Spasmophilie : les formes centrales

 

Les symptômes se résument en une anxiété importante, associée à une insomnie et à une fatigabilité intense.

Les manifestations les plus handicapantes sont les crises d'angoisse, de panique et les phobies.

 

La pathologie psychiatrique étant riche et variée, le diagnostic est souvent incertain… Bien poser le diagnostic est important pour ne pas enfermer un spasmophile dans un hôpital psychiatrique.

 

Des peurs et des phobies font souvent leur apparition : peur de la maladie grave, de se retrouver dans une foule, de prendre la voiture, de sortir de chez soi... Ces peurs apparaissent presque toujours après une crise qui a mis le spasmophile dans une situation très désagréable voire dangereuse.

Le spasmophile n'a pas peur de la voiture, de sortir... il a peur de refaire une crise en se retrouvant dans la même situation. Il doit chercher à comprendre pourquoi il a fait cette crise la première fois : que s’était-il passé les minutes auparavant, les heures auparavant, les jours précédents qui auraient pu être la source du malaise ? A-t-il déjà eu un accident dans son passé, même sans gravité ? A-t-il vécu un épisode difficile au milieu d'une foule (s'être perdu dans un supermarché étant petit par exemple) ? En repensant à tout cela, il peut certainement retrouver la cause de la crise et comprendre ainsi pourquoi elle est survenue. Mais surtout comprendre qu'il n'y a plus de raison de refaire une crise puisque qu’il n'est pas dans les conditions responsables de son “traumatisme“… Vaincre une phobie ne se fait pas en 2 temps 3 mouvements. Une fois la cause trouvée, il faut l'assimiler et l'admettre. Cela peut aller très vite comme prendre du temps. Puis il faut se re-confronter aux choses qui font peur en y allant à son rythme, sans se brusquer au risque d'aggraver les choses.