannabinol
(principe actif du cannabis) pourrait se faire comme on le fait à présent pour
le dosage du cholestérol. Les bénéfices en terme de prévention seraient alors
immenses. Le coût du dépistage serait largement compensés
par la diminution prises en charge pour les accidents de la route et les
accidents du travail. Une méthode judicieuse consiste également à participer
aux dons du sang. TAUX D’INFECTION Entre
Janvier 1982 et Décembre 2000, en Europe, le registre EurEchinoReg
a collecté 559 cas humains d’échinococcose alvéolaire dont 235 en France, 132
en Allemagne, 118 en Suisse et 54 en Autriche. L’institut Pasteur de Bruxelles par l’intermédiaire du Dr Bernard Brochier, rapporte que la prévalence de portage chez le renard dépasse 30% uniquement sur le plateau ardennais au Sud de la Meuse Cette prévalence tombe sous les 3% au nord de la Meuse, soit une partie de la région wallonne (dont le Hainaut occidental), la région Bruxelles capitale et la Flandre. La prévalence par région est la suivante : Ardennes 33,1 %, dans les Hautes Fagnes (Eupen, frontière allemande) 33,1%, Lorraine Belge 23,1%, Andenne 12,6%. Dans la partie de la région de Bruxelles et des Flandres elle oscille entre 1 et 3 %. Les
études faites par l’Université de Liège (professeur Bertrand Losson) ont cependant montré une augmentation
importante de la prévalence d’infection des renards au cours des 15 dernières
années (de moins de 30 à plus de 60%) vers la frontière du Luxembourg. Dans le
Hainaut Occidental (plus proche de la métropole Lilloise), elle est proche de 1% (mais peu de mesures y
ont été effectuées). La Meuse semble donc pour l’instant une barrière
naturelle. Il semble opportun également de confronter le taux d’infection et la
quantité d’animaux car même si le taux d’infection peut être faible autour des
métropoles Bruxelloise et Lilloise, la surpopulation vulpine y augmente
quantitativement le risque de propagation de la maladie. Populations
humaines à risque Dans
la plupart des régions françaises où des études sur les facteurs de risque ont
été réalisées, les populations qui sont les plus représentées parmi les malades
(comparées à leur représentation dans la population générale) sont les
agriculteurs (hommes et femmes), et les artisans, commerçants et professions
libérales des villages et bourgs ruraux. Les enquêtes faites chez les patients
montrent qu’ils pratiquent la cueillette et la consommation régulière de
végétaux et baies sauvages. Elles révèlent également la présence de jeunes
renardeaux apprivoisés, gardés dans les fermes comme animaux familiers…Il faut
enfin préciser que dans tous les pays européens, parmi les malades, il y a
autant de femmes que d’hommes, et qu’en Chine, où la contamination passe
vraisemblablement plus par les chiens, il y a plus de femmes que d’hommes. Il
ne faut donc pas sous-estimer le risque des sujets qui ne sont pas en contact
direct avec les renards, mais qui peuvent se contaminer par d’autres voies. Les
personnes immunodéprimées sont des sujets particulièrement
exposés car la maladie peut connaître des développements fulgurants dans leur
cas.
MOYENS DE LUTTE, PREVENTION DU RISQUE Moyens de lutte : Pour lutter contre la rage, des largages aériens d’appâts congelés contenant un vaccin antirabique ont permis d’éradiquer cette maladie de France. Contre l’échinocoque il n’y a pas de vaccin. Le seul vermifuge efficace est le praziquantel (Droncit ; Drontal) ; les autres vermifuges sont inefficaces. Et même ce médicament ne tue pas les œufs que les vers contiennent ; les vers évacués, mêmes tués par l’antiparasitaire, restent donc dangereux par les œufs qu’ils répandent. Une campagne de largage d’appâts contenant des vermifuges serait très coûteuse, son efficacité serait en outre réduite dans le temps car la réinfection possible des renards impose des traitements réguliers à intervalle de 5 à 6 semaines, elle serait surtout limitée par la réintroduction de renards infectés des zones non traitées. C’est ce qui a été montré par une étude pilote en Allemagne du sud. Cette solution impliquerait des largages plus nombreux, plus réguliers et pendant une période de temps plus que pour les vaccins contre la rage, et une très large couverture du territoire, jusqu’aux zones totalement indemnes... Vermifuger au moins les chiens tous les deux ou trois mois est vivement conseillé et semble une mesure plus efficace, à condition d’utiliser le praziquantel (plus cher que les vermifuges habituels…) et de veiller soigneusement à la destruction des excréments du chien traité dans les jours qui suivent. Les certitudes -
L’échinocoque
ne passe pas directement d’un renard à un autre ou à un chien ou à un chat.
Il n’y a pas de risque de transmission par morsure entre ces animaux. Des cas
absolument exceptionnels d’échinococcose non hépatique humaine par morsure de renard ont cependant été
décrits : on pense que la larve s’est développée à partir d’œufs présents
dans la cavité buccale du renard… -L’infection
de l’homme ne peut pas avoir lieu en consommant un rongeur infecté (cas des
rats musqués, parfois consommés dans certaines régions) ; cependant, des
rongeurs peuvent porter des œufs infectants sur leur pelage, à partir de
crottes de renards infectées… - Un humain porteur de larves d’échinocoques dans son foie ou un autre organe ne peut en contaminer un autre. Il n’y a donc pas de contagion possible entre êtres humains. Les pistes données par les recherches sur le cycle
parasitaire et l’épidémiologie : - En exterminant les renards on ne supprime pas ipso facto la maladie. En outre, l’extermination crée un vide qui sera comblé par des renards qui ne seront peut-être pas sains (voir chapitre H). L’expérience de la lutte contre les renards pour lutter contre la rage a montré que les zones dépeuplées étaient rapidement repeuplées par les renards des zones voisines. L’existence de l’infection par échinocoque, à bas bruit quasiment partout, et avec une grande fréquence (supérieure à ½) dans les zones d’endémie qui vont de l’Auvergne à la Pologne, rend de ce fait illusoire l’éradication de la maladie. De plus, localement, les œufs restent des menaces potentielles pendant deux ans. Les rongeurs seront infectés, donc les chats et les chiens, comme les renards repeuplant une zone dépeuplée, pourront également l’être. L'extermination
n'aurait de sens qu'en exterminant également les chiens et les chats des zones
à risque… Ce ne serait pas dans le goût de tout le monde et ni possible
financièrement. De toute façon toute politique locale est vouée à l’échec, il
faut une réponse régionale (et forcément transfrontalière, car toutes les zones
à risque le sont), si ce n’est globale pour obtenir de réels résultats. - La
plupart des études sur l’écologie de la circulation du parasite chez ses hôtes
naturels suggèrent que le «maillon faible » serait plutôt le
rongeur : la maladie humaine n’est fréquente que dans les régions où les
campagnols (ou les rats musqués) sont suffisamment nombreux pour entretenir un
taux d’infection élevé chez les renards (ou les chiens dans des pays comme la
Chine). Le contrôle, difficile au demeurant, des populations de rongeurs,
serait donc logiquement plus approprié. - Les
comportements humains ont vraisemblablement une grande part dans la
contamination : il faut souligner qu’aux Etats-Unis, l’infection des
renards dans la plupart des états du centre et du nord du pays est voisine de
celle qui existe dans les zones d’endémie européennes…or 2 cas humains
seulement d’échinococcose alvéolaire ont été rapportés dans ce pays depuis le
début du XXème siècle. RECOMMANDATIONS
DANS LES ZONES ENDEMIQUES Ne jamais adopter un animal sauvage. Les renardeaux sont attendrissants mais ils sont infectés très tôt dans la vie, et sont porteurs lors de la première infection, d’un nombre de vers très important, et sont donc très contaminants, comme l’ont montré toutes les études faites dans plusieurs pays, de plus leurs parents pourront les avoir copieusement léchés et avoir chargé leur pelage d’œufs. L'adoption
de ce type d'animaux est interdite par la loi sauf dérogations. Ne
jamais laisser divaguer vos animaux domestiques : les
chiens aiment se rouler dans les excréments pour masquer leur odeur. Lorsqu’un
chien entre dans le terrier du renard, ou fréquente son domaine, son pelage se
charge en œufs d’échinocoque. C’est alors qu’il
peut contaminer les êtres humains par les caresses qui lui sont
prodiguées, les mains portées à la bouche les infectent. Ne les laissez pas
lécher vos mains, votre visage ou votre vaisselle. Pour les animaux familiers (chiens, chats) qui ont l’habitude
de divaguer, les vermifuger tous les deux ou trois mois est une
sage précaution. Laver
les chiens à leur retour de chasse ou de piégeage. Quand vous
lavez vos animaux, portez des gants. Eau chaude, séchage au sèche-cheveux
contribuent à rendre ce lavage efficace contre les œufs d’échinocoque. La
congélation classique à –18°C des
aliments ne tue pas les œufs. Une cuisson à 60°C pendant 5 minutes, un
passage au four, même bref, suffit à écarter tout risque. Aucun
antiseptique connu n’est efficace contre les œufs d’échinocoque. THERAPEUTIQUE Si l’on pouvait rapprocher
les coûts de traitement et les budgets accordés au dépistage et à la recherche,
il est évident que nous aurions intérêt à investir dans ces derniers. C’est
l’argument que je présente au Conseil Général du Nord pour mettre en œuvre un
plan de prévention. Association de Soutien et de Défense des Personnes Contaminées par l’Echinococcose Alvéolaire ; Contact ASDCPEA : Philippe Wartelle 55, rue de la Libération 59242 Cappelle en Pévèle - 06.70.69.04.09), le samedi 29 mars 2003 à Cappelle en Pévèle (59242). Cotisation 5 euros par an. POLEMIQUES
AUTOUR DE LA PRESENCE DES RENARDS Les
piégeurs les plus chevronnés recommandent aux amateurs d’éviter un piégeage
sauvage et intempestif. Ainsi les « collets à pattes » vont
mutiler les animaux qui seront moins performants, se nourriront moins bien et
seront plus facilement malades. Les dommages aux autres animaux ne doivent pas
devenir une occasion de braconnage. La
lutte chimique avec les poisons est
proscrite, de toute façon, elle
n’a pas par le passé donné des résultats satisfaisants dans la lutte contre la
rage. Le constat a été identique vis à vis du tir à vue. Il est plus
efficace de s’attaquer aux rongeurs qui infectent les renards et surtout nos chiens et
chats qui s’en nourrissent ce qui représente un grand risque car ils vivent
avec nous et nous infecteront facilement à leur tour. PLAN GLOBAL DE GESTION SCIENTIQUE DES ESPECES De
même que l’ignorance de la prise en compte de l’imperméabilisation des sols par
une urbanisation anarchique est la cause de crues catastrophiques, l’ignorance
de l’équilibre de la faune génère des débordements d’une autre nature. Une
étude approfondie des équilibres « naturels » en milieu urbanisé est
impérative. L’homme a créé des déséquilibres graves par insouciance,
inconscience ou par avidité. Les problèmes causés par la réapparition des
renards sont alors symptomatiques de nos artifices. Le
Dr Haelewyn explique que l’expérience prouve que
l’extermination est la plus mauvaise des méthodes. Les renards sont une espèce
colonisatrice, ils tendent dont à occuper tous les lieux où il y a de la
nourriture et où ils seront tranquilles. De façon schématique si nous considérons des zones qui
permettent de nourrir et d’héberger un nombre optimal de renards.
les renards sont colonisateurs,
quelques renards attirés par la zone vidée vont s'y installer car la nourriture
y est plus abondante, ceux qui restent
dans la zone ont tendance à faire plus de jeunes car la nourriture est plus
abondante du fait des départs au
bout de 6 à 18 mois L’extermination
est donc le meilleur moyen de faire migrer les populations vulpines et de faire
progresser les zoonoses. L’idée est donc de sédentariser au
mieux les populations en régulant le nombre d’animaux pour éviter le
surnombre. Il
faut donc mettre en œuvre un système de gestion scientifique des espèces
pour : Conclusions
Il n’est pas
possible d’associer systématiquement la présence des renards à l’échinococcose. Il faut procéder à une
étude sur la prévalence (taux d’infection) dans la région avant tout. Tout ce
qui peut être affirmé est qu’une profusion de renards constitue un élément
favorable à l’apparition de cette maladie, élément qui, en soi, n’est ni
simplement nécessaire et ni simplement suffisant. Il
faut toutefois prendre en considération que le renard a changé son
comportement, il se rapproche de plus en plus des zones urbanisées où
une nourriture abondante lui est assurée. Le renard s’adapte très
facilement, il est opportuniste et rusé. Il grimpe aisément les clôtures ou les
murs, il creuse mais il ne fera pas d’efforts inutiles, le bilan énergétique
doit rester positif. En lui rendant la tâche difficile, il ira voir
ailleurs. La fécondité du renard est proportionnelle à la quantité de
nourriture qu'il peut trouver, l'abondance de nourriture nous fait donc
craindre que cette population vulpine continuera à progresser. Echinococcose aves.be Suite à la disparition de la rage, il fallait s’attendre à ce que le ministre trouve un autre prétexte pour détruire le renard. C’est l’Echinococcus multilocularis, petit ver parasite… dont l’impact en santé publique est comparable à sa taille : minuscule ! Les spécialistes du sujet (parasitologues, épidémiologistes) sont tous d'accord pour dire que ce n'est pas en augmentant la destruction du renard que le petit ver intestinal parfois porté par le renard disparaîtra des zones où il est présent ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce parasite est aussi hébergé par les carnivores domestiques (chiens et chats) non vermifugés, et par les rongeurs qui sont les hôtes intermédiaires obligatoires du parasite. Dans sa logique, le ministre va-t-il proposer ensuite la destruction des animaux de compagnie ?
LE RENARD ET L'ÉCHINOCOCCOSE
ALVÉOLAIRE Autrefois, on a cru que le renard était responsable de
l'échinococcose alvéolaire humaine. Dans les années 80, il a été démontré que c'est avant tout le
chien (bien plus rarement le chat domestique) qui serait à l'origine de la
contamination des malades. Depuis 1890, année de la découverte du premier cas
français et jusqu'à 1994, huit cas d'échinococcose alvéolaire ont été signalés
en Alsace, alors qu'environ 5% des renards sont porteurs de ce parasites,
d'après l'étude alsacienne de Bernard Pesson et
Roland Carbiener (Bull. écol.,
vol. 20, p. 295-301, 1988).
Cette maladie très rare chez nous, mais sévère, n'est pas liée
.à des professions ou activités, comme chasse et cueillette ou consommation de
fruits sauvages, qui risqueraient de mettre en contact des sujets prédisposés,
avec les défécations de renards infectés. (On sait que la tularémie est liée à
la manipulation de lièvres et autre gibier, souvent importé et relâché porteur
de germes, dans notre environnement). On
a constaté en Haute-Savoie que la réduction des populations de renards ne
diminuait pas la transmission de l'échinococcose à l'homme (Pétavy
A.F. et coll. Ann. Parasitol.
Hum. Comp. 65:1, 22-27). L.G.
Schneider (Tierärztl. Umschau
47,809-8l2 1992) précise qu'une certaine presse prétend que l'augmentation
du nombre des renards entraînerait une augmentation de la transmission de cette
maladie. D'après l'auteur, c'est une information fausse, source d'erreur et
contraire à l'éthique, car publiée dans le but d'inquiéter les chasseurs et la
population. Traiter les chiens 10 ans contre ce parasite protège les humains,
dans des zones de haute endémicité; il y a moins de cas humains, et moins de
rongeurs porteurs infectés. Cette mesure prophylactique serait justifiée dans
les départements les plus touchés par cette maladie. Le mébendazol,
médicament parasitostatiques (qui limite la
croissance du parasite à l'état larvaire dans le foie) a amélioré le pronostic
de l'échinococcose alvéolaire, en particulier après l'ablation chirurgicale des
lésions hépatiques. Les études des américaines montrent qu'un traitement
prolongé par l'albendazol est parasiticide: il
parviendrait à tuer ce parasite chez les malades, ce qui réduit la malignité de
cette infection. Echinococcose alvéolaire
oncfs.gouv.fr/echinococcose_alveolaire
Un suivi
sérologique des personnels exposés au risque est possible, ce qui permet une
mise en place rapide du traitement et un pronostic bien meilleur. Bulletin
2001 de la Société Française de
Parasitologie tours.inra Echinococcose alvéolaire :
transformations paysagères et possible émergence RAOUL F.,
BARDONNET K., DELATTRE P., VUITTON D.A., GIRAUDOUX
P. L’échinococcose alvéolaire est une maladie parasitaire rare, dont les conséquences peuvent être graves, voire mortelles en l’absence de traitement approprié. En Europe, le cycle parasitaire sauvage d’Echinococcus multilocularis, le cestode responsable de la maladie, est réalisé par des carnivores comme hôtes définitifs (renard, chien et chat), et par des campagnols, prairiaux principalement (Microtus arvalis et Arvicola terrestris), comme hôtes intermédiaires. L’homme se contamine par ingestion des œufs infestants, et la larve du parasite envahit le foie. Le cycle parasitaire est fortement lié à des facteurs paysagers. La répartition des cas humains, à échelle régionale, suit une distribution agrégative : la prévalence est significativement plus élevée (5.95 vs. 2.37 cas pour 10 000 habitants) dans les cantons du Doubs où la surface dédiée à la prairie permanente dépasse 35% de la surface totale. C’est dans ces secteurs (i) qu’ont lieu régulièrement de fortes pullulations de campagnols prairiaux, et (ii) que sont observées les plus fortes prévalences chez le renard. Ainsi, le cycle parasitaire serait renforcé, via l’intensification de la relation prédateur-proie, dans des situations paysagères favorables. Ce type d’interaction paysage-populations de rongeurs-cas humains est aussi observée en Chine (Gansu), où la prévalence humaine est plus élevée dans des zones à surface importante de friches, favorables aux proliférations de certaines espèces de rongeurs. Cette évolution de systèmes paysagers à faible risque de pullulation de rongeurs vers des systèmes à haut risque est interprétée comme le résultat de changements d’origine anthropique : spécialisation de la filière lait et extension des herbages dans le Doubs des années 50 aux années 70, et extension des zones des défrichement dans le Gansu dans les années 70. Le succès des vaccinations anti-rabiques a coïncidé avec une augmentation des populations de renards dans plusieurs pays d’Europe continentale depuis environ 15 ans, et avec l’apparition plus fréquente de l’espèce dans les villes. Dans le même temps, en Allemagne et en France, une augmentation significative des prévalences vulpines a été observée. Cette nouvelle situation pose problème quant aux populations urbaines de renards, dont certaines sont porteuses du parasite à des taux élevés. Bien que le déterminisme détaillé de ces coïncidences ne soit pas encore formellement établi, cette nouvelle situation épidémiologique soulève la question d’un risque accru de transmission à l’homme et de l’apparition de la parasitose dans des secteurs où elle n’est pas encore décrite. L'échinococcose alvéolaire : la rançon de la
gourmandise Terrifiante, l'échinoccocose est
due aux oeufs microscopiques d'un ver, un ténia lové dans l'intestin d'un
renard ou d'un rongeur. Lequel souille les baies sauvages, les fraises, les
pissenlits, les champignons, ou même les légumes des potagers... En les mangeant
nous prenons le risque de nous contaminer, sans le savoir. Cette parasitose
détruit le foie. Mais très discrètement, en prenant tout son temps. Ce qui doit vous alerter :
Il faut une dizaine d'années en moyenne avant de déceler les
premiers symptômes. La parade :
La plus élémentaire prudence doit nous citer à laver très
soigneusement fruits et légumes. Mieux encore : la cuisson élimine tout
risque. Une bonne occasion de redécouvrir joies de la confiture. La plus
grande prudence est de rigueur lors des cueillettes en montagne et en forêt.
Il vaut mieux résister à la tentation de la dégustation sur place que de prendre
le risque d'attraper cette maladie perfide. alsace-vosges-rando
Laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Pharmacie de Lille Echinococcose alvéolaire : Embranchement des Plathelminthes, Classe des Cestodes, Ordre des Cyclophyllidés Famille des Taeniidae Echinococcus multilocularis Morphologie: adulte voisin de E. granulosus voir
image Cycle évolutif: Cycle comparable à celui de E. granulosus, mais: HD = renard, chien; HI = rongeurs sauvages (homme accidentellement) Epidémiologie: zoonose, hémisphère nord, pays froids ou d'altitude, (les embryophores résistent mieux au froid qu'à la chaleur, survie de l'ordre d'un an dans le milieu extérieur), surtout zones rurales en raison du couple HD / HI sauvages (10 à 20 cas annuels diagnostiqués en France) R de P: renard et rongeurs sauvages Clinique: taeniasis du renard: asymptomatique, bien supporté échinococcose alvéolaire : phases incubation et d'invasion longues (plusieurs années), asymptomatiques puis signes de pathologie tumorale selon la localisation larvaire foie dans la majorité des cas ==> ictère, hépatomégalie, douleur notion de "cancer vermineux du foie" évolution lente, guérison spontanée rare, essaimage possible vers d'autres organes, pas de guérison spontanée Diagnostic: diagnostic clinique: aspécifique, confusion avec cancer hépatique. diagnostic d'orientation: anamnèse: séjour en zone rurale à risque, éosinophilie inconstante à la phase clinique, imagerie => masse plus ou moins liquidienne arrondie diamètre > 2 cm; contrairement à l'hydatidose, la ponction est autorisée, elle n'augmente pas le risque d'essaimage. diagnostic direct: pas d'extériorisation. diagnostic indirect: recherche d'anticorps circulants détectés par ELISA, immunoblot, électrosynérèse, réactions croisées avec Echinococcus granulosus, utilisation de l'antigène Em2+ plus spécifique Thérapeutique: chirurgie: (exérèse large de lobe hépatique jusque greffe du foie). chimiothérapie: benzimidazolés (action anti-tubuline): Mébendazole (Vermox®) et Albendazole (Zentel®) cures d'un mois répétées, (effet parasitostatique). risque de métastases et récidives ==> suivi permanent Prophylaxie: prophylaxie générale: vermifugation des renards et des chiens dans les zones rurales à risque; les rongeurs sauvages sont inaccessibles. prophylaxie individuelle: éducation sanitaire des populations à risque, pas de thérapeutique préventive connue |
| sante-mayenne |