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Les
leishmanioses
d'après http://www.sante-mayenne.com/
Les
leishmanioses sont des maladies très
fréquentes dans le monde, réparties sur quatre
continents (Afrique, Amérique, Asie et Europe). Elles
affectent de très nombreuses espèces de mammifères, dont
l’homme. Dans certaines formes l’évolution spontanée
sans traitement est mortelle en quelques
mois.
Agent
causal Il
s’agit d’un parasite appartenant au genre
Leishmania, dont 17 espèces sont pathogènes
pour l’homme. En France métropolitaine, on rencontre
presque exclusivement la Leishmania
Infantum.
Vecteur Ce sont des petits insectes velus
particulièrement actifs à la tombée de la nuit, appelés
phlébotomes.
Réservoir Les mammifères et l’homme sont des
réservoirs potentiels du parasite. Le phlébotome
s’infeste en piquant un homme ou un animal malade. Le
parasite se multiplie dans l’intestin de l’insecte, qui
peut à son tour au bout d’une semaine, transmettre des
parasites infectieux. En France métropolitaine, le
chien est le réservoir de Leishmania Infantum.
Mode
de contamination L’homme est piqué, surtout à la tombée de
la nuit, par le phlébotome
infectant.
Répartition
géographique Leishmania Infantum est présente
dans le Sud de la France, principalement sur le pourtour
méditerranéen (Côte d’Azur, Provence, Cévennes, Pyrénées
Orientales et Corse).
Signes
cliniques Les différentes espèces de Leishmania
sont à l’origine de trois types de manifestations
cliniques, la forme viscérale, la forme cutanée et la
forme cutanéomuqueuse. En France métropolitaine, la
leishmaniose viscérale est la plus fréquemment
rencontrée. Après une incubation d’un à six mois, le
diagnostic peut être évoqué devant une fièvre
irrégulière, une pâleur extrême, un amaigrissement, des
ganglions, une splénomégalie
importante, une hépatomégalie
modérée.
Diagnostic La sérologie est un examen
performant, mais il peut être mis en défaut chez un
sujet immunodéprimé (les leishmanioses sont assez
fréquentes chez les personnes séropositives VIH). Le
diagnostic peut être également apporté par la mise en
évidence du parasite (examen direct, culture sur milieux
spéciaux, PCR. Certaines de ces technique sont réalisées
dans des laboratoires spécialisés.
Traitement Il fait appel à des médicaments de
maniement difficile, de la famille des antimoniés, ou de
l’amphotéricine B. Ces médicaments ont des effets
secondaires importants, et il n’existe pas de schéma
thérapeutique optimal. Ils sont presque toujours
utilisés par voie injectable et pendant au moins trois
semaines.
Prévention En l’absence de vaccin animal ou humain,
la prévention repose sur la lutte contre les vecteurs
dans les zones d’endémie) (insecticides à activité rémanente à l’intérieur
et autour des habitations, sans oublier la niche du
chien, moustiquaires imprégnées).
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