Agir contre le stress : comprendre l’ensemble de la situation

 

Changer son regard est la clé majeure de l’action anti-stress.

On peut, en fonction des symptômes que l’on a, détecter les pensées qui sont à la source des symptômes. On peut alors créer des pensées positives pour changer le programme inconscient que l’on a en nous. Par exemple, si on a des problèmes d’ulcères à l’estomac, de diabète, et de frilosité : ces symptômes peuvent être mis en relation avec une croyance du type « Je suis coincé ». On peut se sentir coincé par exemple parce qu’on se sent écartelé entre le devoir et les désirs profonds. La pensée positive à cultiver alors sera : « je suis libre d’agir en accord avec mes besoins profonds ».

Mais pour que cela soit efficace, il est aussi nécessaire de comprendre l’ensemble de la question et trouver les racines du stress - car tant qu’inconsciemment on reste convaincu que la situation est sans issue, et surtout tant qu’une partie inconsciente de nous a besoin de rester dans une impasse, on restera dans l’impasse. Il est indispensable de comprendre pourquoi on est allé dans cette impasse : peut-être, quand on était dans la grande avenue, on se sentait poursuivi, en danger - tandis que dans l’impasse, on se sent en sécurité car caché ? Dans ce cas, malgré tous les inconvénients de l’impasse, on préfèrera y rester plutôt que d’en sortir. Tout ce qu’on pourra faire sera sans effet : si on se trouve un instant dans l’avenue, on se sentira tellement en danger qu’on choisira la première impasse apparaissant, et on s’y blottira. Tout le travail sera à refaire.

Donc, pour pouvoir sortir définitivement de l’impasse, il faut d’abord prendre conscience qu’on y est et qu’on y reste car on s’y sent plus en sécurité - même si ce n’est qu’une sécurité illusoire. Une fois qu’on a pris conscience de cette cause première, on peut faire un travail pour développer la sécurité intérieure. Une fois cette sécurité intérieure bien installée, on pourra sortir de l’impasse.

 

Le Conseil d’un grand philosophe de l’Antiquité Grecque

« Quand tu dois transporter une jarre pleine d’huile (les jarres en terre de cette époque étaient presque aussi hautes qu’un homme) et que tu ne sais comment t’y prendre, tourne autour d’elle. Elle a sûrement une anse pour la saisir que tu n’avais pas vue. »

Il est vrai que si on examine la jarre avec la seule optique de savoir comment la détruire (par exemple parce qu’elle obstrue le chemin qu’on veut emprunter), on ne voit que son aspect « obstacle à détruire ». Et on cherche aux alentours une pierre assez lourde pour en avoir raison. Mais s’il vous faut vivre avec la jarre, car après tout elle contient de l’huile, tout en lui trouvant une place qui n’obstrue pas le chemin, alors il est nécessaire de la considérer d’une autre manière, non plus comme un objet à casser, mais comme une chose utile qui doit simplement être déplacée.

Ce dernier aspect de l’image nous intéresse tout autant : en effet, une situation stressante a peut-être des bons côtés cachés (comme l’huile dans la jarre) ? Si on la considère autrement que pour l’attaquer, on va peut-être y trouver un avantage direct, en plus de l’apaisement du stress.

Guide anti-stress, Dr J. Renaud