SIDA et HIV

 

Que signifient séropositif, SIDA et VIH ?

 

Le VIH est le virus responsable de l'Immunodéficience Humaine. La plupart des virus produisent leur effet maximum au bout de quelques jours (1 à 5 jours pour le virus de la grippe) ou de quelques semaines (l’hépatite A se déclare environ 4 semaines après l’infection). Ce n’est pas le cas de l’infection par le VIH. 

Le virus peut être transmis par le sang, le sperme et les sécrétions séminales, les sécrétions vaginales, le lait maternel. Les liquides corporels, tels que l’urine, les larmes, la salive, la sueur sont en principe sans danger. Deux conditions sont indispensables pour la transmission du virus : 

  1. il doit être présent en quantité suffisante 

  2. il doit pénétrer dans un autre organisme, soit par un contact avec une muqueuse, soit par un contact direct dans le sang (seringue), soit lors des échanges sanguins entre la mère et l’enfant lors de la grossesse et de l’accouchement, soit par le lait maternel lors de l’allaitement. 

Pendant les 48 heures qui suivent l’entrée du virus, il est possible de donner un traitement d’urgence pour éviter l’infection en éliminant le virus dans la grande majorité des cas. Mais entre le troisième et le dixième jour qui suivent l’entrée du virus, le VIH s’installe dans les ganglions et la prise d’un traitement ne permet plus de se débarrasser du virus. Et aucun dépistage n’est possible. 

Entre le onzième et le soixantième jour qui suivent l’entrée du virus, le VIH se multiplie. On commence à pouvoir dépister la présence du VIH. La majorité des sujets infectés deviennent séropositifs = ils produisent des anticorps (ici contre le VIH) 2 à 12 semaines après le début de l’infection : c’est alors qu’on peut faire un test de dépistage. On peut donner un traitement pour le contrôler le plus tôt possible et l’empêcher d’agir… les médicaments empêchent le VIH de se multiplier, mais on est incapable de le faire disparaître de l’organisme – c’est un traitement à vie : si on l’interrompt après plusieurs mois, le VIH peut redevenir actif et l’infection reprend. On ne sait pas encore si le traitement commencé très tôt pourra être allégé ou arrêté après plusieurs années. Et malheureusement, ce traitement n’est disponible que dans les pays « riches ». 

Beaucoup de personnes restent sans signes pendant de longues durées. Mais en l'absence de traitement, le virus attaque une catégorie de lymphocytes T, les T4, dont le rôle est primordial dans toute défense immunitaire.

 

Petit à petit, les défenses immunitaires s'affaiblissant, des maladies opportunistes surviennent : ce sont des maladies qui "profitent" de l'affaiblissement des défenses immunitaires pour survenir. Il peut s'agir d'infections opportunistes graves comme la tuberculose. Quand les troubles sont très importants (infections graves, cancers, attaque des centres nerveux, amaigrissement), on dit que la personne a le SIDA : Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise. En l’absence de traitement, le SIDA apparaît au bout de 10 ans dans 50% des cas. 26 millions de personnes en sont mortes... 

 

Quelle est l'origine de cette maladie ?

 

On pense que cette maladie est née en Afrique, l'épicentre de l'épidémie étant situé au nord-est de l'ex-Congo belge.

Les chercheurs ont découvert en 1989 un virus cousin chez les chimpanzés : le VIS (Virus d'immunodéficience du singe). Ce VIS est considéré comme le précurseur immédiat du VIH.

2006. le chimpanzé Pan troglodytes troglodytes a été formellement identifié comme étant le réservoir naturel du VIH-1. Le virus se transmet à l’homme vraisemblablement par la chasse et la consommation de viande de brousse infectée.

Maintenant, les recherches doivent déterminer pourquoi ce chimpanzé ne se trouve pas là où les premiers cas de la maladie humaine sont apparus, et pourquoi seul le VIH-1 du groupe M s’est diffusé, provoquant une épidémie mondiale.

 

Le SIDA a des conséquences sociales importantes. 

 

Par exemple il favorise l'analphabétisme en Afrique.
Selon l'Unicef, 11 millions d'enfants auraient vu leurs parents mourir du sida en Afrique sub-saharienne ; dans la plupart des cas ces enfants
n'auront pas la possibilité d'aller à l'école. 

Le sida s'attaque aussi aux maîtres : en Zambie les trois quarts des nouveaux maîtres ne sont embauchés que pour remplacer des enseignants décédés du sida. Au Kenya, l'épidémie de sida tue chaque jour de 4 à 6 enseignants sur les 235.000 que compte le Kenya ; un nombre plus important de professeurs est malade et ne peut enseigner.

Au Cameroun, 115.000 élèves et enseignants seraient porteurs du virus ; les adolescents de 15 à 24 ans sont directement menacés et le gouvernement se soucie de préserver "l'îlot de l'espoir" : les 5-14 ans - pour cela une première campagne va former 18.000 élèves chargés d'éduquer leurs camarades.

 

Et en France ?

 

En 2005

150.000 personnes sont porteuses du VIH. 47% des personnes ayant déclaré le sida ne savaient pas qu’elles étaient séropositives. Elles l’apprennent lors de leur prise en charge à l’hôpital. 40.000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. 30% des personnes touchées par le VIH sont également atteintes par une ou plusieurs hépatites. 5 à 6% des séropositifs sont en situation d’échec thérapeutique (plus aucun médicament n'est efficace).

 

L'immunité naturelle contre le S.I.D.A.

  • Nairobi, capitale du Kenya. Le taux d’infection par le VIH est l’un des plus élevés du monde. En 1983, un médecin canadien, Francis Plummer y ouvre un dispensaire où les femmes sont soignées gratuitement. Voici ses observations en 1993 : Après 8 années de suivi de plus de 1000 prostituées, 40% sont infectées au cours de leur 1° année de prostitution, 30% au cours de la 2°, 25% pendant la 3°. L’infection devient très rare après trois ans de prostitution. Cela ne tient pas à une utilisation systématique des préservatifs : ces femmes continuent à contracter d’autres maladies vénériennes En 1996, F. Plummer avait recensé 60 prostituées résistantes sur 1800 suivies. Grâce à des subventions nord-américaines, il peut chercher pourquoi ces prostituées sont préservées : il trouve en 1995 qu’elles ont des lymphocytes capables de reconnaître et tuer les cellules infectées. On ne détecte pas le VIH chez ces femmes, car soit elles ont éliminé le virus après avoir été infectées, soit celui-ci persiste en un lieu de l’organisme où il est indécelable et, au moins momentanément, inoffensif.

  • France, 2002. Un petit groupe de 70 personnes séropositives mais sans symptôme est suivi depuis plus de 15 ans à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Ces personnes ont un système immunitaire très puissant, des allèles protecteurs encore inconnus...

  • 26 septembre 1992. David Ho, médecin new-yorkais spécialiste du VIH, annonce qu'il vient de découvrir pourquoi 1 à 2 % des personnes infectées ne développent jamais la maladie, ou alors très tardivement, et cela sans suivre aucun traitement. Ces hommes et ces femmes, appelés "non progresseurs", ont dans leurs lymphocytes des petites protéines baptisées "défensines". Les défensines bloquent le V.I.H., elles empêchent sa multiplication. En 2002, les chimistes n'arrivaient pas à fabriquer des défensines aussi puissantes mais qui sait, il s'agit peut-être d'un médicament d'avenir...

 

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