Les rôles du magnésium
 

Distribution du magnésium dans les différents tissus de l'organisme
L'organisme d'un adulte de 70 kg contient environ 1 000 mmol soit environ 24 g de magnésium.
Environ 50% du magnésium se trouve dans l'os sous forme en partie échangeable avec les autres compartiments. Le reste du magnésium est essentiellement intracellulaire (dans les cellules).
Dans le sang, la plus grande partie du magnésium se trouve dans les globules, en particulier les érythrocytes (globules rouges) où sa concentration normale moyenne est de 50 mg/l. La concentration plasmatique (magnésémie) normale est d'environ 20 mg/l ou 0,82 mmol/l. Dans le plasma, les deux tiers du magnésium se trouvent à l'état libre et un tiers lié aux protéines plasmatiques.
Les concentrations de magnésium dans les cellules et le milieu extracellulaire peuvent varier d'une manière indépendante, c'est-à-dire qu'une hypomagnésémie (magnésémie faible) ne s'accompagne pas nécessairement d'une diminution du magnésium intracellulaire et réciproquement. La concentration de magnésium libre intramyocardique (dans le myocarde = muscle cardiaque) est très élevée.

 

Le magnésium, un activateur enzymatique
 

Les enzymes sont des protéines permettant d'accélérer jusqu'à des millions de fois les réactions chimiques du métabolisme, ce sont des catalyseurs biologiques.
Il existe deux grandes catégories d'enzymes : les enzymes purement protéiques (qui ne sont constituées que d'acides aminés) et les enzymes qui sont en deux « parties » : une partie protéique : « l'apoenzyme »; et une partie non-protéique : « le coenzyme » sans lequel l'enzyme n'est pas actif.
Le magnésium active les enzymes impliquées dans le transfert d'un groupe phosphate : glucokinase, phosphofructokinase, phosphoglycérate-kinase, pyruvate-kinase, DNA-polymérase, ribonucléases, adénylcyclase, phosphodiestérases, guanylate-cyclase, ainsi que GTPases et ATPases dont la Na+/K+-ATPase...

 

Minéral essentiel pour l'organisme humain, le Magnésium l’est également pour les plantes, puisqu'il est le composant principal de la molécule de chlorophylle. Il aide à la transformation de l’énergie lumineuse en ATP ce qui a fait dire à Joël de Rosnay « ATP+Mg : Combustible universel de la Vie ».

 
Le magnésium forme des complexes avec l'ATP, l'ADP, l'orthophosphate, le GTP... Il s'intercale, par des liaisons électrostatiques, entre deux atomes d'oxygène portant chacun une charge négative du fait de leur ionisation.


 
Le magnésium, un antagoniste du calcium
Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, ce n'est pas de calcium que nous avons le plus besoin, mais de magnésium. C'est le magnésium qui fixe le calcium et intervient, dans le métabolisme calcique sur les glandes parathyroïdes. Au niveau cellulaire, il contrôle et régule l'entrée du calcium dans la cellule et les liquides intra cellulaires. De même on a surestimé le rôle du calcium dans le métabolisme osseux et sous estimé celui du magnésium et de quelques autres minéraux.
Les effets du magnésium, déduits notamment d'observations de déficience et de surcharge, sont généralement antagonistes de ceux du calcium.
Le magnésium inhibe des canaux cationiques, sodium et surtout calcium récepteur et voltage-dépendants et se comporte comme un anticalcique. Il protège les mitochondries contre les surcharges en calcium.
Il diminue l'excitabilité neuronale et est utilisé dans le traitement de certaines convulsions comme celles de l'éclampsie.

 

Le système locomoteur : os, muscles, articulations.
 

Le magnésium inhibe la transmission neuromusculaire par diminution de la libération d'acétylcholine et par diminution des effets de cette dernière ; de ce fait il renforce l'effet des médicaments curarisants. Il détend les muscles du corps, que ce soit ceux du squelette ou ceux des vaisseaux sanguins et du tractus gastro-intestinal, ou même au niveau de l'utérus (voir Magnésium et grossesse)
L'abaissement du magnésium, en favorisant la transmission neuromusculaire, peut être à l'origine des symptômes de la tétanie et de la spasmophilie.
Au cours d'une étude croisée portant sur 24 personnes souffrant de fibromyalgie, une dose de 200 à 300 mg d'hydroxyde de magnésium avec 800 à 1 200 mg d'acide malique, 2 fois par jour, a réduit la douleur associée à cette maladie.

 

Présent dans les tissus osseux, le Magnésium exerce une activité du type vitaminique D : il intervient dans l’action régulatrice de l'ossification, à la balance phospho-calcique.
Le magnésium est un anti-décalcifiant très puissant et un reminéralisant efficace. A titre d'exemple, l’aspect poreux, grisâtre et sanguinolent des os de poulets industriels qui devraient être blancs et lisses montre le déficit en Mg.
Le déficit magnésien entraîne la fragilité des dents exposées à la carie, des ongles qui deviennent cassants. Dans le cas de carie dentaire, le calcium n'a que peu d'influence, alors que l'influence du magnésium est prédominante.
Le professeur Woods estime que le squelette contient plus de 65% du Mg de l’organisme. D’où son importance dans le bon état du tissu conjonctif donc des cartilages et formations des os.
L'arthrose va autant avec l’insuffisance en Mg que l’altération des mucopolysaccharides.
Quelques études indiquent qu'une supplémentation en magnésium pourrait avoir un effet positif sur l'ostéoporose, mais, selon certains chercheurs, d'autres recherches sont nécessaires pour mieux cerner le rôle de ce minéral dans le métabolisme osseux.

 

Performances athlétiques. Il existe une hypothèse relativement populaire parmi les sportifs : puisque le magnésium participe au métabolisme de l'adénoside triphosphate (ATP), il serait une importante source énergétique pour l'organisme, améliorerait les performances athlétiques et diminuerait le temps nécessaire à la récupération après l'effort. Cependant, les diverses études menées à ce sujet ont abouti à des résultats contradictoires. Par exemple, une étude canadienne récemment menée auprès de 121 femmes, a conclu qu'une supplémentation en magnésium n'améliorait ni la performance ni la récupération chez des femmes actives physiquement.

 

Le système nerveux


Migraine. Un essai clinique contrôlé portant sur 81 sujets, mené en Allemagne en 1996, a montré que 600 mg de trimagnésium dicitrate, pris par voie orale, pouvaient diminuer significativement la fréquence et l'intensité des crises. Ces résultats venaient confirmer les résultats de deux études préliminaires menées quelques années auparavant en Allemagne et en Italie auprès de petits groupes de patients. Une quatrième étude clinique contrôlée, portant sur 150 patients et menée en Autriche cette fois, n'a pu établir l'efficacité du traitement. Cette recherche a néanmoins été critiquée, notamment en ce qui concerne les critères devant déterminer une amélioration des symptômes chez les participants.

 

Reins et foie
Comme il augmente la solubilité du calcium, principalement dans les urines, le magnésium a un effet préventif sur les calculs rénaux.
La carence en Mg a un retentissement inévitable sur les reins. Des expériences menées sur des rats, et, d'autre part, sur des veaux ont montré qu'une insuffisance prolongée provoque une prolifération fibreuse des tissus interstitiels. Cette modification de la structure est la première lésion. Suivent les lésions des tubes urinifères par dépôts calciques, analogues à ceux qui se forment dans les artères. La même carence prolongée pourrait être responsable de la formation de calculs tendant à obstruer les tubes. Certains auteurs imputent à ces lésions rénales la formation d'oedèmes observés dans une carence prolongée de Magnésium.
Un essai clinique au su mené en 1980 sur 55 sujets suivis pendant deux ans suggère que l'hydroxyde de magnésium peut contribuer à prévenir la récurrence chez les patients sujets aux calcifications rénales. En 1982, la même équipe de chercheurs est arrivée aux mêmes conclusions après un suivi de quatre ans. Cependant, en 1988, un essai comparatif randomisé et contrôlé portant sur 124 sujets concluait à la nette supériorité de la chlorthalidone (un puissant diurétique) pour cet usage, le magnésium n'ayant pas mieux fait que le placebo. Néanmoins, une étude randomisée et contrôlée publiée en 1997 et portant sur 64 sujets indique que l'association potassium-magnésium sous forme de citrate a été très nettement supérieure à un placebo pour réduire la récurrence des calculs rénaux sur une période de trois ans (64 % de diminution contre 13 %).


De même pour le foie, des expériences ont montré que des carences en magnésium entraînent des développements fibreux faisant penser au début d'une cirrhose. Le magnésium a un effet cholagogue, c'est-à-dire qu'il favorise l'écoulement de la bile par le relâchement du sphincter d'Oddi. Il accroît également l'activité des sucs pancréatique et entéritique et assainit les matières fécales.

 

Système immunitaire
Le Magnésium stimule la phagocytose c’est à dire l’action de « digestion » et d’élimination des agents indésirables.
Les anticorps sont des protéines : le magnésium agissant comme coenzyme dans de nombreuses réactions, est nécessaire pour une bonne synthèse des anticorps.
Le magnésium module aussi la libération de certaines cytokines.


Outre cette action de défense leucocytaire, il jouerait également le rôle bactéricide du milieu intérieur - liquide extra-cellulaire, lymphe.


Le Pr Pierre Delbet parlant du Magnésium souligne qu'il ne s’agit pas de lutter uniquement pour écarter le microbe, réaliser l'asepsie parfaite, mais avant tout d'exalter les défenses naturelles, de fortifier le terrain, de réaliser la cytophylaxie. (grec kutos, cellule, et phulaxis, protection)
Ce rôle de stimulant du système immunitaire du magnésium a été mis en relief dans la thérapie de soins infectieux. Les travaux de Vilain, Kuck, Martin du Theil, Neveu, Javillier et d'autres chercheurs ont établi l'efficacité d'une thérapeutique magnésienne. Il est évident que si l'organisme est affaibli et carencé depuis longtemps, si l'invasion virale ou bactérienne est trop importante, la lutte doit avoir lieu également par d'autres voies thérapeutiques.
Ainsi le Dr Neveu, a traité et guéri de nombreux cas de diphtérie, de grippe et autres affections des voies respiratoires : « Le coryza, ou rhume de cerveau, pris à son début, disparaît presque immédiatement, le vulgaire mal de gorge, l'enrouement, l'angine banale, cèdent rapidement, eux aussi, au traitement magnésien ». Pour l'asthme, la bronchite chronique et l'emphysème, le Dr Neveu a « obtenu des succès vraiment étonnants chez les malades qui avaient épuisé, sans aucun profit, toutes les ressources de la thérapeutique classique, qui avaient fait plusieurs cures thermales, en leur faisant absorber, matin et soir, 125 cm3 de la solution de chlorure de magnésium, pendant 20 jours, ce traitement étant renouvelé autant de fois que leur état le rendait nécessaire. »
 
En 1902, les Pr Charles Richet et Paul Portier, étudiant les pouvoirs urticants de certains animaux marins firent des injections régulières et peu toxiques de venin d'actinie à un chien dans le but de lui conférer l'immunité, selon le principe d’une quasi-vaccination. Le chien résista fort bien à la première injection, et un mois plus tard, alors qu'il ne paraissait plus du tout se ressentir des effets de la substance toxique, une dose légèrement plus faible lui fut injectée. Stupeur, le chien succomba quelques minutes après. L’expérience confirmée sur d'autres animaux, l'anaphylaxie fut ainsi découverte. Ces travaux eurent dans le monde entier un retentissement considérable. Theobald Smith aux USA, Arthus à Lausanne, Otto en Allemagne puis Von Pirquet démontrèrent que si des substances toxiques injectées ou absorbées à des doses suffisantes peuvent annihiler la protection naturelle de l'organisme, donc provoquer le choc anaphylactique, des substances non toxiques peuvent également créer un état de choc préjudiciable à l'intégrité. C'est ce phénomène qui fut appelé allergie (allos, autre, et ergon, réaction).
Certaines manifestations sont classiques : en dehors de l'asthme, trouble allergique majeur, on distingue la trachéite spasmodique, la sinusite allergique appelée encore chronique, le rhume des foins ; au niveau de l'artère cérébrale postérieure, la migraine ; au niveau de l'appareil digestif, certaines stomatites, gastrites, duodénites, colite et la rectite hémorragique; au niveau de la peau, l'eczéma, l'urticaire, et cet urticaire géant de la face appelé oedème de Quincke ; certains prurigos ; au niveau des yeux, les conjonctivites printanières. Différents auteurs pensent même que certaines néphrites et crises de tachycardie paroxystique (battements du coeur soudainement à 180 ou 200 pulsations/ minute) - seraient des réponses allergiques.
Ce sont des anticorps qui produisent l'allergie. Quand ces anticorps se fixent sur des cellules atteintes par une substance indésirable, ces cellules produisent de l'histamine. L'histamine a pour fonction essentielle, grâce à son pouvoir vaso-dilatateur, de favoriser les processus inflammatoires nécessaires à la destruction des corps étrangers. C'est une substance vitale. Malheureusement, lorsque les anticorps provoquent une production d'histamine trop importante, elle devient nuisible et entraîne l'irritation des tissus à défendre. Par exemple dans l'allergie au pollen, dès que cette substance est inhalée, les anticorps fixés dans les cellules des voies supérieures respiratoires déclenchent leur mouvement offensif, entraînant une production exagérée d'histamine, et, par suite, l'apparition du fameux rhume des foins ou la crise d'asthme.
Le Magnésium contribue à diminuer l'intensité des crises d'asthme et est salutaire contre le rhume des foins, certains prurits et urticaires, que l'on parvient à guérir par des cures prolongées de chlorure de magnésium. Dans le domaine de l'allergie, la preuve a été faite de l’action protectrice du magnésium.
Fidler et Haury ont fait état d'une chute du taux de magnésium du plasma au cours des crises d’asthme : ce n'est pas la chute elle-même qui provoque la manifestation allergique, c'est l'insuffisance de Mg qui favorise le déclenchement de la crise. Le maintien du taux de magnésium tend à empêcher les réactions asthmatiques. Ces expériences, jointes aux travaux de Pasteur Vallery- Radot et Bernard Halpern, permirent de mieux cerner les phénomènes allergiques et de les distinguer de l'anaphylaxie.
 
Le cancer est une tumeur maligne envahissante résultant du développement anarchique de cellules en une partie quelconque du corps, donnant lieu à la formation d'un tissu nouveau parasitant l'organisme, le colonisant. On en distingue deux grands groupes :
- En principe, les sarcomes atteignent surtout des sujets relativement jeunes, et même très jeunes. Ces tumeurs malignes sont plus grosses, leur développement plus rapide et les métastases sont fréquentes, c'est-à-dire les transports en d'autres points de l'organisme, par voie sanguine ou lymphatique, de cellules cancéreuses.
- Les épithéliomas sont beaucoup plus répandus que les sarcomes : cancer de la peau, de la bouche, de la gorge, des muqueuses, cancer des fumeurs..
Le professeur Pierre Delbet a traité avec succès des affections pré-cancéreuses telles que les hyperkératoses ou épaississement considérable de la couche cornée de l'épiderme, des leucoplasies ou maladie de la muqueuse de la bouche, des mammites chroniques ou inflammation des seins, des mammites nodulaires, par l'administration de sels halogénés de Mg à 2,4 g/jour.
Là où le magnésium abonde, les épithéliomas sont rares. En outre, les lésions précancéreuses disparaissent sous l'action de ce corps. Il s'agit de constatations relativement anciennes. Il est possible que ces essais aient été arrêtés, des doses de plusieurs g/jour de magnésium ayant aussi des effets secondaires !
 
La poliomyélite est caractérisée par l’inflammation de la substance grise de la moelle épinière. Causée par un virus, elle se transmet généralement par contact direct, les porteurs de germes et les malades constituant des sources d'infection. Les virus pénètrent par les voies respiratoires : nez, pharynx, amygdales ; la contamination peut avoir lieu par les aliments, le lait, infectés. Les cellules des cornes antérieures de la moelle s'atrophient, entraînant le dépérissement des muscles atteints, ou amyotrophie. Ces lésions s'accompagnent de la dégénérescence des nerfs moteurs correspondants. Les enfants jusqu'à 5ans sont les plus atteints.
Le début de la maladie prend des allures de grippe : fièvre, lassitude, somnolence, angine, troubles digestifs, courbature, maux de tête ; - ensuite s'observent une raideur de la nuque et douleurs dans les membres ; dans une troisième phase, les douleurs dorso-lombaires s'accentuent, les masses lombaires devenant sensibles à la pression, avec raideur douloureuse des vertèbres dorsales ; puis brusquement la paralysie s'installe dans un ou plusieurs membres.
Le Dr Neveu a exposé dans « Le traitement cytophylactique de la poliomyélite par le chlorure de magnésium » 15 cas victorieux attestant de l'efficacité de la thérapeutique magnésienne. Il affirme avoir obtenu des résultats probants non seulement en appliquant immédiatement le traitement au début de la maladie, mais encore enregistra des améliorations sur des sujets traités par la méthode allopathique et ayant subi des paralysies étendues et parfois totales des membres.
 

 

Le système cardio-vasculaire
Le Magnésium protège l'appareil circulatoire.
- Le magnésium est un vasodilatateur des artères coronaires.
- Il ralentit la conduction cardiaque par ralentissement de la dépolarisation diastolique lente.
- Il diminue les dépôts de cholestérol sur les parois artérielles et inhibe l'agrégation plaquettaire.


Hypertension artérielle.
Plusieurs études, dont une étude de cohorte portant sur 30 000 hommes américains, ont clairement relié les régimes alimentaires riches en magnésium avec un risque réduit d'hypertension. Du côté de la supplémentation, plusieurs études cliniques portant sur de petits nombres de sujets souffrant d'hypertension indiquent que le magnésium peut faire baisser la tension artérielle. Il semble qu'une supplémentation en magnésium ferait diminuer le taux intracellulaire de sodium qui serait remplacé par le magnésium.


Protection coronarienne.
Des enquêtes démographiques et alimentaires ont associé un taux élevé de magnésium dans le sang avec un risque moindre de maladies coronariennes et un régime riche en magnésium avec un taux moindre d'accident vasculaire cérébral.
Une équipe de chercheurs californiens a montré que la prise d'un supplément de magnésium (350 mg, deux fois par jour), contribuait à prévenir les crises d'angine de poitrine et procurait une meilleure résistance à l'effort chez les personnes atteintes de maladies coronariennes prenant aussi une médication conventionnelle. Une étude croisée à double insu portant sur 42 patients atteints de maladie coronarienne prenant de l'aspirine a aussi indiqué que la prise de 800 mg à 1 200 mg d'oxyde de magnésium par jour pouvait avoir un effet bénéfique sur les risques de thrombose.
D’après le Dr Sealig, le magnésium contribue à faire baisser le cholestérol et à lutter contre l’athérosclérose en prévenant les dépôts calciques et la fuite du Potassium.
D’autres chercheurs ont montré qu’une longue carence en magnésium entraîne des lésions des vaisseaux et du cœur. Les premières lésions apparaissent sur les gros vaisseaux artério-veineux et sur l'endocarde, membrane tapissant les cavités du coeur. En général, les petites artères restent indemnes.
Sans doute, l'insuffisance de Mg n'est pas l'unique responsable de l'athérosclérose, et il est évident qu'un sujet qui recevrait une dose normale de Mg avec une nourriture déséquilibrée, et comportant un excès de corps gras saturés, beurre, graisse animale, margarine, développerait certainement des lésions artérielles. Mais… Hellerstein et Vitale ont soumis des rats à une alimentation surchargée en nutriments favorisant l'athérosclérose tout en recevant une dose normale de magnésium ont montré une hyperexcitabilité neuromusculaire, accompagnée de dépôts calciques dans les reins. On a noté en outre un abaissement du taux de magnésium dans le sang. En augmentant de 4 fois la ration de magnésium alimentaire, non seulement les troubles d'hyperexcitabilité, etc., n'avaient plus lieu mais, sans rien changer au régime favorisant l'athérosclérose aortique, celle-ci n'apparaissait pas ou bien se manifestait sous forme atténuée.

 

A fortes doses (plusieurs grammes par jour)

A de telles doses, le magnésium empêche l'action du calcium, d'où :

  • effet sur le myocarde (muscle cardiaque), ralentissement de la conduction cardiaque...le sulfate de magnésium est utilisé dans certaines crises cardiaques, mais il peut aussi provoquer un arrêt cardiaque !

  • inhibition de l'agrégation des plaquettes, la coagulation ne se fait plus correctement, il y a donc une augmentation des risques d'hémorragie !

Appareil génital de la femme

 

Menstruations douloureuses et syndrome prémenstruel (SPM).
Des études préliminaires ont indiqué que le magnésium pouvait combattre les douleurs liées aux menstruations ainsi que les inconforts du SPM. Une étude indique également qu'une supplémentation en magnésium et en vitamine B6 serait plus efficace que chacun de ces traitements isolés pour soulager les symptômes du SPM.
 

Magnésium et grossesse

 

Mise à jour : 19/05/2007