Le stress

David Servan-Schreiber nous donne des chiffres alarmants dans son livre Guérir paru en 2003 : 

  • 50 à 75% de toutes les consultations chez le médecin sont motivées avant tout par le stress ;

  • en terme de mortalité, le stress est un facteur de risque plus grave que le tabac.

Mais qu'est-ce que le stress ?

Définition du stress

Hans Selye, auteur de Le Stress et la Vie, parla pour la première fois du stress à Montréal en 1936. Pour lui, le stress est la réponse non spécifique de l’organisme à toute demande qui lui est faite ou une réponse d’adaptation à des demandes très disparates appelées facteurs de stress ou stressors.

Autrement dit, le stress est à la fois une agression et la réponse à cette agression

Les facteurs de stress = stressors

A la suite d’une enquête réalisée auprès d’un ensemble représentatif d’américains, Thomas Holmes et Richard Rahe, psychiatres de l’université de Washington, ont montré qu’il existe une relation entre les aléas de la vie et la probabilité de tomber malade. Leur échelle montre que les situations conflictuelles ne sont pas les seuls facteurs de stress ; des événements heureux tels qu’une embauche ou un départ en vacance sont aussi des facteurs de stress - ce que le bon sens populaire a traduit par mourir de rire, avoir un coup de foudre, etc. En fait, outre les situations difficiles à vivre (décès, maladie, mésentente conjugale...), tout changement est facteur de stress - qu’il s’agisse d’un changement de climat, de rythme de vie, de loisirs, etc.

Un événement sera plus ou moins un facteur de stress selon le regard que l’on portera sur cet événement.

Un événement tel qu’un licenciement sera vécu très différemment selon le regard que l’on aura :

Pour telle personne, ce sera une catastrophe : J’ai 45 ans, cela fait 20 ans que je travaillais dans cette entreprise : je connaissais bien mon travail, mon patron, etc. Avec la crise actuelle, comment vais-je m’en sortir ? Avec tous les frais que j’ai : finir de payer les traites de la maison, payer les études des enfants,...

Pour telle autre personne, c’est au contraire très positif : J’ai 45 ans, cela fait 20 ans que je travaillais dans cette entreprise, je commençais à me « rouiller » ; je souhaitais changer de poste, sans pour autant me décider à démissionner ; grâce à ce licenciement économique, je vais pouvoir changer d’emploi, tout en recevant des indemnités le temps de trouver ce qui me conviendra.

Ce n’est pas l’événement en soi qui compte, mais le regard que l’on porte sur l’événement, qui déterminera son impact : stress important ? stress léger ? stimulant ?

Car la vie est une succession d’événements auxquels nous devons réagir : l’essentiel est de réagir de façon adaptée, et non de subir ou de se rendre malade...

Les réponses au stress

On observe deux grands types de réponse au stress :

  • Ceux qui réagissent « au quart de tour » présentent souvent les symptômes suivants : Troubles cardio-vasculaires, hypertension, Agitation, Insomnie,Troubles du transit, Hypersensibilité.

  • Ceux qui « rongent leur frein » réagissent plutôt suivant l’un des modes suivant : Mauvaise défense immunitaire, Cancer, Diabète, Athérosclérose, Ulcère de l’estomac.