La réaction d’urgence : les effets de la noradrénaline

 

Les neurones qui partent des ganglions du système nerveux orthosympathique sécrètent un neurotransmetteur : la noradrénaline

 

Un peu de noradrénaline dans le cerveau est utile : cela crée l’état d’alerte, augmentant l’attention, la vigilance.

Mais si la production de noradrénaline est répétée, la personne est constamment sur le qui-vive. Au moment de dormir, la personne ne peut trouver le sommeil, elle se tourne et se retourne en vain : c’est l’insomnie. Après plusieurs nuits de mauvais sommeil, la personne commence à traîner une fatigue chronique, provoquant une diminution de sa concentration et une diminution de sa capacité de récupération. 

De plus, si un peu de noradrénaline permet d’avoir une activité intellectuelle plus rapide, plus efficace, un excès de noradrénaline engendre de la confusion : les idées se bousculent sans ordre ce qui, associé à la baisse de concentration, explique le nombre d’erreurs que peuvent faire certaines personnes stressées.

L’état d’alerte permet de se concentrer sur la source de stress : au départ, c’est une réaction utile, tous les moyens intellectuels sont concentrés sur la résolution du problème en question. Mais... cela peut aussi se traduire par un ruminement incessant des griefs, des craintes, des problèmes : on ne voit plus que le stress, ce qui le renforce.

On observe également souvent une hypersensibilité chez les personnes stressées, un rien les fait réagir. Pourquoi ? A la suite d’un stress incontrôlable, la quantité de noradrénaline produite est très importante, et bouleverse les cellules cérébrales. Dès lors, le moindre stress, qui induit une production de noradrénaline en faible quantité, provoque les mêmes effets qu’une « inondation » de noradrénaline. Ainsi, tout devient stressant.

Enfin, il peut y avoir un épuisement des cellules nerveuses fabriquant la noradrénaline. C’est alors la déprime, on croit qu’on ne s’en sortira jamais, qu’il n’y a rien à faire. Ces croyances vont faire basculer l’organisme de la réaction d’urgence à la réaction d’adaptation.

 

La noradrénaline produite par les neurones orthosympathiques est une substance chimiquement très proche de l’adrénaline.

Noradrénaline et adrénaline étant chimiquement très proches, elles peuvent avoir des récepteurs identiques, donc des effets similaires. Ces 2 substances interviennent dans la phase du stress où les réactions sont promptes à se manifester ; leur demi-vie courte (la noradrénaline est très vite détruite (oxydation) au niveau de la jonction nerf / organe effecteur ; la demi-vie de l’adrénaline circulante est quant à elle de 18 à 20 s.) ainsi que leur libération près de l’effecteur permettent de comprendre pourquoi elles interviennent dans la phase d’alarme (réactions rapides, de courte durée).