Spasmophilie : les hormones et neuromédiateurs

 

Face aux stress psychologiques, l’organisme produit des endorphines qui joueraient le rôle de filtre, empêchant les événements trop insupportables de nous atteindre trop intensément. Peut-être les endorphines atténuent-elles l’enregistrement des situations angoissantes dans la mémoire consciente, les enfouissant dans l’inconscient.

Les endorphines facilitent la libération de prolactine, un polypeptide, par l’hypophyse antérieure.

Au contraire, la dopamine est un neuromédiateur qui inhibe la prolactine. C’est le médiateur nécessaire pour avoir dynamisme et vitalité dès le matin.

Ces libérations hormonales dépendent de la disponibilité en calcium et en magnésium.

Une carence même relative en magnésium empêche un stockage convenable de la noradrénaline et de la dopamine. Ces médiateurs sont libérés de façon excessive : il y a donc une réaction exagérée au stress – hyperréactivité aux stimuli externes.

 

Plusieurs vitamines du groupe B sont indispensables. En particulier, la vitamine B6 est un coenzyme indispensable à la synthèse de la noradrénaline, dopamine, sérotonine, etc.

La sérotonine régule l’humeur, le comportement alimentaire et prépare au sommeil. Une baisse de sécrétion de la sérotonine est souvent responsable de stress, de fatigue psychique, de troubles du sommeil, de pulsions boulimiques responsables d’une prise de poids.