La réaction d’urgence : les effets de l’adrénaline

 

Le système orthosympathique stimule la médullosurrénale qui produit l’adrénaline.

Au dessus de chaque rein se trouve une petite glande : la surrénale. Chaque surrénale comprend deux zones :

1.       la cortico-surrénale, en périphérie, qui produit les glucocorticoïdes et l’aldostérone,

2.       la médullo-surrénale, au centre, qui produit l’adrénaline.

Des expériences prouvent l’importance de la production d’adrénaline :

-          A un animal non soumis à un stress, on injecte un broyat filtré de médullo-surrénales : on observe tachycardie, hypertension et pâleur.

-          Si l’on place un chien aboyant furieusement face à un chat, le taux d’adrénaline dans le sang du chat s’élève rapidement.

-          Si le chat a subi une ablation des surrénales, il ne se produit aucune hausse du taux d’adrénaline dans son sang en présence du chien.

 

L’adrénaline accélère le rythme cardiaque et, en grande quantité, contracte les vaisseaux sanguins, renforçant l’action du système orthosympathique.

En petite quantité, l’adrénaline agit sur les récepteurs b présents à la surface des fibres lisses de la paroi artériolaire. Cela inhibe la pénétration de calcium, produit de l’AMPc à partir d’ATP, induisant le retour du Ca2+ cytosolique dans le réticulum,  provoquant la vasodilatation ; à forte concentration, l’adrénaline agit comme la noradrénaline, sur les récepteurs a, qui permet l’entrée de Ca2+ dans le cytosol, provoquant la vasoconstriction.

Autre effet de l’adrénaline : elle agit au niveau du foie, libérant le glucose qui y était stocké sous forme de glycogène. Cela permet d’augmenter la quantité de glucose dans le sang, afin que les muscles puissent disposer de cette source d’énergie pour agir.

L’adrénaline permet la dilatation des bronches : les échanges gazeux sont ainsi améliorés, le sang est donc plus riche en dioxygène, dont ont également besoin les muscles.

Mais s’il y a trop de glucose et trop de dioxygène, cela revient à avoir trop d’énergie : ce surplus d’énergie crée l’agitation fréquemment observée chez les personnes stressées. Du fait de cette agitation, on ne maîtrise plus ce qui se passe, ce qui est source d’angoisse.