La grossesse

 

Le test de grossesse

 

C'est en principe à partir de 10 jours de retard des règles qu'un test de grossesse est fiable s'il est positif.

Les tests sont basés sur une réaction immunologique entre l'hormone gonadotrophique chorionique, HCG, élaborée par le trophoblaste (partie de l'embryon à l'origine du placenta), et un réactif. C'est le même principe pour les tests vendus librement en pharmacie sur lesquels on fait tomber une goutte d'urine, et pour les tests sanguins en laboratoire d'analyse.

 

En début de grossesse

 

Il faut être particulièrement vigilante durant les premières semaines de la grossesse - dès la fécondation, avant de savoir si on est enceinte, il faudrait faire très attention.

Peu de temps après la fécondation, la cellule œuf se divise, puis chacune de ces cellules se divise, on obtient un embryon à 4 cellules (50ème heure), puis 8 cellules (60ème heure), 16 cellules... Chacune de ces cellules doit être préservée. Il faut donc faire très attention à tout agent pouvant les rendre anormales :

  • Il faudrait refuser les examens radiologiques car une exposition aux rayons X peut avoir des conséquences sur l'embryon ; quand le dentiste doit faire une radio chez une femme enceinte, il utilise un tablier de plomb pour protéger l'embryon puis le foetus.

  • Il ne faut pas prendre de médicament sans conseil médical : certains médicaments sont bénins, d'autres peuvent être dangereux pour le jeune embryon.

  • Il ne faut pas utiliser de produit chimiques présentés en bombe (solvants, détachants, peintures, teintures, pesticides...) car on peut inhaler des produits toxiques pour l'embryon.

Un problème grave peut survenir en début de grossesse : la grossesse extra-utérine. Lors d’une grossesse extra-utérine, l’embryon s’implante en dehors de l’utérus (le plus souvent dans une trompe ou, parfois, dans la cavité abdominale) ou dans une zone anormale de l’utérus. Le symptôme est une douleur soudaine et violente dans le bas de l’abdomen pouvant survenir à partir de sept semaines d’aménorrhée (sans règles) environ, associée à des saignements. 

Si elle ne régresse pas spontanément, si elle n’est pas rapidement traitée de manière chirurgicale, une telle grossesse peut se compliquer d’une rupture de la trompe et d’une brusque hémorragie (saignement) dans le péritoine (paroi qui tapisse l’abdomen).

En savoir plus - schéma

 

Pendant toute la durée de la grossesse

 

Que ce soit pendant la grossesse ou après, il est bien sûr recommandé de ne pas fumer, et de ne pas respirer la fumée des autres.

Si une femme fume plus de dix cigarettes par jour, l'enfant risque de souffrir de retard dans le développement par malnutrition. De plus les enfants de fumeuses naissent souvent prématurément, ou se présentent par le siège au moment de l'accouchement. Il y a aussi une augmentation des risques de fausse-couche ou de grossesse extra-utérine.

Le tabagisme passif subi par les femmes enceintes non-fumeuses dont le conjoint fume a un effet mesurable sur l'enfant, bien que moins important.

 

A partir de 5 tasses par jour, la consommation de café aurait les mêmes conséquences que celle du tabac.

 

Il est indispensable de supprimer toute boisson alcoolisée.

L'alcool traverse le placenta et perturbe le métabolisme cellulaire de l'embryon, d'autant plus que l'embryon n'a pas de foie capable de dégrader l'alcool.

L'alcoolisme serait responsable de malnutrition, de retard dans le développement, de malformations cardiaques...

Un enfant de mère alcoolique a le front bombé, le menton fuyant, le nez écrasé, et il est particulièrement agité les jours qui suivent la naissance (en manque d'alcool !). Il y a retard physique et intellectuel pour les 1 à 3 nouveaux nés sur 1000, dont la mère a bu 2 l de vin ou 6 whiskys par jour durant la grossesse.

 

Toutes les drogues sont, plus ou moins, néfastes pour l'embryon et le foetus.

 

Maladies chroniques et grossesse

 

Lorsqu'une femme souffre d’une maladie chronique comme le diabète, l'asthme, l'herpès (ou l'herpès génital), le psoriasis, le SIDA ou l'hypertension artérielle, quelques précautions peuvent être nécessaire avant d’envisager une grossesse. Par exemple une hypertension peut provoquer une hypotrophie (retard de croissance du foetus), tandis qu'un diabète peut provoquer une macrosomie : le fœtus reste très au dessus des courbes de périmètre crânien et abdominal, il pèse plus de  4 kg quand il naît à terme. (Il existe d'autres causes d'hypotrophie et macrosomie fœtales)

 

Les maladies qui menacent la grossesse

 

Si la femme enceinte est malade, l'embryon ou le fœtus est lui aussi susceptible de tomber malade. Selon la gravité de la maladie, il peut y avoir souffrance fœtale  ou mort fœtale.

On parle de souffrance fœtale lorsque le fœtus n’est pas en bonne santé dans le ventre maternel : troubles de croissance du fœtus, anomalies de vascularisation, infections, anémie, troubles du rythme cardiaque...

Il faut éviter de fréquenter des malades contagieux car si une maladie comme la grippe ne semble pas provoquer de malformation chez l'enfant, de nombreux virus peuvent provoquer des avortements ou induire des malformations.

 

Microbes dangereux pour le foetus si la femme n'est pas immunisée :

  • cyto mégalo virus (transmis par les bébés)

  • rubéole. Les effets de la rubéole sont très graves sur l'embryon si une femme enceinte est contaminée pendant les trois premiers mois de la grossesse.

  • toxoplasmose (attention aux chats, à la viande mal cuite, aux crudités... La période la plus dangereuse se situe entre la dixième et la vingt-quatrième semaine d'aménorrhée = d'arrêt des règles).

Il peut y avoir d'autres maladies virales :

ou bactériennes : le fœtus risque l'avortement spontané ou l'accouchement prématuré en cas d'infection par

En cas de promenade en forêt, il faut vérifier qu'on a pas été piqué par une tique (si c'est le cas, elle est fichée dans la peau par son rostre et forme une petite boule noire) : les tiques peuvent être infectée par une bactérie responsable de la maladie de Lyme ; les conséquences sont mal connues pour l'embryon ou le foetus, il pourrait y avoir une incidence sur le coeur.

 

D'autres maladies peuvent affecter l'embryon ou le foetus :

  • Si une femme est du groupe rhésus négatif, et son fœtus rhésus positif, il n'y a pas de problème tant que la femme ne fabrique pas d'anticorps "anti- rhésus +" (le médecin demande une analyse de sang appelée "recherche d'agglutinines irrégulières"). Si le sang maternel et fœtal entrent en contact, au moment de l'accouchement par exemple, la mère va fabriquer des anticorps anti-rhésus. Ces anticorps restent en petit nombre mais si cela se reproduit pour une grossesse suivante avec un contact de sang, la fabrication d’anticorps va être importante. Ces anticorps passent la barrière placentaire et vont aller détruire les globules rouges du fœtus, provoquant une anémie fœtale grave. On parle alors d’immunisation foeto-maternelle. Heureusement, les médecins savent prendre les précautions nécessaires pour l'éviter. 

  • Le placenta peut être mal inséré et "boucher" le col de l'utérus (Placenta praevia), 

    Il peut se transformer en tumeur (Môle hydatiforme).

    Certains chocs peuvent provoquer un décollement placentaire, diagnostiqué par l'échographie. Il perd sa fonction nutritionnelle et on est obligé de provoquer une naissance prématurée.
    Le placenta peut aussi vieillir prématurément. On voit à l'échographie qu'il se calcifie. La circulation sanguine n'est plus satisfaisante et on est obligé de provoquer un accouchement prématuré.

  • Le foetus baigne dans le liquide amniotique.

    Grâce à l'échographie, le médecin peut apprécier la quantité de liquide amniotique. Sur l'écran, le liquide forme une zone noire. Un excès de liquide (= Hydramnios) peut annoncer, par exemple, une infection virale. Cet excès de liquide amniotique est une cause de contractions utérines et de menace d’accouchement prématuré.

    Mais s'il n'y en a pas assez (oligoamnios), voire pas du tout (anamnios), le foetus ne pourra pas grandir correctement : développement pulmonaire insuffisant, mauvaise position des membres...

    En faisant une amniocentèse, le médecin peut observer le liquide : s'il est coloré, c'est le signe d'une souffrance foetale, l'obstétricien peut décider de déclencher l'accouchement.

  • Il peut aussi y avoir des anomalies du cordon ombilical

  • Une vitamine appelée acide folique est nécessaire pour le bon développement de l'embryon. En cas de carence (insuffisance), l'enfant risque d'avoir une maladie appelée Spina bifida : la colonne vertébrale n'est pas fermée comme elle devrait l'être.

Parmi les symptômes à ne pas négliger : les saignements en cours de grossesse.

 

Les risques de fausse couche

 

On appelle avortement l'expulsion de l'embryon ou du fœtus avant qu'il soit capable de vivre hors du corps maternel. Cette expulsion peut être  provoquée (IVG = interruption volontaire de grossesse), parfois pour des raisons thérapeutiques (Les lois concernant l’avortement diffèrent d’un pays à l’autre) ou bien, malheureusement, spontanée (fausse couche) :

  • 70 % des avortements spontanés qui se produisent avant la fin du deuxième mois de grossesse sont dus à une malformation de l'embryon d'origine génétique

  • L'utérus est fermé à sa base par le col de l'utérus, resserrement étroit et dur de 3 cm environ. Le gynécologue vérifie à chaque consultation que le col de l'utérus est bien fermé, car il peut s'ouvrir, parfois il est ouvert dès le début de la grossesse (Béance du col). Le gynécologue peut décider de pratiquer un cerclage = de maintenir le col fermé par un fil passé autour (cette opération ne peut être pratiquée qu'entre la 10ème et la 19ème semaine de grossesse = entre la 12ème et la 21ème semaine d'aménorrhée).

  • Les efforts physiques favorisent les contractions de l'utérus : l'embryon mal arrimé dans la paroi de l'utérus risque d'être expulsé ! La femme enceinte doit donc éviter de prendre des risques, éviter les grossesses rapprochées (sans compter les vrais traumatismes).

  • Autre cause de fausse couche : une production insuffisante d'hormones par le corps jaune qui se trouve dans l'un des ovaires.

  • Le problème peut aussi provenir d'une infection.

 

En savoir plus : Article 1 / article 2

 

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