Le caractère du spasmophile

 

Le spasmophile présente des caractéristiques communes à tous les spasmophiles :  hypersensibilité au stress, hyperémotivité, hyper-receptivité et hyper-réactivité...

On retrouve aussi, pratiquement toujours, un certain manque de confiance en soi freinant l’hémisphère droit du cerveau, et installant une irrépressible tendance à raisonner et à tout vouloir contrôler et organiser.

Une autre constante, chez le spasmophile, est la dépendance à l’environnement. Le climat, la température, la lumière, le bruit, la laideur peuvent avoir une influence énorme sur son psychisme, et partant, sur son énergie. De la même manière, une simple phrase, maladroite ou mal intentionnée, d’un de ses proches ou d’une relation, peut anéantir son tonus musculaire et paralyser toute réaction pendant plusieurs heures, voire pendant plusieurs jours.

Cela dit, le spasmophile dépend autant, sinon plus, de son propre mental que de son environnement. Il est rare, en effet, qu’il ne cultive pas certaines idées, généralement assez négatives et quelquefois même obsessionnelles, à travers lesquelles il s’emprisonne dans une vision du monde qui n’a rien de très réjouissante ni de très énergétique.

Le spasmophile est une personne fragile, qui n’a aucune confiance en lui et plus généralement dans les autres. Il a besoin pour aller mieux d’apprendre à moins dépendre de son environnement, à mieux gérer son émotivité. Le problème de la majorité des spasmophiles est qu’ils ont tellement peur de ne pas être acceptés qu’ils se soumettent aux désirs des autres. Or, on ne peut aller mieux tant que l’on n’apprend pas à devenir soi-même.

Mais, être spasmophile, c’est aussi posséder des richesses extraordinaires. Les spasmophiles sont intelligents, intuitifs, créatifs, curieux. Beaucoup d’artistes sont spasmophiles. Et, on peut apprendre à gérer sa sensibilité, à prendre ses distances avec son environnement et finalement à retrouver le bien-être, en refaisant l’unité de sa personne c’est-à-dire du corps et de l’intellect.

Pour aller bien, les spasmophiles doivent donner un sens à leur vie, car ils ne peuvent se contenter que celle-ci ait seulement une dimension matérialiste.

Beaucoup de psychologues qui se sont penchés sur le problème de la spasmophilie considèrent le terrain psychique propre à ce syndrome comme une chance exceptionnelle de s’ouvrir à des réalités d’un ordre supérieur. Bien sûr, la plupart des spasmophiles se laissent plutôt tenter par la régression que par l’évolution, se renfermant sur soi pour ne plus être confronté au stress extérieur, ou s’abrutissant avec l’alcool ou les anxiolytiques afin de ne plus ressentir ces émotions si perturbantes... Mais s’il refuse de rejeter la vie, et accepte de faire face, le spasmophile, armé de sa très grande sensibilité et stimulé par ses interrogations concernant la mort, est alors capable de découvrir des champs de conscience où règne une sérénité dont aucun individu l’ayant éprouvée ne peut nier qu’elle puisse guérir la peur à l’origine de toutes nos maladies.