Spasmophilie et génétique

 

La spasmophilie est un « terrain ». Biologiquement, cela peut correspondre au « groupe HLA » (complexe majeur d’histocompatibilité) de l’individu, qui peut être déterminé par une prise de sang.

 

L’origine de la spasmophilie est multifactorielle, mais on sait qu'une fragilité génétique associée à des groupes tissulaires (HLA-B35) prédisposent 18 % de la population dans les pays industrialisés à développer une spasmophilie.

En effet, 18% de la population possède le groupe HLA-B35 (complexe majeur d’histocompatibilité) et apparaît plus vulnérable au stress car il y a une moins bonne rétention cellulaire du magnésium et une tendance à la déplétion en magnésium.

Des expériences menées au CHU de Clermont-Ferrand montrent que la diminution du magnésium érythrocytaire chez les individus HLA B35 n’est pas due à une carence en magnésium.

89 patients [20 B35 (+) 69 B35 (-)] ont eu une épreuve de charge en magnésium. Les patients reçoivent une perfusion de 0,1 mmoles/kg de sulfate de magnésium à 15% en 4 heures. Le pourcentage de rétention est égal à :

1–magnésium urinaire post-perfusion – magnésium urinaire pré-perfusion

                                     quantité perfusée

Un taux supérieur à 40% définit une carence en magnésium avérée.

Le magnésium érythrocytaire a tendance à être plus bas chez des patients B35 (2,05 mmoles/l ± 0.07 vs 2,14 ± 0.03 p 0.06) mais pas le magnésium plasmatique (0.81 ± 0.01 mmoles/l vs 0.83 ± 0.007 p 0.3) ni la magnésurie des 24 heures (3,8 ± 0.37 mmoles/24 h vs 3.7 ± 0.2 p 0.7). Le pourcentage de rétention de magnésium (37,4 ± 4,7 % vs 44,8 ± 2,9 % p 0.1) et la fréquence des carences en magnésium (9/20 vs 38/69) est identique chez les B35 (+) et B35 (-).

 

On associe au groupe HLA-Bw35 le prolapsus de la valve mitral, associé à des taux de magnésium faibles et à des troubles immunologiques.

 

Parmi les donneurs de sang, les personnes HLA-B38 ont de faibles taux de magnésium dans le plasma et les érythocytes.