Spasmophilie : vulnérabilité face aux stress

 

 Le trait le plus caractéristique du spasmophile est son incapacité à faire face au moindre stress un tant soit peu intense.

 

Le stress est indissociable de la vie. Il n’a rien de néfaste par lui-même, dans la mesure où l’individu y répond d’une manière adaptée... ce qui n’est pas toujours le cas, notamment lorsque l’intensité de ce stress dépasse précisément ce que l’individu peut endurer. On sait que le décès du conjoint ou la perte du travail comptent parmi les stress les plus pénibles à supporter pour la majorité d’entre nous. Beaucoup sont profondément et durablement perturbés par ce genre d’événements. Pourtant, d’autres y font face avec énergie : il n’y a pas d’égalité face au stress.

Les plus défavorisés sont les spasmophiles qui, à la moindre contrariété, au moindre conflit, sont immédiatement et profondément déstabilisés, affectés, voire désespérés, et qui, à chaque changement de saison, de température ou d’habitudes, souffrent de toutes sortes de malaises et ne peuvent vivre aucun événement grave, tel un accident, une intervention chirurgicale ou même un accouchement... sans sombrer, pour longtemps, dans l’asthénie, la dépression ou des troubles musculaires. Tout peut perturber le spasmophile, y compris... rien : le simple retard d’un proche, par exemple bloqué sur le périphérique, et c’est la catastrophe.

Enfin, le spasmophile est extrêmement réceptif aux émotions, et surtout à l’angoisse, de ceux qui l’entourent. Non content d’être personnellement stressé, il semble donc être stressé par le stress des autres...

 

Du point de vue du physiologiste, cette hypersensibilité au stress s’explique par la non disponibilité du magnésium au niveau cellulaire.

Pour le psychologue, les profils caractérologique et psychologique comptent pour beaucoup dans la genèse d’un terrain spasmophile.