Expliquer les maladies causées par le stress

 

Prenons un événement : par exemple, on reçoit une mauvaise nouvelle - une lettre de licenciement, un faire-part de décès, une lettre de rupture... Pourquoi telle personne va-t-elle pâlir et avoir des sueurs froides, tandis que telle autre va s’évanouir ?

Souvent, les personnes ayant une maladie grave, un cancer par exemple, ou une maladie chronique - ulcère, troubles du transit..., datent l’apparition de leur maladie d’un événement qui les a marqué : retraite, chômage ou nouveau travail, mariage ou divorce... Existe-t-il un lien de cause à effet entre cet événement et la maladie ?

Au départ, il y a toujours un événement et un récepteur par lequel nous allons percevoir cet événement : par exemple, la rétine est stimulée lorsqu’on lit une mauvaise nouvelle.

L’information perçue va suivre un nerf, ici le nerf optique, jusqu’à une zone du cerveau appelée aire de projection : de même qu’une caméra projette un film sur un écran, la rétine projette l’image perçue sur l’aire de projection. Que le film soit projeté sur l’écran ne suffit pas, encore faut-il qu’un spectateur regarde le film... de même, l’aire de projection va stimuler une aire voisine du cerveau, l’aire d’association.

Cette aire est reliée non seulement à l’aire de projection, mais aussi à d’autres zones de l’encéphale, en particulier le système limbique (amygdale + hippocampe), zone qui met en mémoire les expériences que l’on fait, et le cortex, qui est la partie du cerveau permettant la réflexion, la prise de décision, etc. On peut donc dire que, dans l’aire d’association, on associe les éléments provenant de l’extérieur à des éléments (pensées, croyances) inconscients et conscients.

Selon les associations (généralement inconscientes) que l’on fera, l’hypothalamus mettra en route des voies de réaction différentes :

1.   Si on sent que l’on peut faire quelque chose pour se défendre ou pour éviter le « problème », si on est un individu qui a tendance à réagir « au quart de tour », l’hypothalamus stimulera la réaction d’urgence, qui fait intervenir le système nerveux orthosympathique et la production d’adrénaline.

2.   Si on se sent coincé, si on a tendance à subir les événements en « rongeant son frein », si on se pose en victime, l’hypothalamus stimulera la réaction d’adaptation, qui fait intervenir la production de cortico-stéroïdes.