|
Le "bébé" dans le ventre maternel |
|
|
L'embryon
| |
|
Le foetus
| |
|
Se préparer à respirer
Quand un enfant naît prématurément, il peut avoir tellement de mal à respirer qu'il risque d'en mourir : ses poumons ne sont pas prêts. Que se passe-t-il durant le dernier trimestre, qui permet aux poumons d'être prêts à respirer ?
Vers le milieu des années 1950, le Dr Clements, physiologiste de Boston, a découvert la présence d'une sorte de liquide appelé surfactant dans les poumons. Ce surfactant empêche l'affaissement des alvéoles des petits poumons. Quand un enfant naît prématurément, ses alvéoles pulmonaires ne sont pas tapissées de surfactant, elles ont tendance à rester fermer, c'est pourquoi l'enfant a tant de mal à respirer. En 1959, le Dr Mary Ellen Avery, pédiatre de Boston travaillant avec un autre physiologiste, le Dr Jere Mead, a découvert que les bébés atteints de la maladie des membranes hyalines souffraient d'un déficit en surfactant pulmonaire et que leur détresse respiratoire était due à un affaissement des alvéoles pulmonaires.
Grâce aux travaux de recherche menés par des chercheurs en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis sur des moutons, on a découvert que l'administration de stéroïdes à la mère peut accélérer la maturation des poumons du foetus et «activer» la production de surfactant. Dans les années 1960-70, des progrès ont été réalisés grâce à l'utilisation de ventilateurs artificiels et de techniques ventilatoires pour éviter l'affaissement des alvéoles pulmonaires.
On connaît mieux aussi le surfactant : c'est un liquide composé de protéines et de lipides lubrifiant les alvéoles pulmonaires. Pour éviter la mort des enfants très prématurés ou souffrant de la maladie des membranes hyalines, les chercheurs ont mis au point deux surfactants : un mélange synthétique et du surfactant de poumons de vaches.
Des chercheurs ont montré qu’un gène, Foxa2, joue un rôle dans la production de surfactant pulmonaire : ils ont empêché ce gène de fonctionner chez les embryons de souris vers la fin de la gestation, avant que les poumons soient totalement développés, les souriceaux ont eu du mal à respirer à la naissance et sont morts au bout d’une douzaine d’heures. En fait le gène Foxa2 active 55 gènes, dont celui qui permet de produire le surfactant.
Les chercheurs ont dû aussi étudier de nombreux autres aspects des soins à apporter à ces nouveau-nés, indépendamment de leur maladie pulmonaire. Par exemple, on a dû étudier des techniques permettant un apport de nutriments et de vitamines suffisant à ces nouveau-nés et les conditions nécessaires à leur croissance. | |
|
Les annexes embryonnaires
Les annexes embryonnaires sont les organes présents de façon transitoire entre la mère et l'enfant.
Lors de la nidation de l'œuf, les cellules du trophoblaste s'amarrent à la muqueuse utérine pour trouver des nutriments. Une partie se transforme en une fine membrane, l'amnios, l'autre partie, en placenta...
| |
|
La vie dans l'utérus
Dans l'utérus, le fœtus boit le liquide amniotique ; les résidus non assimilables s'accumulent dans le colon, formant un liquide pâteux appelé le méconium. Il n'y a pas normalement de selles au cours de la vie intra-utérine. (Le méconium sera émis dans les vingt-quatre premières heures de vie). Le développement du système nerveux central débute précocement et se poursuit tout au long de la vie fœtale et pendant les premières années de la vie extra-utérine. La multiplication des neurones est précoce et s'achève vers la 20° semaine. Ensuite, les connections cellulaires entre neurones se multiplent pendant quelques années. Les cellules gliales se multiplent jusqu'à l'âge de 2 ans. La myélinisation des neurones commence à partir de la 30° semaine et se poursuit jusque vers l'âge de 4 ans. L'augmentation rapide du poids du cerveau qui est constatée dans la deuxième moitié de la grossesse et pendant les deux premières années de la vie extra-utérine correspond à ces phénomènes. Le fœtus entend les bruits abdominaux maternels, les battements cardiaques, et surtout la voix de sa mère ; il entend sans doute aussi les bruits extérieurs quand ils sont suffisamment puissants, ou suffisamment proches ; on peut lui faire écouter de la musique. Les sons lui parviennent toutefois déformés, non pas tant par l'épaisseur de la paroi abdominale que par la présence du liquide amniotique dans lequel il baigne. Il perçoit sans doute la lumière lorsque le ventre de la mère est exposé au soleil ou à un éclairage violent. Il connaît le contact de sa peau avec l'eau et les membranes amniotiques. Enfin, il bouge, dans une cavité très grande pour lui au début ; puis il grandit plus vite que l'utérus et finit par se trouver à l'étroit. L'amplitude de ses mouvements en fin de grossesse est bien réduite. Il perçoit certainement les contractions que sa mère ressent en fin de grossesse. | |
|
Pour en savoir plus
| |